591 V.23 i LÎBRARY .^^ v-" V :^ <.v^ .^ .<^ '-V / ,Njr" V \^ V N?' -k <^ A It:.l9l t ^ ^ '^A V' ft W^" V i^ ^ '4', .r Ov /■. ^ V cy^ ^i>-j ■cy. Il \. ^ m .9 .o^\ ^ '->. 'V'iirlvi A^ v .^" ">> ■iHllii iK'iiir' <^ .^^ V o>. \ ^ kV r J s > ^ ^>ç ^ ^ <^ i V 4/ U |\c/ « ^,: . ^ il -^ '^, i^\^ V. O^^ ^ ^ % Il i''^" H- s^^ VV ^A ^. i-:i \/# ^ ^ ^4 < >^^ < \. ^ A >> V, ^^^ <5, # / V .^" .<î^ f' -r^ A ^" V COLÉOPTÈRES DE FRANCE iin i III ;r •'•''''' "' ■•— ---r'-'"-"^ — ■ — ^^^^ [ i- • ' AHaciatioB typûgrapbil,t boitchcTpeu saillan- tes : les inférieures, parfois cachées. Mûcho'nes à deux lobes, souvent soudés, au moins à leur base : l'interne, armé, chez plusieurs, d'un crochet covné. Protliorax notablement plus lai ge que long; embrassant, en devant, les côtés de la tête, ou l'encapuchonnant un peu; offrant toujours la partie médiane de sa base prolongée en arrière, Elytres voi- lant le dessus de l'abdomen. Ventre de cinq articles, tous libres. Pieds courts : cuisses et tibias susceptibles souvent de se conlracler contre le ventre dans l'état de repos. Hanches antérieures plus ou moins saillantes^ coniques ou ohlongues, contiguës ou séparées : l(>s posté- rieures transverses lamelliformes. Tarses de cinq articles, simples : les (juatre postérieurs au moins non susceptibles de se replier conire le libia. Outre les autres caractères qui servent à distinguer ces insectes de ceux des Tribus voisines, ceux-ci présentent une disposition com- mune à toutes les espèces : celle d'avoir le prothorax prolongé en ar- rière en forme d'écusson , dans la partie médiane de sa base : de là. le nom de Sciticolles donné aux coléoptères de cette Tribu. 1 "2. SCUTICOLLES. ETUDE DES PARTIES EXTERIEURES DU CORPS. Il csl ulilc, avant d'arriver à la description des genres (.t des espèces de ces insectes, d'examiner en détail les diverses parties de leur corps, et de jeter un coup d'œil sur les principales modifications qu'elles subissent. La Tête, toujours plus ou moins penchée ou verticale, est toujours engagée jusqu'aux yeuK dans le prolhorax, et parfois presque encapu- chonnée par lui. L'Epistome est le plus souvent confondu avec le front, et offre i-are- ment des traces de la suture frontale. Le Labre est transverse et toujours apparent. Les Mandibules courtes ou peu saillantes, quelquefois voilées par la partie antérieure du prosternum, sont armées et destinées à agir l'une contre l'autre comme des tenailles robustes; ordinairement leur bord intérieur est garni d'une bordure membraneuse. Les Mâchoires sont divisées en deux lobes coriaces, mais souvent soudés sur une partie plus ou moins étendue de leur base : l'externe , un peu plus grand et plus large, est obliquement coupé et frangé à son extrémité : l'interne est souvent armé, à sa partie antéro-interne, d'un cFochet corné, plus ou moins voilé par les cils qui garnissent le bord antérieur de ce lobe. Les Palpes maxillaires peu allongées; les l^'^et 3'^ articles plus courts, et le 4e subcylindi'ique. Le Menton est ordinairement plus long que large, tantôt légèrement échancré en devant, tantôt entier. La Languette, souvent recouverte par le menton, est membraneuse, ciliée, et de forme varia le. Les Palpes labiaux ont ti'ois articles, dont le basilaire est, en généial, à peine apparent : le dernier, en ellipse ou en ovale émoussé ou sub- tronqué à l'extrémité, s'insère sur la partie antéro-interne du 2", plu- tôt qu'à l'extrémité de celui-ci. Les i'c'Hct', situés sur les côtés de la tête, sont entiers ou légèrciu.iit INTKODIICTION. 3 éi'hanciY's par los joues; le plus .souvent subliéiuispliérùiues, quel- •luefois ovalaires ou oblongs, comme on le voit chez les AiUhrènes. Les Antennes, Vovg^notouiouvs le plus diversifié clicz les insectes, sont toujours lerniinées par une massue; mais elles varient clans le nombre de leurs articles, dans leur configuration et dans leur manière de se tenir dans l'état de repos. Elles sont toujours assez courtes pour ne pas se prolonger jusqu'aux angles postérieures du protliorax. Le plus souvent elles ont onze articles; mais parfois elles n'en ont que huit ou même cinq, comme on le voit chez quelques espèces du genre Anthrène. Le 1<"" des articles, qui constitue la base de la lige, est subglobuleux et ordinairement un peu plus gros que le 2^ : les sui- vants ont un diamètre plus étroit, sont moniliformes et plus ou moins serrés jusqu'à la massue. Celle-ci se montre le plus souvent composée de trois articles (mais parfois l'article précédent semble en faire partie) ou même elle en présente un nombre variable, soit dans les genres différents, soit dans les mêmes espèces, suivant les sexes, comme on le voit chez les Trogodermes. Ces articles de la massue varient dans leurs formes et leurs proportions: le dernier acquiert parfois, au moins chez les çf, une longueur exagérée. Dans le repos, l'insecte tient ordi- nairement les antennes étendues sous les côtés du prothorax; mais souvent le repli de ce dernier ou les côtés de l'anlépectus, sont croi- sés d'une cavité particulière pour recevoir ces organes. Le Fro?it est ordinairement chargé d'un stomate ou œil lisse, qui manque chez les Dermestes. Le Prothurax, toujours transversal, embrasse, en devani, la tête sur les côtés, et semble, par là, l'encapuchonner un peu; il s'élargit d'avant en arrière, et se montre ordinairement, à sa base, de la largeur de celle des élytres, dont il embrasse un peu les épaules. Quelquefois, c^mme on le voit chez les Anthrènes, il laisse apercevoir latéralement une partie du sillon destiné à recevoir les antennes. La partie médiane de sa base est toujours prolongée en arrière en un angle scutiforme, ou tronqué à sa partie postérieure : dans le premier cas, l'écusson se trouve voilé, rapetissé ou peu distinct: dans le second, il est plus apparent, et la largeur de la troncature varie suivant les genres. L'espace compris cnire cette partie mécliane ci chaque angle posté- scrnctti.LKs. lioui', est UiiUùt en ligne oblique el recU ligne, Uuilùl clic lorme un arc dirigé en avant, plus ou moins léger. Par suite de son élargissement d'avant en arrière^, le prothorax est toujours plus convexe à son bord antérieur que vers sa base ; quelquefois sa partie longitudinale médiane offre une sorte de dos qui rend sa convexité plus inégale. VEeusson varie dans ses dimensions, comme nous l'avons dit. Les Elytres, subparallèles jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers de leur longueur, sontarrondieson subarrondies postérieui'emenl, prises ensemble: elles sont médiocrement convexes, an moins sur le dos, et voilent le dessus de labdomen. Leur rcplL en général graduellement rétréci d'avant en arrière sur les côtés de la poitrine, plus l'aiement dune largeur presque égale, est réduit à une tranche sur les côtés du ventre. Dans sa partie antérieure, il forme souvent un angle droit on obtus avec le bord externe des élytres, d'autres l'ois il semble continuer Icnr courbure et s'appliquer sur toute s;i largeur snr les parties l;ilé- rales de la poitrine. Les Ailes existent, généralement. Le dessous du corps, toujours en harmonie avec les habitudes (lt\s insectes, présente, suivant les genres, des modifications i-emarquables. Le P router num., petit ou médiocre et atteignant à peine en arrière la moitié des hanches, chez les Dermestes et les Orphiles, se rétrécit le plus souvent en une pointe, prolongée au-dehà de ces parties basilaires cTes pieds antérieurs, et souvent reçue dans une entaille ou échancrure du mésosternum. A sa partie antérieure, le proslernum laisse par- fois à la bouche toute sa liberté, comme les Dermestes et les Attagènes en olVrent l'exemple; d'autres fois il s'avance en une sorte de menton- nière voilant le menton et les mAchoires, comme dans les Méga tomes et ijuelques genres suivants, en ne laissant visil)le qu(^ le lal)re, comme chez les Anthrènes et les Trinodes. VAnlépectHS, par suite de l'inclinaison des bords latéraux du ino- thorax, est souvent concave sur les côtés pour recevoir les antennes, dans létatde repos; d'autres fois il est creusé d'excavations destinées à les loger, dans les moments de frayeur ou d'immobilité. Le Mésosternum varie dans ses proportions et dans sa forme. Chez les uns, il est tantôt plus long que large.; chez les autres, sa lai^i 'ur INTRODUCTION. S i'\c(Mle sa lougiunir et il rd'oule alors plus \ isiblomeni les liaiiclios iu- Irimédiaires sur les côtés. Dans le premier cas, il csl lantôt linéaire , comme chez les Dennestcs. tantôt entaillé en devant pour recevoii- l;i pointe ilu mésoslcrnum. comme on le voit chez les Atlagénes. les Mé- galomes et les Hadrotomcs. Chez les espèces autnt cette partie plus développée en largeur, le mésoslcrnum. rarement entier, cojnme les Orpliiles en ollrent l'exemple, est le plus souvent entaillé en devant, nii laèuie presque divisé en deux, courme nu le vnji chez les Anlhrènes et autres genres voisins. Le Mclristernum est large. Les l'ostépislernums sont suhparallcles. Les /:>/»/ c/'cs du PoHpectus aonl en partie \nilées pai' les élvlres. Chez les Dermcstes. à leur angle antéro-interne. elles forment une petite pièce triangulaire en dehoi's de l'angle antéro-e\terne des postépisternums. Dans ce uiéjne genic et (juelques autres, leur extrémité postérieure est plus ou moins libre ; chez lesMégatoiues. les Hadrotomcs, les Anlhrènes et plusieurs Allagènes. elle est voilée par rexlréiuité ûa^ postépistei- iiuiiis. (liiez les Orpliilcs. dont les hanches p3Stérieui-es s'étendent à peu près jusquauv côtés de la poitrine, elles sont peu apparentes. Les Pu'ds. généralemenl courts ou médiocres, l'esleut ordinairement cachés sous le corps. (|uand liusecle s'arrête, frappé d'un senlinienl d'elïrol; quelquefois mèiue, comme on le voit chez les Anlhrènes, les cui.sses, contre lesquelles se replient les jauihes. sont reçues dans des rainures pour leur i)ermeltre de se coller plus exactement au corps. Les Hanches an te rie ares sont ohconiques, obtusément terminées à leui- extrémité, saillantes, taiib»! coiiUgui's ou à peu près dans leui' seconde moite, connue gij le voit clic/; les Dermestes; d'autres fois elles laissent apparaître, dans toute sa loiigueui', le prosleriiuni. qu'elles (•(impriment plus ou moins. iA'^llanclies intcvinkliaircs sont ovalaires obliques, enfoncées, taiit()i rapprochées lune y\e l'autre, ([uand le mésoslcrnum est étroit, comme chez les Dermesles, les Allagènes cl les deux genres suivants : elles sont, au contraire, plus ou moins distantes, quand le mésoslernum acquiert en largeur une [ilus grande dimension, comme les Trogodermes, les Al -brènes cl quebjues aulies genres eu doniicul rcxemple. Les Hanches postérieures, peu séparées entre elles, sont lamelliformes, transverses, et s'étendent parfois à peu près jusqu'au *c côtés de la poi- trine chez les Orphiles. Les Trochanters sont médiocres, et égalent au plus le (fiiarl de la longueur des cuisses, cliez les postérieures. Les Caisses sont creusées, sur leur tranche inférieure, d'une rainure (Ui d'au sillon, destiné à recevoir la jambe dans l'état de repos. Les Tibias se montrent armés, principalement che^. les Dermestes, de petites dents ouépines, sur leur tranche extérieure ; ils sont inciiiies ou presque inermes chez les espèces des derniers genres. Ordinaire- ment ils sont grêles : quelquefois, chez certains Attagènes, les anté- rieurs sont comprimés, un peu dilatés et arqués sur leur tranche ex- terne. Habituellement ils sont terminés par deux éperons, quelquefois courts, surtout aux jambes de devant. Les Tarses sont simples; toujours de cinq articles, dont les propor- tions varient suivant les genres : le dernier est terminé par deux cro- chets. Dans l'état de flexion des pieds, c'est-à-dire quand l'insecte rap- proche de son corps ces organes de la marche, les tarses sont ordinaire- ment libres : chez les Orphiles cependant, les antérieurs, par exception. se lelôvent, pour se loger dans un sillon du côté interne de la jambe. ]^' Abdomen offre sept arceaux sur le dos, cinq sur le ventre: les six premiers au moins voilés par les élytres, sont membraneux et por- tent chacun sur les côtés une paire de stigmates, dont l'antérieur est moins petit que les autres : ceux du ventre sont cornés et le plus sou- vent presque égaux ; parfois cependant le premier est égal aux deux suivants réunis, comme on le volt chez les Orphiles, VIE ÉVOLUTIVE, Les larves de queliiues insectes de cette tribu ont depuis longtemps attiré l'attention des naturalistes. Blankaart (1), Gœdart (2) et Frisch (3), en ont mentionné quelques-unes, Herbst (4) et surtout De (1) Blankaart, Schou-Bvrg der Rupsen, de, 1(388. (2) GoiîDAUT, Mélamorph. nal., 1700. (:;) Fr.iscii, Deschrcib.ron ail. Iiisccl, t. iv, Boiiiii, 17:20 l'I suiv. (i) IIkrrst, Nniursy.fl. fdlcr Insert. 1785 cl suiv. INTUODUCTION. 7 Geer (1) en ont rlonnr clos descriptions et des fignres plus soignées . Depuis le conimencement de ce siècle, elles ont été étudiées avec plus de soin par divers entomologistes, dont nous aurons soin de mentionner les travaux. Leur JVte. généralement petite, cornée, convexe, penchée ou subpor- pendiculaire, oflre un Epistome , séparé du front par une suture frontale; un Lribre distinct; des Mandibules courtes, cornées et termi- nées par un bord ohlus; des Mâchoires terminées pai- un ou doux lobes, dont rinlerne est lanlùl grêle, tantôt armé d'un crochet; des Palpes maxillaires de trois articles ; un Menlon coriace ; une Languette membraneuse; dos Palpes labiaux courts et de deux articles. Le Corps est composé de douze anneaux, dont h s trois promiors nu Ihoraciques, portent cliacun on dessous une paire de pieds: il est rovéiii d'une peau écaillouso. chez les uns. coriace chez les autres, plus ou moins garnie de poils. Les Pieds sont courts, assez robustes et terminés par un seul ongle. Les stigmates sont au nombre de neuf paires: la première, située sur les côtés du bord antérieur du médipoctus : les antres sur les côtés des huit premiers segments de l'abdomen. Mais en dehors de ces caractères généraux, les larves do nos Scun- coLLEs présentent des formes et des singularités particulières, signalées par Latreille et par divers autres écrivains, et qui les ont fait répartir par M. Brullé (2), et plus tard avec plus de précision par Erichson (3) en trois catégories. MM. Chapuiset Candèze(4) o'it do-^né la traduction suivante du travail du naturalisl^^ do Berlin. f. Dernier segment do l'abdomen nrm-'' on dessus, à son bord posté- rieur, de deux pointes cornées. Anus (ul)uloux. so-vant à pousser Tin- socte on avant. Corps densement roconvor! de longs pnils hérissés, dont In plupart, sous un fort grossissement, paraissent ramifiés. (Dermestes). II. Dernier segment de l'abdomen inorme. Anus non tubuleux, ne servant pas à la progression. Corps allongés recouverts de téguments (1) 1>E Geeh, Mémoires pour serrir à lllisloire des I)iseel., f. iv, 1774. (•2) Uist. nul. des Insectes, I. v, (1H;5oI, p. ;!67 et suiv. (Z) Nulxmj. d.Ins. Deutsch. l. m (IHiH), p. i2-2. i Catalogue des larves de Coléoptères (18B"j), p. '••><. 8 SCUTICOLLES. roi-iK's. et ordiiiaiieinonl de peliles écailles collées à la peau ; garni au l)onl poslérieur des anneaux de poils dirigés en arrière, presque glabr(> ou peu poilu sur le reste. Extrémité de Tabdonien garni d'un faisceau de longs poils. Segment anal ne servant pas à la progression. (Attagenus.) ni. Dernier si^gmenl de Tabdonicn inernie : anus ne servant pas à la progression. Co?'ps ovalaire ou ovale nblong, médiocrement convexe: plus ou moi s poilu: terminé pai- un faisceau de poils renflés à leur cxliémité ; oi'dinairemenl paré en outre . sur les côtés des derniers .segments abdominaux, de faisceaux de poils couchés et rapprochés dans l'état de repos, mais pouvant se relever et diverger en forme de houppe, sous la volonté de l'insecte. (Trogoderma, Tiresias. Aiithveims.) A ces catégories on peut ajouter la suivante : IV. Dernier segment de l'abdomen inerme. Anus ne servant pas à la progression. Corjjsovalaire; médiocrement conve.ve; non terminé pai un faisceau de poils; hérissé., principalement sur chaque tiers externe du dessus du corps, de soies raides et inégalement longues, garni sur les côtés des derniers arceaux de soies inclinées. (Tiinodes.) Ces larves île nos Scuticolli-:s cliargées par la Providence de la dispari- tion des matières animales privées de vie, et surtout de leurs parties desséchées ont, par là même, des habitudes souvent funestes à nos in- térêts. Aussi, comme tous les êtres malfaisants, travaillent-elles dans lombre, et cherchent-elles à se cacher pour se livrer à leur industrie. Celles desDermestes, plus fortement armées, sont aussi les plus voraces. Quelquefois, ministres d'une Providence qui veille au bien-être de rhomme, elles pullulent sous les cadavres des animaux abandonnés dans les champs à l'iiitluence des agents extérieurs, chargés d'en hâter la décomposition. Quand les vers des mouches carnivores ont détruit les matières fluides ou molles de ces restes délaissés; (juand les Silphes et autres nécrophages sont venus prêter leur secours à ces premiers ar- tisans de destruction, pour faire disparaître plus promptement ces foyers d'infection, elles s'occupent à ronger les peaux, les tendons et autres organes d'une certaine consistance. ' et à réduire ces restes ina- nimés à l'état de squelette. Elles osent même paifois outrager nos dé- pouilles mortelles: les momies égyptiennes montrent souvent, sous les bandelettes dont elles sont enveloppées, des Dermcstes, sous leurs di- INTRriDUCTION. 9 vcr.s étals, (|iii claienl v(MUis cherclior forliine aii\ dépens de ces corps ombaiiiiiés. objets d'un ruHe pieux (1). Quelques larves de ces insectes, et principalement celle du lard, sont communes dans nos maisons: elles y visitent nos viandes dessé- chées et diverses autres provisions alimentaires, surtout la graisse de nos porcs. Les poils dont les côtés de leurs corps sont hérissés, pré- servent leurs stigmates de l'influence fâcheuse que pourrait exercer, sur ces orifices respiratoires, l'oléine dont ce lard est chargé. Elles abondent dans nos séchoirs réservés aux dépouilles de nos animaux de boucherie; elles dévastent nos richesses naturelles, collectées parfois avec tant de soins et de peines : elles dévorent les chrysalides, objets de nos espérances, et, à défaut de substances animales, rongent au besoin le liège de nos boîtes et de nos bouchons; on les accuse même d'avoir dé- iruit, une fois, une cargaison entière de ces substances subéreuses (2^ . D'autres larves dcUermestes vivent dans les nids de diverses chenilles, dans ceux des bourdons (3) ou de quelques autirs hyménoptères (4), pour dévorer les enveloppes abandonnées, après chaque mue, par ces insectes, dans leur jeune âge, ou pour se repaUrc de leur corps durant l'état de nymphe. Les larves des Attagènes s'attachenl principalement aux peaux des mammifères et des oiseaux. Elles en lacèrent le derme, tondent les poils et les plumes, et font ainsi perdre à nos animaux empaillés toute leur valeur. Quels ravages n'occasionnaient-elles p:is autrefois dans nos cabinets d'Histoire natui-elle. quand l'art de la taxidermie n'avait [)as encore trouvé le moyen d'opposer à leurs dents avides des préser- vatifs empoisonnés? Et même, malgré ces précautions, combien de mal ne font-elles pas encore, si notre négligence laisse trop longtemps ces objets sans être visités ! Quelques-unes de ces larves ne sont que trop connues des pelletiers, dont les richesses sont exposées à leur voracité. Pour en débarrasser ou plutôt pour en préserver leurs marchandises, les possesseurs de celles-ci a) Westwood, Introd., To ihe modem Classif.. I. i, p. i:iH, (■2) \Yest\vood, loc. cit. (3) Hampe. Wien. En(om. Zdlsdir. t. v, i.siii, p f,o, 4) L.\TR. Hisl. liai, des fourmis, p. :j20. 10 sciTTi(:oLLi<:s. ont soin, à certaines époques, de faire baguetlcr, hors de leurs dépôts, les peaux soupçonnées d'être infectées d'œufs, d'où sortiraient bientôt des vers rongeurs. Mais comment pouvoir prendre ces précautions dans des commerces établis sur une large échelle ? Il y a un certain nomhre d'années, elles commirent de tels dégâts dans les magasins de fourrures de la Compagnie d'Hudson. à Londres, qu'une récompense de 20,000 livre.»; sterling (1) fut promise à celui qui trouverait le moyen de déli - vrer ces peaux de ces disséqueurs redoutables. Les larves des Méga tomes et de quelques genres voisins, se ren- contrent principalement sous les écorces, ou dans les galeries creusf'cs dans les troncs de nos arbres, ou dans le vieux bois, par divers insectes. Elles cherchent, dans ces retraites obscures, pour en faire leur prollt, les pellicules desséchées, abandonnées par los vers lignivores. artisans de ces dédales . celles des araignées qui se cachaient dans ces lieux té- nébreux, ou les restes des petits cloportes, qui y ont passé leurs der- niers jours. Celles des Anlhrènes, plus nuisibles et plus funestes, sont ^elléau de nos cabinets d'Histoire naturelle et les ennemis les plus redoutables de nos collections ; elles dépilent et déplument nos mammifères et oi- seaux empaillés, et portent surtout la dévastation parmi nos trésors entomologiques. Elles pénètrent dans le corps de nos insectes, pour se .soustraire à nos regards. Un peu de poussière tombée au pied de l'épingle, et formée par leurs excréments et par quelques débris des organes attaqués, peut seule d'abord révéler leur présence, quand les coléoptères ou les papillons sont clans des boîtes placées horizontalement. Si ces objets sont piqués dans des cartons disposés d'une manière ver- ticale, il devient parfois dilTicile de reconnaître dans quel individu se trouve logé l'ennemi. Dans tous les cas, si notre vigilance est en défaut. la destruction des membranes de l'insecte attaqué occasionne bientôt la chute desparties solides, quand celles-ci ne sont pas elles-mêmes dévorées. Une espèce d'Ichneumonide, comme l'a remarqué de Geer. fait la guerre à ces larves rongeuses, en déposant dans leur sein un œuf parasite, qui devient la cause de leur mort ; mais, dans nos armoires (l) Westwood, 1. c. 1XTR0F)UCT10X. 1 1 et nos cartons, ce potil vengeur de nos droits vient rarement au secours de nos trésors menacés. On a souvent cherché les moyens de préserver de la dent meurtrière de ces vers destructeurs nos richesses tirées du règne organique. Dans ce but, on place souvent dans nos cabinets d'histoire naturelle du camphre et diverses autres subtances odorantes; mais la plupart de celles-ci ne peuvent qu'atténuer ou neutraliser les effluves exhalés par les objets plus ou moins précieux conservés dans nos meubles , elles n'empêchent pas à la larve qui s'y est introduite de continuer ses ravages. Quelques odeurs pénétrantes, cependant , comme l'huile de houille, l'acide phénique et le chloroforme^ font périr ces dangereux parasites dans les cartons hermétiquement fermés. Nos Scuticolles, dans le jeune âge, changent plusieurs fois de peau avant de passer à leur seconde métamorphose ; les dépouilles qu'ils abandonnent sont ordinairement boursoufflées au point de ressembler à la larve elle-même. Quand celles-ci se transforment en nymphe, plusieurs, comme celles des Dermestes, se cachent parmi les poils, les plumes ou les peaux attaqués par elles, ou se voilent de leurs excréments. Ces larves se font généralement un cercueil de leur dernière enveloppe, qui présente sur le dos une fente longitudinale, suffisamment élargie dans son milieu, pour laisser apercevoir la nymphe, reposant comme dans un berceau, et libre dans cette sorte de sépulcre. Cette nymphe, d'un blanc plus ou« moins pur dans l'origine, n'offre lien de bien particulier. Elle montre distinctes, selon l'usage, toutes les parties de l'animal futur; puis après un repos dant la durée varie, suivant les espèces, de huit jours à plus d'un mois, l'insecte se dégage dulinceul qui l'enveloppait et se montre sous sa forme la plus glorieuse. MœURS ET HABITUDES DES INSECTES PARFAITS. Nos Scuticolles, dont les habitudes avaient tant d'analogie dans le jeune âge, ne conservent pas tous, sous leur dernier costume, leur même genre de vie. Les Dermestes, dont la mission était de travailler à la destruction des matières animales privées de vie, abondent encore, la plupart, sous les •12 -Cri'lCOLLKS. animaux jetés à la voirie; t'réquenteiit les clianiiersde noséquarrisseurs. y dépouillent de leur périoste et de quel([ues restes de muscles et de tendons les os disséminés dans ces lieux dégoûtants; se plaisent ilans nos abattoirs publics, dans lesquels ils trouvent à faire de nombreux profits, et viennent, jusque dans nos maisons, souiller de leurs dents avides quelques-unes de nos provisions alimentaires. Divers Attagènes et de Mégatomes de nos pajs se rencontrent encoie dans nos habitations ou dans nos magasins, parmi les substances dont ils se repaissaient dans leurs premiers jours ; suais souvent on les voit aussi, sur les fleurs, venir demander à leur coupe odorante ou parfumée une nourriture plus délicate ou plus exquise. Les Trogodermes et quelques autres se cachent ordinaiiement sous les écorces détachées de Taubier, ou dans les sombres dédales pratiqués dans le tronc des arbres par des larves destructrices de nos bois: elles semblent y rechercher quelques-unes de ces pellicules qui flattaient leur appétit à l'état de larve. Quant aux Anthrénes. plus généralement oublieuses de leurs uiau\;iis penchants, et converties à une vie nouvelle, elles désertent nos collec- tions, dans lesquelles|_ellesont laissé des preuves souvent si déplorabh> de leurs dégâts, pour voler sur les onibellcs et autre > fleurs de nos champs, et faire à ces ornements de la terre une cour intéi-essée. La nature les a parées, pour cette phase heureuse de leur existence, d'une robe élégante et coquette; elle a revêtu leur corps, comme les ailes des papillons, d'écailleltes luisantes, dont les joyeuses couleurs constituent sur leur cuirasse des dessins variés ou singuliers. Les es- pèces lucifuges, au contraire, montrent, en général, des teintes som- bres ou vulgaires, en harmonie avec les lieux dans lesquels elles se plaisent, (juelques-unes de ces dernières, comme on le voit chez la pluparldes Dermestes. ont le dessous du corps revêtu d'un duvet serré, d'une blancheur lactée ou rosée, laissant des taches de couleur noire dont le nombiC. la forme et l'étendue servent à faciliter la distinction des espèces. Chez les insectes de ce même genre, les mâles présentent, sur la ligne médiane des troisième et quatrième arceaux du ventre, ou seu- lement >-ur celui-ci , un signe orbiculaire, une espèce de rondelle. I.NTIJOlUrCTKiN. 13 chargée d'un lasciculc de poils, el doni l'usage ut-sl pas encore bien déterminé. Chez la plupart des genres, les niàles se reconnaissent à leurs an- tennes moins courtes, dont le dernier article présente souvent un allonge- ment insolite, ou dont la massue est formée de pièces plus nombreuses. Nos Scuticolles, dépourvus de moyens de défense, sont en général timides et peureux. Quand on les approche, les uns prennent dabord une marche incertaine ou tremblotante, puis inclinent la tête, cachent leurs antennes sous les côtés de leur thorax, et s'arrêtent immobiles en présentant l'attitude du suppliant ou du vaincu qui demande grâce ; les autres replient leurs pattes et les filets articulés dont leui- tête est ornée, dans les rainures destinées à les recevoir, et trompent, en se laissant rouler à terre, la main prête à les saisir. Plusieurs de ces insectes se rencontrent dans toutes les provinces de notre belle France ; quelques espèces, cependant , jccherchent il'une manière particulière la zone plus favorisée sur laquelle le soleil (lu midi exerce son heureuse influence. D'autres semblent avoir été importées des contrées étrangères, avec les cornes des bœufs et surtout avec les peaux de ces animaux, et s'être naturalisées dans notre pays. Le commerce des pelleteries, et les fourrures faisant partie du ba- gage des voyageurs, ont contribué à en transporter, dans des régions très -différentes, un certain nombre d'autres, qui sont devenues cosmopolites. Sous leur dernière forme, nos Sculicolles, comme la pluparl des au- tres coléoptères, ne sont pas destinés à prolonger longtemps leur exis- tence. Les mâles, surtout, périssent bientôt, quand ils sont devenus inutiles. Les femelles, chargées d'assurer l'avenir de leur postérité, ont une vie un peu plus longuement prolongée. Les espèces vivant, dans leur dernière condition, des aliments dont elles se nourrissaient à l'état de larve, déposent dans les lieux oi!i elles se trouvent, ou dans des subs- lences analogues, les graines fécondes chargées de perpétuer leur lace. Celles, comme les Anthrènes, qui demandaient aux Heurs leur ambroisie, font leurs adieux à ces gracieuses productions de la terre, dont elles étaient les courtisans passagers, pour s'occuper de leurs de- voirs maternels. Leur odorat d'une délicatesse extrême leur sert alors 14 SCimCOLLES. de guide. Elles sont attirées vers nos cabinets d'histoire naturelle, bien que souvent nos trésors entomologiques ne laissent échapper aucune odeur perceptible à nos sens. L'exiguïté de leur corps, plus petit qu'une graine de chenevis, leur permet de s'insinuer dans les passages étroits laissés par les châssis de nos croisées, et si elles ne peuvent pénétrer dans les cartons renfei-mant nos insectes, elles collent leurs œufs sur le bord des ouvertures des couvercles, et abandonnent à la jeune larve le soin de se faufiler jusqu'aux objets précieux, que ses organes mas- ticateurs s'efïorcent de réduire en poussière. Dès que la mission de ces mères est accomplie, elles ne tardent pas à disparaître à leur tour de la scène, en laissant, comme les méchants et les coupables, pour souvenir de leur passage sur la terre, les traces, plus ou moins profonde.*^, du mal qu'elles ont fait pendant leur existence. HISTORIQUE. 175^. Linné, soit dans la 10^ édition de son Systema Natiirœ, soil dans la deuxième de sa Fauna suecica (1701), renferma presque tous nos Scuticolles connus à cette époque, dans son genre Dennestes, compre- nant beaucoup d'autres insectes étrangers à cette tribu : une seule es- pèce fut rejetée avec les Byrrhes. 1762. Geoffroy, dans son Histoire abrégée des Insectes, sépara sous le nom ô,'Anthrènes, les espèces de ces insectes ayant les antennes termi nées par une masse solide. 1707. L'illustre suédois, dans la 12« édition de son Systema Naturœ. admit cette séparation, mais donna aux Anthrènes le nom générique de Byrrhus, appliqué par le naturaliste de Paris à d'autres coléoptères enlevés au genre Derineste, tel qu'il était composé dans les premiers écrits de Linné. 1774. De Geer, dans le 4" volume de ses Mémoires pour servir à l'His- toire des Insectes, comprit tous nos Scuticolles dans son genre Dermestes, resserré dans des limites plus naturelles que ne l'avaient fait ses pré- décesseurs. 177v). Fabricius, dans son Systema Ëntomologiœ, admit le genre An- threnus, de Geolfroy, et à l'exemple de Linné, son illustre maître, ren- ferma les autres espèces de cvWo trii»u parmi les Dermestes. Il ne chan- IN'l'KODlTCTIO.V. 15 gea rien à celte disposilioii dans les ouvrages suivants, même dans son Systemu Eleutkemthorum, publié en 1801 , et son genre Dermestes con- tinua à rester composé d'éléments discordants. 1792. Herbst, cependant, dans le tome iv de son Natursystem aller Insehten, avait créé le gciire Meyritojtia, et ce travail était bien connu du professeur de Kiel. Cette nouvelle coupe était la première moditication apportée à la classification de nos Scuticolles. Schrank, Olivier et las autres auteurs de la seconde moitié du XVIII'' siècle, s'étaient contentés jusqu'alors de marcher sur les traces de leurs devanciers. Toutefois, le genre Megatoma n'ayant pas été admis par Fabricius, qui tenait à cette époque le sceptre de l'entomologie, Panzer, Paykull et divers autres autres contemporains le laissèrent aussi dans l'oubli. 1796-97. Latreille, dans ses Caractères génériques., dans lesquels il faisait l'essai d'une distribution des insectes par familles, fit entrer les Àntluhies dans la cinquième famille des Coléoptères et les Dermestes dans la sixième. 1798. Duméril , dans son Tableau de Classification des Insectes, accolé au premier volume de VAnato7nie comparée de G. Cuvier, comprit nos Scuticolles dans sa famille desCLAVicoRXES, et plaça, près l'un de l'autre, les genres Anlhrène et Dermeste , qui se trouvaient plus ou moins sé- parés dans les ouvrages des auteurs précédents. 1801. Lamarck, dans ses Animaux sans vertèbres, suivit cet exemple. 1804. Latreille, dans le tome ix de son llitoire naturelle des Crustacés et des Insectes.^ fit entrer nos Scuticolles parmi ses Nécrophages, cons- tituant la 10^ famille de ses Coléoptères pentamères. Ces Nécrophages furent réparties en cinq sections, que l'auteur éleva au rang de Familles, dans le Nouveau Dictionnaire dHistoire naturelle. Yoicile tableau primitif de ces divisions : I. Sternum eu mentonnière. .Pattes parfaitement cou Inutiles, liyirhieus (G»nres Hister, Dyrrhus, AiUhrenus). II. Sternum en mentonnière. .Vnfenni'sayant un ariicle do loir base dilaté en forme (rorcilles Otiophores (Genre Dryops). m. Sternum en mentonnière. Pattes impitrfaitemoiit contratrtiles. Antennes .sans ailicif liilatr à leur hase. llii'icui.ES (^Genres F.lmis, lli'li-roreru.s). IV. Point de stwrniim en meiUonnière. Corps convexe. Mandiliiiles rerendiies à leur pointe. Dermestins (Genre Dermesle, Atlagenus, Scaplihiium, Choiera). V. Point (le sternum en mentoiuiière. Bouclie avancée ou élargie au bout. Mandibules non refendues h \e\\r pointe. NKcnopuAGES proprement dits ('Genres Silphd, Ni'crophoius) . Dans cet ouvrage, dans lequel le Natiii^iliste de Brives commençait à l'évéler son génie observateur, les Anlhrènes se trouvaient notablement éloignées des Dermestes; ce dernier genre était restreint dans des limites plus naturelles et plus étroites, et l'auteur créait inutilement le genre Attagme, puisqu'il le regardait comme correspondant à celui de Megatoma de Herbst. 180G. Duméril, entraîné peut-être par l'exemple de Latreille, séparait dans sa Zoologie analytique, de la famille des Clavicornes, dans laquelle figuraient les Dermestes, les Anlhrènes, placées par lui dans celle des Soi.miCORNKS. 1807, Latreille, dans le second volume de son Gênera, remania sa famille des Nécroph.vges, devenue la 10" de celle des Coléoptères. Elle futdivisée en quatre tribus: 1" Silphales ; i» Sitidulaires ; S^ Scapliidiles ; kfi' Dermestins. Cette dernière renferma les genres Dermeste et Atlagène . Les ^l/s dilTérenlcs. Celle des BvhRHniNS, de son dernier ouvrage, donna place au\ Anllirènes et aux. Méyatomes. Les Dermestes prirent l'ang parmi les NiiciwpuAciKs. 1817. Latreille, dans le o-^ volume du ï'à'une animul de Ciivier. modilla de nouveau ses ti'avaux pi'écédents. La 4e famille de ses Coléoptères pentamères l'ut celle des CUtvicurnes, ayant : Quatre palpes; des élytres recouvrant Pabdoincn ; des antennes plus grosses vers rextrémilé, souvent même on massue perfoliée ou solide, plus longues que les palpes maxillaires, avec la base à peine recoiivorle. Cette famille fut divisée en deux sections : i'j Antennes grossissant insensiblement ; 2" Antennes très-courtes constituant, à partir du ■\'^ article, une massue eom- l)osée il'articles serrés (G. Dryops, Ilelerocerm). La l»'e section fut partagée de la manière suivante : X Palpes maxillaires très-avancés, aussi longs que la t(S . SlLPMIKNS, HlSTlâUK.NS . SCAPHIIUKNS, PSK,1,APHIK.NS. Les Dermesliens élaent distingués |i:ir leur corps souvent long el rdoil. souvent ovoïde; leurs pattes létracliles. à l'exception des larses: leurs jambes allongées et gi'êles; leuis antennes de formes varialdes. Ce savant avait adopté la maniéir de voir de Latreille, relativement aux genres qui devaient entrer dans cette famille, et il donna, de ces coupes généri(iues, le tableau suivant : a Antennes de onze ;iili.rtes. 6 Massue des antennes serrées. y Celte inass.ie conique (eavité.s du prutliorav courtes,. Anthrenus. ri i'f'lte massue globuleuse (ca\ités du lu'olliorax loiigne.s) Gloticoriiis. 6S Massue des antennes lâche. Articles de la massue prenis. Aiil"nn "s grossisant pci à peu. IJiniiicInis. Co Articles de l,i iiia.ssuL' fw s-ir. î Massue de iinatre articles. Trofiodcnna. ti Massue d(.' trois articles. 5 Ces articles inégau\, le dernier le |.l islonj;. r, Prntlinrax avancé vers la l)0uclie. \fc(iu\ Dcnurstcs. iiii Antennes de div arliclr^ m- ileiiicnl. Pallies n^ntli-s iiifé- jje ii-eM)ent Asp'idiphornx. B^'IS. M. Heei'. dans sa l'aaita l'.okitptoronnii hclveticu. composa sa 20 SCUnCOLLES. famille des Uekmkstides des genres Dermestes , Meijatoma, Tlrcsias, AKagenns, Limniclms, Trogoderma et Anthrenus. Le genre Trinodes fut laissé parmi les Nitidulidcs. lH3o. M. Westwood, dans son Introduction îo tlie niodcni Clmsifwa- lion nf Insects, suivit la voie la plus naturelle qui s'ouvrait, et donna un résumé des travaux connus, et des détails nouveaux et intéressants sur les premiers états et les noms de ces Coléoptères. 1840. M. de Castelnau, dans son Histoire naturelle des bisectes, éloi- gna de la tribu des Dermestins divers genres qui s'y trouvaient dans la méthode deLatreille; il forma de ces insectes deux sections : 1" Dermestites. Antennes libres. Genres Aspidiplwr us, Dermestes, Megatoma. 2° ATTAGEivrrES. Antennes logées dans une cavité. Genres Trogo- derma , Anthrenus , Globicornis. 1839. La même année, Stephens, dans son Manuel, retrancha les Throsques de sa famille des Dermestides, pour les faire entrer dans celle des Baprestides. 1844. M. L. Red tcnbacher, dans ses Genres pour hi Faune des Insec-- tes d'Allemagne , donna à sa famille des Dermestes les caractères suivants : Torses tle cimi articles simples. Antennes à massue très-courte, de Iruis ou ({ualro articles. Palpes filiforuies, plus court.s (jue les antennes. Ventre de ciaij arceaux. Pieds rétractiles. Tète verticale. Elle fut divisée comme il suit : a Prolhorux creusé sur les côtés d'une excavation pour loger les auteiuies. b Massue des antennes de trois articles. c Corps ovale-oblong. Massue des antennes dentée à son côté interne. Prothorax creusé, sous les côtés, d'un long sillon, pour loger le antennes. Tiresias. ce Corps ovoïde. Massue des antennes, globuleuse et presque solide. Prothorax creusé, sous les angles an- térieurs, d'une fossette pour loger les antennes. Anthrenus. /'^ Mrtsswe des antennes de quatre articles. Trogoderma. (ta Prothorax non creusé sur les côtés d'une excavation pour loger les antennes. ixTRonrcTfox. ^1 '/ Anfenneft de dix articles. e Corps ovoïde ou olliptiqne. Limnichu$. ce Corps presque glolnilciix, élargi et ventru postérieu- rement. Aspidiphorus. (Ul Anlcnnes de onze articles. /' Dernier article de la massue à peine plus grand (jue le précédent. Dormcstes. If Dernier article de la massue, visiblement ou lieaucoiip plus long que le précédent. (1 Corps brièvement ovoïde, hérissé de longs poils. Mandibules fendues à l'extrémité. Trinodes. (Ifl Corps allongé en ovale-oblong. h Palpes maxillaires à peine plus longs que les mâchoires mêmes; j'i dernier article ovoïde. Megniomn. hh Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les mâchoires à dernier article aciculé. Attnfienus. 184o. xM. Blanchard, dans son Histoire naturelle des Insectes , parta- gea sa tribu des Dermestiens en quatre familles : 1" Myrétophagides ; 2'^ Dermestides ; 3" Byrrhides j 4" Agathidiides. Les Dermestides comprirent les genres Dermestes, xiltagenus, Megn- tomii, Trogoderma, Anthremis, Aspidiphorus, Globicoriiis. Les Byrrhides renfermèrent les genres Sosodeiidroit, Ihjrrhiis, Tri- nodes. 1848. Depuis le dernier ouvrage de Latreille, les espèces de tous nos ScuTicoLLES se trouvaient à peu près réunies dans une famille dont les Dermestes semblent êtrcles principaux représentants; mais celte Ca- mille ou Tribu, comprenait diverses coupes génériques qui s'y trou- vaient déplacées, lorsque Ericlison, dans le 3" volume de son Histoire naturelle des Insectes d'Allemagne, donna à sa famille des Dermestins les caractères suivants : Anlenncs insérées s u" le front, droites, terminées par une massue. — Hanches antérieures coniques, saillantes : les postérieures en forme de lame. Tarses de cinq articles. — Ventre de cinq arceaux, libres. Il restreignit cette faiiillc dans des limites pins naturelles, et donna des genres qui la composent le tabloan suivant : I. Front sans ocelle. II. Front pourvu d'une ocelle. Dcrniesles. i i 52 SCITICOI.MS. A Mcsosternum l'Iroit. UanchcK iiih'niu'-diairc/i rapprofht'es. b Bouche libre. Atliiiieiuis. hh Bouche en partie cachée par le proslernurn, avancée en forme de mentonnière. c L«H7/Me//e faiblement élargie. Meffaloma. ce Lnnquette comprimée, perpendiculaire. Ihtdroloviii. AA Méftosternum large. Hanches inleiiiicdidires éioij;nées Tune de l'autre. d Mésosternum fendu. Bouche cacliée par le proslerniim avancé en meidonniére. e Labre et Mandibules à découvert. f Lauguelle l'aiblemenl élargie. Tronoderiua ff Lanfjuelte comprimée, perpendiculaire. Tiresias. dd Labre seul à découvert. g Une fosselie destiui'e à loger les antennes : •■ello- ci située sous le bord du protborax. Anllirenus. fiq Point de fossette pour loger les antennes. Trinodes. dd Mésoslernum non fendu. Bouche voilée par les han- ches de devant. Orphilus. Ce travail était un progivs ivol. La famille des Dermrstins, corre.';- pondant à notre tribu des Scuticolles, se trouvait enfin enfermée (biiis ses limites naturelle.'^, et l'auteur l'enrichissait du genre OrpliUus cl de celui (VHadrutotna, correspondant en partie à celui de Glohicornh {\v Latreille. Ja?quelin du Val, dans sou beau Gênera, a suivi la manière de voir du célèbre professeur de Berlin. M. Louis Hedlenbacher, dans sa Faune d'Autriclie. et M. Lacordaire, à son exemple, dans son Gênera, ont cru devoir admettre parmi les DERMKsriDEs, le genre Bytîirus, ballotté d'une manière variable, suivant les auteurs, mais qui tloit être évidemment évincé de nos Scuticol- les, pour être plus naturellement placé dans une autre Tribu ou Fa- mille, peut-être dans celle des Nitid;.ilaires, dans laquelle lui donne place, M. de Kiesenwetter (1). Nous diviserons nos Scuticolles en deux branches : S5 *0 o Plus long que large Dermestaires. Plus large que long TKOGOi)ER.MAniEs. {1} Berlin, l'jiluni. Zciisrh, ISil-J, p. 410. p DERMESTATES. — Demiestes. 23 PHEMIÈRE BRANCHE. LES DERMESTAIHES. Caractères : Mcsosternum plus long que large. Les Dermestaires peuvent être partagés en deux rameaux : Rameaux, lion avancé en forme de mentonnière, et laissant les parties inférieures de la bouche à découvert. . . . Dermestates. avancé en forme de mentonnière, et voilant les par- lies intV'ricures de la bouche Mégatomates. PREMIER RAMEAl. LES DERMESTATES. Caractères : Prostôrnuin non avancé en forme de mentonnière, el hiissant les parties inférieures de la bouche à découvert. Yeux enlieis; situés sur les côtés de la tête; semi-globuleux. Repli des étytres hoii- zontal ou subhorizontal sur les côtés de la poitrine; formant, près ih' sa base, vers le bord latéral des élytres, un angle presque droit. Les Dermestates se répartissent dans les deux genres suivants : Genres, sans ocelle. Repli des élytres non tranchant sur les côtés du ventre, l'"'' article des tarses postérieurs, une fois environ plus court que le 2'' Dcnnesles. p muni d'un ocelle. Repli des élytres réduit h une tran- che sur les côtés du ventre, l*"' article des tar- ses postérieurs deux fois au moins plus court que le 2« Allagenus. Genre Demiestes. Dermestk; Linné. Linné. Syst. nat., iOPédit., 1738, t. I, p. 334. — - i-2''édit., (. I, [t. .'iGl. ( Sspy-x, peau ; iodo), je dévore. ) Caractères : Mésostermim plus long que large; non entaillé à sa par- lie antérieure, pour recevoir la pointe du prosternum. Proslernum non avancé en forme de mentonnière; laissant libres les parties de la hoii- che : à peine prolongé jusqu'à la moitié des lianrhes île devant. 7V7/" i24 SCUTICOLLKS. penclléo. Front sans ocelle. Yeux semi-globuleux, siUiés sur les e(U(''s de la têle; entiers. Antennes courtes; de 11 articles : le l*"'", subglobu- leux, d'un diamètre un peu moins petit que les 2e à 6*^ ou /e : les 4<' à 8'^ serrés : les trois derniers constituant une massue. Prolhorax (Margi d'avant en airière. en ligne courbe, au moins sur la première moitié de ses côtés: sans sinuosité à ces derniers; tronqué ou obtu- sémenl en arc dirigé en arrière sur le quart ou presque le tiers nié- diaire de sa base, et plus prolongé en arrière sur cette partie médiain' qu'aux angles postérieurs; échancré entre cette troncature et chaque angle postérieur: le point le plus avancéde cette écbancrure ordinaire- ment moins rapproché de la ligne médiane que des angles postérieurs: ceux-ci^ généralement un peu dirigés en arrière. l\epU des élytres lioii- zontal. formant avec le bord externe des élytres un angle à peu près droit ; prolongé en se rétrécissant presque jusqu'à l'angle suturai. .1;/- lépectas creusé après son bord antéiieui-, entre les hanches de devant et les côtés, d'une fossette transverse, plus ou moins prononcée, pour loger les antennes dans l'état de repos. Epinières du poslpectus longitu- dinales, offrant ordinairement visible leur angle antéro-interne à côté de Tangle antéro-exlerne des postépisternums. Verdre à 1'''' arceau, examiné vers la moitié de la longueur des hanches postérieures, au moins aussi long que le 2^. Tibias très-visiblement spinosules sur leur tranche externe. Tarses à l''>' article une fois environ plus coui t (jue le 2'\ Les Dermestes, d'une taille généralementmoins faible que les autres in- sectes de cette Tribu, sont aussi les ouvriers les plus actifs et les mieux organisés pour les œuvres de destruction auxquelles ont été dévolus nos Scuticolles; leur mandibules robustes, leurs mâchoires armées d'un crochet corné, même à lélat de larve, leur permettent de, ronger ks peaux les plus desséchées, les matières tendineuses les plus dures, et d'entamer même la corne. On les bénirait s'ils se bornaient à contribuer à faire disparaître les restes dégoûtants des animaux livrés à la voirie; mais malheureuse- ment ils ne déploient que trop souvent à nos dépens leur zèle et leur industrie. Ils détruisent nos provisions alimentaires tirées du règne animal, et portent, surtout dans leur jeune âge, la dévastation dar.s DKR.MKSTATES. — Dt'VnU'SteS. ±% les ilôpôtfi (lo pelleteries el dans les collecl ions des mammifères el d'oiseaux. La plupart de ces petits animauv ont le dessous du corps revêtu d'un duvet serré, le plus souvent d'une hlanclieur de lait, laissant divers espaces noirs ou presque dénudés. Plusieurs mâles se distinguent des femelles par l'existence d'un si- gne orbiculaire, parlant un faisceau de poils, et situé sur les 3'' el 4" arceaux du ventre ou seulenieni sur le dernier (I). On lie connaît pas encore la destinalion spéciale de cet organe : peut-être est-il destiné à produire un bruit particulier, destiné à faci- liter dans Tobscurité la rencontre de ces insectes. (Ni Leurs larves ont le Corps oblong; composé, outre la tête, de douze segments, dont les trois premiers sont thoraciques et portent chacun en dessous une paire de pieds; la Tête engagée dans l'anneau thora- cique: les /l«i?;m(?s courtes, coniques, de quatre articles; des Ocellea , ordinairement au nombre de six; le Labre transverse; les Mandibules cornées; les Mâchoires munies d'un crochet corné à leur lobe in- terne; les Palpes courts, coniques ; les Maxillaires, de trois articles; les Labiaux, de deux; le De^;sus du corps hérissé de poils assez longs, médiocrement serrés et divergents; le dernier arceau dorsal armé de deux pointes recourbées; VAnus tubiforme; les Stigmates au nombre de neuf paires. Ces larves, souvent si nuisibles, se tiennent cachées pour commettre leurs dégâts: elles rejettent des excréments unis par des filaments , comme en grains de chapelet, et changent plusieurs fois de peau avant de passer À l'état de nymphe. La durée de leur existence vermiforme varie suivant les conditions plus ou moins heureuses dans lesquelles elles se trouvent. Si on les trouble dans leur repos, si elles sont forcées de supporter des jeli- (I) Ces organes ont été signalés pour la première fois, el comme étant parti- culiers anx mâles, par Tabbé J.-B. Vasco {Méin. de IWcad. de Turin, i. III, 179S-1799, — Turin, 1790, p. 227). Ces signes, suivant MM. Sieboltl et Stan- iii.is {Manuel d'Anal, comparée irad., t. I. p. G i2) corresponfl inférieuremcnt à un corps miisciileiix ; mais peut-être ces organes n'ont-ils pas l'usage que ces savants leur aUrihiient. â6 >(:iJTu:()LLi:s. nés plus ou moins rigoureux, elles demeurent plus longtemps avant de subir leur seconde métamorphose. Le tableau suivant servira à faciliter la distinction des espèces de notre pays : a. Mécli et postpectus revêtus d'un duvet blanc grisâtre, o;i grisfitre flavescent. h. Postépisternmiis marqués chacun d'une ou de deux taches noires. c. Postépisternums marqués chacun d'une seule tache noire, située sur le bord latéral. d. Elytres munies chacune d'une petite épine àl'angle su- turai. Dernier arceau ventral noir sur sa toute partie médiane. Vulp'mus. dd. Elytres sans épine à l'angle suturai. Dernier arceau du ventre noir sur la partie médiane antérieure. Frischi. ce. Postépisternums marqués chacun de doux taches noires, l'une sur le bord latéral, l'outre à leur ;iiigle antéro- iiiterne. e. Dernier arceau ventral, parc de deu\ larlies uii irinic bordure antérieure de diivel Jilanc o;i cendre, ou grisâtre flavescent. f. F.pimères du postpecli;s revêtui^s d'un duvel lilanc ou grisâtre. g. Postépisternums olTrant chacun la tache noire de leur angle antéro-interne unie â celle de leur bord latéral, eu laissant revêtue de blanc __, répimére du postpectus. Murjiuis h. Ventre non marqué de deux, points noirs, sur le bord postérieur de leur 4"arccau, qui est revêtu d'un duvet blanc ou grisâtre. i. Prolliorax revêtu d'un duvet roussâtre épais, moucheté de taclies noires ou brunes. 2'" arceau du ventre non marqué sur son duvet blanc d'un point noir près de chaque bord latéral. k. Ecusson noir sur .sou disque, bordé de duvet roux. P ai (Utils kk. Ecusson uniformément garni d'un duvet cendré, ou cendré roussâtre. llndiilnlus. Il i'rolhorax non revêt i (Vu ilu\el ro ssàtre e|),us, lUDUclicte de (ai lies uciires. -2i'arcea:i du ventre, marq .ésur sou diuelhlanc d'tui i)!;uMi:si'ATi:s. — nennrslcs. l'approché do cliaqiie •27 l)oint noir, l'approché do chaque bord externe. Alomariua. hh. Ventre marqué de deux points noirs sur le bord postérieur du 4'^ arceau, qui est revêtu d'un duvet blanc ou cendré; ces points situés entre la ligne médiane et chaque bord latéral. 2'' et 3c arceaux souvent mar qués de points .semblables. /. Dernier arceau veiilral marqué de deux taches l)lanches. Sardons. II. Dernier arceau ventral bordé seulement d'un duvet blanc k .son bord antérieur. Lmiiariiis. fc. Dernier arceau ventral noir. Mustelinus. ff. l'qlimères du postpectus noires. Tache noire de l'angle antéro-interne des postépisternums étendue sur l'épimère et unie en forme d'é- querre à une tache noire couvrant la moitié antérieure du bord externe des postépister- nums. Tessellnlus. hh. Postépisternums revêtus d'un duvet grisâtre, ou grisâtre flavescent, sans tache noire. m. ■2e à 4'" arceaux du ventre, marqués sur les côtés d'une lâche noire, contrastant avec leur duvet grisâtre ou d'un cendré llavescent. Dernier arceau ventral mar- qué de deux taches de duvet pareil liées à son bord an térie u r . Holoscence us mm. •2'' à 'i'' arceaux du ventre sans taches noires sur les côtés. u. Klytres noires. 0. Ventre entièrement revêtu d'un d ivet gri.sàtre fla- vescent, assez épais, luisant; à couleur foncière, obscure sur les deux ou trois premiers arceaux. Gitlo. 00. Ventre à couleur foncière d'un rouge de cuir, garni d'un duvet gri.sàtre flavescent peu épais. Blcolor. un. Elytres obscures, parées chacune d'une bande d'un cendré roussâtre sur les deux cinquièmes antérieurs. Ventre noir. Lardurius. .VA Médi et postpectus et ventre noirs. Atcr. I. ]lernieste.s viilpiiiimi Fabiucils. Prollioiax el iHijtn's noirs, garnis d'une pabL'srenCi' mélangée de poils noirs cl de poils cendres .■ Je prothoriix rerét.usur les r les d'un duvet d'un ce)idrc blanchâtre plus long et pins épais, dirigé d.' dehors en dedans : âS SCUTICOLLKS. les élytrcs munic!^ iVune petite épine à l'angle sufurol. Postépiftternunts et quatre premiers arceaux du ventre revêtus d'un duvet blanc : les premiers marqués clianin d'une lacJie noire, en carré plus lu}ig que large, du quart à lamoitié de leur côt.l externe : les seconds parés d'une tache noire sur les côtés des quatre premiers arceaux : le dernier, noir en devant, roux postérieurement, paré, entre la ligne médiane et chacun des côtés, d'une bande de duvet blanc, postérieurement racourcie et liée à un point blanc plus antérieur. Cuisses postérieures noires, revêtues de duvet blanc sur leurs deux tiers basilaires. çf 4" arceau du ventre oITraiU sur sa ligne médiane un pelil signe lisse et circulaire, chargé d'un faisceau de poils relevés. Ç ¥ arceau ventral sans signe particulier. Dermestes vulpinus. Fabr., Spec. ins., t. I, p. (U, 0. — Id. Syst. Eleutli., t. I, p 3i4_ 12. — Oliv., Enc. niéth., t. \'I, p. 266, 4?— Gyllenh., Ins. suce, t. I, p. 147, 2.— Steph., Illustr., t. lil, p. 129, 4.— Id. Man., p. 143, llo3. — BuuLLÉ, Ilist. nat., t. V, p. 389. — Erichs., Naturg. di Ins. Deutsch.. t. 111, p. 426, 1. — KusTER, Kaef. Europ., 3, 28. (en partie}. — Sturm, Deutsch. Faun., t. XIX, p. 42, l.pl. 2oO,fig.aA.-C.— Wollast. Ins. mader., p. 202, 160.— L.Redtenb., Faun. austr., 2^ édit., p. 218.— Jacquelin du Val, Gêner., fig. 296. — Chevrolat, Ann. de la Soc. entom. de Fr., 1863, p. 615. Dermestes mnculatus. de Geer, Mém., t. IV, p. 223, 2. Demestes senex. (Dahi.), Germar, Ins. spec, p. 88, 144. Dermestes lupinus. (Eschscholtz) (Dejean), Calai., 1837, p. 139. — Ericuson, in Wiegem., Arcli. 1843, t. l, p. 206. — Mannerh., BuUet. de Mo.sc, 1843, ~i. 8o, 181. Long. 0,0072 à 0,0100 (31. 1/4 cà 4 1. 1/2). - Larg. 0,0033 à 0,003U (1 1. 1/2 à 1 1. 3/4). Corps oblong et suballongé. Tête noire ; densement ponctuée ; glabre ou presque glabre de chaque côté du vertex, garnie sur le reste de sa surface d'un duvet cendré, fauve ou roussàlre, mi- doré parfois à cer- tain jour. Antennes d'un rouge brun ou d'un brun rouge, parfois plus obscures sur la massue que sur la tige. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'au tiers de ses côtés, subparallèle ou légèrement incourbé postérieurement ; à cils jaunâtres ou mi-dorés au bord postérieur de la partie médiane et obtusément tronquée de sa base; plus convexe en DEHAfESTATKS. — Dp.rmestes. 29 (levant qu'en arrière; tlcnsement pondue; noir; garni sur son disque d'un duvet peu épais, formé de poils noirs, mélangés de poils cendrés; revêtu sur les côtés d'un duvet épais, cendré ou cendré blanchâtre, dont les poils sont dirigés transversalement^ de dehors en dedans; cette partie duveteuse couvrant chaque tiers externe du bord antérieur et ordi- nairementchaque dixième externcde sa hase, quelquefois rétréci d'avant en arrière jusqu'aux angles postérieurs ; muni à ceux-ci d'une mèche de poils dirigés en arrière en forme de dent. Ecusson noir; poin'illé; levêlu d'un duvet cendré ou d'un cendi-é roussâtre, mi-doré. Elijtres subparallèles jusqu'aux deux tiers, subarrondies, prises ensemble, postérieurement; armées à l'angle suturai d'une petite épine, ordinai- rement plus faible chez la $; médiocrement convexes; densement ponctuées ; noires, garnies d'un duvet formé de poils fins, couchés, noirs, entremêlés de poils cendrés. Dessous du corps revêtu sur les niédi et postpectus et sur les quatre premiers arceaux du ventre, d'an duvet blanc, serré, laissant noires : 1° les parties sur lesquelles s'ap- • pliquenl les cuisses dans l'état de repos ; 2» une tache en carré plus long que large, couvrant du quart à la moitié du bord externe du post- épisternum ; 3° une tache de chaque côté des quatre premiers arceaux dd ventre : celle des 2 à 4^ arceaux en forme de gros point : celle du premier, grande, en espèce de carré plus long que large, couvrant la moitié de la longueur de cet arceau sur les côtés et les deux tiers plus intérieui-ement : le dernier arceau noir en devant, roux ou d'un roux fauve postérieurement, paré de deux bandes longitudinales de duvet blanc naissantcliacunedubord antérieur, postérieurement raccourcies, et liées par leur angle postéro-externe à un point de duvet blanc margi- nal et parfois nul. Pù'cls noirs : trochanter et deux tiers basilaires des cuisses (des postérieures, au moins,) revêtus de duvet blanc. Cette espèce habite les provinces tempérées et surtout méridionales de la France. On la trouve dans les environs de Lyon, et surtout en Provence, dans les maisons, et plus habituellement sous les petits cadavres des animaux. Obs. Elle est facile à reconnaître entre les suivantes, à la petite épine dont l'angle suturai de ses élytres est armé. La couleur foncière varie suivant le développement de la matière 30 scl;tic()i.lks, colorante noire. QLiand celle-ci n'a pas eu le temps de se développer suffisamment, le corps passe au lu'un-rouge ou même au rouge-hrun ou brunâtre. Dans les parties plus méridionales de l'Europe, en Corse, en Sardai- gnc et en Espagne, on trouve des iudivulus dont le prothorax et les élytres sont uniformément revêtus d'un duvet assez, épais, cendré, gri- sâtre : le protliorax offre aussi sur les côtés les poils du duvet dirigés de dehors en dedans, mais cette partie duveteuse est de même couleur et par conséquent peu distincte du reste. La tête est également iTvètue de duvet jusqu'à son bord postérieur, au Heu d'offrir presque dénudées les parties latérales du verlex. De tels individus semblent au premier aspect devoir constituer une espèce particulière (/). ramilus): mais le dessous de leur corps est lellemenl identique avec celui du D. rulin'nns. qu'ils ne sont probablement qu'une variété de celui-ci. Leui' él\tre est de même munie d'une petite épine à l'angle suturai. Avant le (J, vulpinus doit être placée l'espèce sui\anle : Meritae.sâcs carsaîvwB'iis ; FAHHicn:s. Tête lei'étiie d'un duvet blanc cendre. Piothorax et élyti'cs noirs, brièvement (larnis d^un duvet concolore ; le piollwnix revêtu, en devant et largemeul f. chargé d'un faisceau de poils. 9 o*" et 4*^ arceaux venfral sans signe particulier. Dermcstes carniiorns, i'Amucius, Syst. l-llc illi.. I. I, |i. ;îl-'. — Oi.iv,, Kiilom., \. II, 71" 0, p. 7, 1', [jI. Il, lit', s, — .Iacu. m Val, r.eii 1. j» H)o. — Cmkvi'.ui.ài , Anii. de l;i Suc. euloiii. ilf l'v , is(il, p iW.'i. J)eniu'sles rcrsicolor. C.MHPj.y., Ili.sl. mil., t. Il, p. :i;^, ï. DERMF.STATKs. — Dermestcs. 31 Patrie : Cuba, la Guadeloupe, la Nouvelle-Grenade ; mais importé une fois à Paris avec des peaux provenant de ces pays, et trouvé dans la capitale, par M. Aube; mais il ne peut être considéré comme un insecte de France. Obs. Cette espèce est trcs-dislincte des autres par l'angle antéro- interne de ses épimères, qui est noir et par le o'" arceau ventral, entiè- rement revêtu de duvet blanc. Après le D. riUinnus se place l'espèce suivante : Deruiesles ea*B»veri«iis; Fabkiciis. /Je.ssas rf« coips noir, re- vêtu d'un duvet roux, el„ postérieurement de deux taches de duvet blanc. Prothorax et élytres garnis d'un duvet cendré grisâtre ; le prothorax large- nient revêtu sur les côtés d'un duvet plus fin et plus serré, d'un cendré blan- châtre. Poslépisternums et ventre revêtus d'un duvet blanc ; les premiers^ marqués chacun d'une tache noire carrée vers le milieu de leur bord latéral: le second, de chaque cHé de ses arceaux: le dernier noir sur les deux tiers antérieurs de sa partie médiane, roux postérieurement sur cel'e- ci. Cuisses revêtues de duvet blanc sur leurs deur tiers basilaires, noires postérieu- rement. 0" 3« et 4« arceaux: du ventre parés chacun sur la ligne médiane dun signe orbiculaire et lisse, chargé d'un faisceau de poils. 9 3^ et 4'' arceaux du ventre sans signe parliculier. Dermesics cadnrerinufi, Pav.m., Syst. eiifom., p ri'i, :3. — M- ^v^t- Eleiitli., t. I, p. :U-2. H.— ScHKNH-, Syst. ins., t. 11, p. . C.O. — Sturm, Deutsch. Faun., t. XIX. p. 44. 2. pi. 330. fig. d. D-E. — L. Hedtemj , Faun. austr. 2e édit, p. 218. Dermestes vidpinus. Illig., Kaef. Preuss., p. 313. 3. — Herbst, Kaef. t. IV, p. 124. n. pi. 40, fig. 5. — OLlv.,Entom,, t. II, no 9. p. 8. 4. — Duftsch., Faun. austr., t. III, p. 33. 4. Long. On'.OOG? à 0'",0090 (3 1. à 4 1.). — Larg. 0'",0028 à 0'",003y (1 1. 1/4 à 1 l. 3/4). Corps oblongou suballongé. Tête noire; densement ponctuée; revê- tue d'un duvet formé de poils blancs sur les côtés du front; parée sur le milieu de celui-ci de deux taches ponctiformes, formées par un duvet semblable; garnie de duvet obscur sur le reste de sa surface. Anten- nes d'un brun rouge ou d'un rouge bi-un^, avec la massue assez serrée, ordinairement plus obscure ou moins claire que la tige. Prolhorax élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié de ses côtés, à peine élargi ensuite en ligne droite; garni de cils mi-dorés sur la partie médiane obluséincnt tronquée de sa base ; plus convexe en devant qu'en arrière ; densement ponctué; noir; revêtu en devant et sur les côtés d'un duvet cendré, ou cendré blanc ; cette partie duveteuse formant de cha- ifue côté une bordure latérale graduellement rétrécie presque depuis le milieu du bord antérieur jusqu'à la base, dont elle couvre au moins chaque sixième externe, en enclosant près de l'angle postérieur une tache subarrondie noire. Ecusson noir; pointillé; revêtu de poils d'un blanc ou cendré jaunâtre. Elytres à peine rélrécies jusqu'aux deux tiers, subarrondies ^postérieurement prises ensemble; inermes à l'an- gle suturai; médiocrement convexes; noires; densement et finemriU DEKM ivST A TRS . — Dcrmestes . X\ ponctuées; garnies d'un duvet formé de poils fins, coucliés, concolores, entremêlés de poils cendres ou d'un blanc cendré. Dessous du corps noir; revêtu d'un duvet blanc, serré, laissant de couleur noire: 1° une partie de l'antépectus, et celles sur lesquelles s'appliquent les cuisses; 2" une tache presque carrée, couvrant du quail à la moitié du côté externe des postépisternums ; 3° une tache sur les côtés de chacun des arceaux du ventre : celle des 2e à S^ arceaux ponctilormes : celle du premier, grande, presque en parallélogramme longitudinal, couvrant les deux tiers de la longueur de cet arceau, excepté sur les côtés dont elle ne couvre que les trois cinquièmes : le dernier arceau blanc, comme les autres, avec sa partie postérieure marquée de deux grosses taches poncliformes ou arrondies, unies en une sorte de bande transverse. Pieds noirs : trochanters revêtus d'un duvet blanc : cuisses (les postérieures, du moins,) revêtues, sur leurs trois cinquièmes basilaires, d'un duvet blanc, enclosant une tache noire^ près des tro- chanters. Cette espèce habite principalement les zones tempérées et surtout méridionales. On la trouve dans nos environs, en Languedoc, en Pro- vence, en Algérie. Elle paraît rechercher surtout les petits cadavres. Obs. Le D. Frischi se distingue des D. vulpinus et sibiricus, par son dernier arceau ventral blanc sur sa moitié antérieure, au lieu d'être noir sur toute la longueur de sa partie médiane; par le duvet d'un blanc cendré couvrant lei côtés du prothorax enclosant une tache noire près de chaque angle postérieur. Il s'éloigne d'ailleurs du ivf^ pimis par son vertex garni de poils obscurs; par ses élytres inermes, par le duvet bhnc de ses cuisses moins largement prolongé, enclosant une tache noire au côté externe de sa base. Dermestes «limidiatus ; Steven. Noir. Prothorax et quart basi- laire de lalongueur des élytres, revêtus d'tin duvet épais, cendré, l'ostépis- terîiums et ventre revêtus d'un duvet blanc ; les premiers, marqués chacun de deux taches noires, poncliformes ou presque carrées; l'une vers la moitié de leur côté externe; l'autre à leur angle antéro-interne : le ventre paré d'une tache noire de chaque côtii des premiers arceaux et de deux autres, coutiguës à l'extrémité du dernier. Cuisses noires, garnies d'un duvet concolore ou brun. 36 SCllTinOLLES. ;f 4'' arceau offrant sur sa ligne médiane un petit signe circulaire et lisse, chargé d'un petit faisceau de poils relevés. 9 4'' arceau sans signe particulier. Dennestes dmidiahis. Steven, in ScriONii., Syn. Ins., t. TT, p. 80. 17. — Iu-steu, Kaef. Eur., xx., 13. 9 Dermesles leopardinus . Muls. et GoeDxVrt, //;. Muls., Opii.'^c. entnm., I. VI, p. 173. Long. 0,0090 (\ 1.). — Larg. 0,0030 (1 1. 3/4). Patrie : La Crimée, 4. Ilerniestes mtii'iiiies; Linné. ]Soir ; marbré en dessus de mouchetures d'un duvet d'un blanc bleuâtre. Prothorax paré de chaque côté, vos la moitié de sa longueur, entre sa ligne médiane et ses bords latéraux^ d'une moucheture d'un roux jaune mi-doré. Ecusson revêtu de poils semblables. Postépisternum et quatre premiers arceaux du ventre revêtus d'un duvet blanc : les premiers marqués chacun d'une bande noire, prolongée depuis l'angle antéro-interne jusqu'aux deux t:ers de leur bord externe, en laissant blanc l'angle antéro-interne de l'épinière ; le ventre paré d'une tache noire sur les côtés de chacun des (quatre premiers arceaux; le dernier noir, or né de trois taches ponctifovmes de duvet blanc. Cuisses postérieures noires, avec l'extrémité et une bande transversale de duvet blanc. .,pL 1. lig. 1-2. — Id. Fauu. gerrn., 'tO. 4. — IIerust, Kaef. t. IV, p. l i.t, 4, pi. 40, lig. 4. Dermestes roseiventris. DeCasteln., Ilist. nat., t. II, p. 34. 13. Long. 0,0067 à 0,0072 (3 1, à 3 1. 1/4). — Larg. 0,00^28 à 0,0029 (1 1. 1/4 à 1 1. 1/3). Cor/w obloiig. Tclc noire deBsenicnt lionclucc : garnie de muuclie- lures de poils dun blanc bleuâtre, et d'une niouclieluie blaneliâlre, au milieu du front: labre cilié en devant de poils nii-dorés. Antennes noires ou en partie d'un rouge brun et luisant, sur la tige, d'un noir profond et mat, sur la massue. Pvothorax élargi en ligne courbe sur les côtés, jusqu'aux trois cinquièmes de ceux-ci, siibparallèle ou à peine rétréci ensuite ; à angles postérieurs peu dirigés en arrière ; plus convexe en devant qu'en arrière ; noir, marbré de mouchetures d'un duvet d'un blanc bleuâtre et constituant par leur union des dessins variés ; paré de chaque côté, entre la ligne médiane et chaque bord externe, vers la moitié de sa longueur, d'une moucheture d'un roux jaune mi-doré; offrant souvent des cils de même couleur au bord postérieur de sa troncature basilaire médiane et de ses angles postérieurs. Ecusson noir, revêtu de poils d'un roux jaune mi-doré, avec les angles antérieurs garnis d'un duvet bleu pâle ou blanchâtre. Elytres subparallèles jusqu'aux quatre septiôm.es de leur longueur, subarrondies, prises ensemble postérieurement; médiocrement con- vexes; noires, marbrées de mouchetures formées d'un duvet d'un blanc bleuâtre. Dessous du corps noir, i vêtu sur les inédi et post- pectus et sur les quatre premiers aroeaux du ventre d'un duvet blanc ou d'un blanc cendré ou parfois rose, laissant de couleur noire : 1» les parties sur lesquelles s'appliquent les cuisses; 2° une bande allongée sur chacun des postépislernums; cette bande, naissant de leur angle antéro-interne, est prolongée jusqu'aux deux tiers de leur côté externe, en laissant l'angle antéro-interne des épimères revêtu de duvet blanc; 3^ une tache sur les côtés de chacun des quatre premiers arceaux du ventre : celle des 2" à 4« arceaux en forme de gros point : celle du P^ grande, presque carrée, couvrant les trois quarts antérieurs .des 38 SCUTICOLLES. côtés de cet arceau, un peu moins longuement prolongée à son angle postéro-interne; offrant en outre plus près de la ligne médiane deux autres laclies noires: l'une assez grosse, près de la base des cuisses ; l'autre, petite, punctiforme, près de l'angle postéro-interne de la grosse ; dernier arccau noir, paré, près de son bord antérieur, de trois taches ponctiformes, de duvet blanc. Pieds noirs; trochanters revêtus de duvet blanc ou blanc cendré ; cuisses postérieures au moins parées d'une bande transversale de duvet semblable vers la moitié de leur longueur, et moins densement revêtues d'un même duvet près du genou. Cette espèce habite la plupart des provinces de la France. On la trouve sous les cadavres, dans les charniers des équarrisseurs, etc. Obs. Cette espèce est très-distincte des précédentes et même de toutes les autres, par le signe noir de ses postépisternums, par les deux taches noires isolées l'une de l'autre, qui se trouvent au côté in- terne de la tache latérale noire du l^r arceau ventral, dont elles restent également séparées; par son dernier arceau , paré de trois taches ponctiformes de duvet blanc ; elle s'éloigne d'ailleurs des D. vulpinus, siblrlcus et Frischi, par ses cuisses noires, parées d'un demi-anneau de duvet blanc. La treille (1) a trouvé la larve de cet insecte dans le nid du PliUan- thus apivonis. Elle est conique, allongée, d'un brun foncé, hérissée de poils longs et rougeâtres. Son anus est terminé par un tuyau et l'on voit au-dessous deux épines rougeâtres. Près de cette espèce paraît devoir se placer la suivante : Dermestes tessellatocollis; Matschulsky. Allongé, parallèle, suhajlindiique , très-ponctuée , noir; revêtu d'un duvet blanc, en dessous ; en dessus, fascindé d'iin duvet fauve sur la tête, le prothorax et l'écusson ; élytres éparsement garnies de poils blancs. Antennes et pieds antérieurs d'un br^m noir; les postérieurs annelés de blanc ; ventre marqué détaches noires sur les côtes des arceaux ; les 3« et 4^ parés sur leur ligne médiane d'un point chargé d'un fascicule de poils. (4) Histoire naturelle des Fourmis, p. 320, DKRMESTATES. — Dcrmestes. 3:i Dennestea fessellatocollis. Motsch. in Schrenck's. Reisc in Aniur-Landeri. , p. 12^. 20-2, pi. 8, fij,'. 20. Long. 0.0078. Pairie : la Sibérie orientale. •">. Dermestes undulatus; Brahm. Tête et prothorax noirs, revêtus de mouchetures d'un duvet épais, d'an roux fauve. Ecmson couvert d'un duvet pareil. Elytres noires, paraissant d'un noir bleuâtre, marbi'é d'un duvet d'un blanc bleuâire. Postppi sternums et quatre premiers arceaux du ventre revêtus d'un duvet blanc : les pre- miers marqués chacun d'un trait transverse noir, à leur angle antéro- interne; et d'une tache de même couleur du quart à la moitié au moins de leur côté externe ; les seconds parés d'une tache noire sur les côtés des 4 premiers arceaux : celle du 1er incomplètement divisée par une bande de duvet blanc ; le 5» arceau noir, orné de deux taches ponctiformes de duvet blanc. Cuisses postérieures noires, parées d'une bande transversale de duvet blanc. o" 3« et 4e arceaux du ventre offrant chacun sur leur ligne médiane un petit. signe circulaire etlis-se, chargé d'un faisceau de poils. 9 3® et 4^ arceaux du ventre sans signe particulier, Dennestes undulalus.BviAmi, ins. Kalend., t. I, p. 114. — Erichson, Natiug. d Ins., t. III, p. 430. 4. — KusTER., Ka:-f. Europ., III. 31 — L. Kedtenb., Faun. austr., 2« édit , p. 218. Dernesfes tessellatus. Ilug., Mag.,t. I, p. 8î. 2-?>. a. Dermestes tessellatus, var vulpecula. Herbsi ,Kaet'., t, IV, p. 123. Dermesles mirinus. Oliv., Entoni., t. II, n" 'J, p. 8. '6., pi. 1, tig. 3. Lo'.g. 0"S0051 à 0"'.0067 (2 1. 1/4 à 3 I.). - Larg. 0'",0022 à 0"s0033 (1 1. à 1 1. 1/2.) t Co>7woblong. Tête noire, revêtue d'un duvet épais, d'un roux fauve, ordinairement divisé par mouchetures, laissant, de couleur foncière, une (acheponctiforme noire, de chaque côtcdu vertex,etune bande linéaire tranverse, sur le milieu du front. Antennes d'un brun rouge ou d'un roii -ti.brun luisant sur la tige, d'un rouge de cuir et mat sur la massue : 40 SCUTIGOLLES. celle-ci lâche. Viothorax élai'gi en ligne courbe jusqu'aux deux tiers de SOS côté? ou un peu plu?, rétr.'-ci ensuite; plus convexe en avant qu'en arrière; densement el assez finement ponctué; noir; revélu d'un du- vet épais, d'un roux fauve, divisé par mouchetures, laissant les inter- tervalles de couleur foncière (ordinairement huit intervalles linéaires attenant au bord antérieur); paré à la base de quatre mouchetures di- rigées en arrière formées de poils semblables : une, de chaque côté de la troncature, bordant les angles antérieurs de l'écusson : une plus petite et ordinairement plus pâle à chaque angle postérieur. Ecusson revêtu d'un duvet épais, d'un roux fuuve. Elylres subparallôles jusqu'à la moitié ou un peu plus de leur longueur, subarrondies postérieure- ment, prises ensemble; médiocrement convexes; densement et fine- ment ponctuées; noires ou paraissant d'un noir bleuâtre; marbrées d'un duvet blanc ou blanc cendré à teinte bleuâtre. Dessous du. corps noir, revêtu sur les médi et postpectus et sur les quatre premiers ar- ceaux du ventre d'un duvet blanc, laissant de couleur noire : 1° les parties sur lesquelles s'appliquent les cuisses ; 2" deux taches sur cha- cun des postépisternums : l'une à leur angle antéro-interne, en forme de trait ou de ligne transverse : l'autre couvrant du cinquième ou du quart jusqu'à un peu plus de la moitié de leur longueur, en forme de parallélogramme allongé, en laissant ordinairement brièvement noir leur angle antéro-externe; 3° une tache sur les côtés de chacun des quatre premiers arceaux du ventre : celles des 2^ à 4« arceaux en forme de gros points: celle du ler arceau, grande, couvrant toute la longueur ou presque toute la longueur de cet arceau, étendue en largeur pres- que jusqu'à la base des cuisses, mais divisée par une bande longitudi- nale de duvet blanc, plus ou moins incomplète. Dernier arceau noir, paré, près de son bord antérieur, de deux taches ponctiformes de du- vet blanc. Pieds noirs ou d'un noir brun. Troclianters en majeure par- tie revêtus de duvet blanc : cuisses, les postérieures, au moins, ornées, vers la moitié de leur longueur, d'une bande transversale de duvet blanc. Cette espèce habite les environs de Lyon, nos provinces méridiona- les, l'Algérie, etc. On la trouve sous les petits cadavres, dans les abat- toirs,, etc. DERMi<:sTATE->. — Demiestes. 41 Obs. Cette espèce se distingue des D. imipinus, sibiricus et Frischi , par ses postépisternums, marqués chacun de deux taches noires; du D. murinus par les deux taches de ses postf'-pisternums isolées, par son dernier ai'ceau ventral paré seulement de deux taches ponctiformes de duvet blanc; par ses cuisses noires à l'extrémité. La tache en forme de ligne ou de trait transverse des angles antéro-externcs des ses postépis- iernums, la couleur du dessus de son corps, etc., l'éloignent assez fa- cilement des suivantes. La larve de cette espèce a été trouvée par MM. Chapuis et Candèzo occupée à dévorer les restes des chairs d'un poisson desséché. Elle a beaucoup d'analogie avec celle du D. larclariiis ; mais son corps est re- couvert de poils moins nombreux, plus gros et plus longs, et d'un brun noirâtre, au lieu d'être fauves. Chapuis et Candèze, Catal., p. 100, pi. 3, fig. t.— b. Obs. Le dernier article des antennes, suivant l'observation des sa- vants auteurs, au lieu d'être simple, présente un appendice externe. Cet appendice s'observe chez diverses autres larves de ce genre; mais il est rétractile et ordinairement indistinct, quand la larve est des- séchée. Le D. variegatus, Brullé, que nous ne connaissons pas, paraît se rappi-ocher beaucoup de cette espèce, s'il ne s'y rapporte pas. Yoici la description de cet auteur: Brun, Tête et corselet noirs, ponctués, revêtus çà et là de poils cou- chés et roux. ^4 «frunàtre , avec le l«r article ordinairement brun, Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié de ses côtés, faiblement ensuite: plus convexe en devant qu'en arrière; densement et assez linemenl ponctué; noir; parsemé de poils duveteux blancs ou d'un blanc légèrement cendré ou bleuâtre, assez longs et couchés, presque gla- bre entre ce duvet blanc; paré près de la ligne médiane de son bord antérieur de deux taches subponcti formes d'un duvet roux ; orné, vers DKKMESTAïES. — Ikrmestes. i3 la moitié de sa longueur, d'une bande transverse, de duvet de même couleur, n'arrivant pas aux boids latéraux, Eciisson noir sur son dis- que, revêtu, sur le reste, d'un duvet roux. Elytres parallèles jusqu'aux deux tiers, obtusénient subarrondies, prises ensemble, postérieure- ment; passablement convexes; densement et assez finement ponc- tuées; noires ; parsemées comme le prothorax d'un duvet formé de poils couchés, assez longs , blancs ou d'un blanc paraissant légèrement bleuâtre, presque disposés par mouchetures; parées chacune, à la base, près des angles postérieurs du prothorax, d'une tache de duvet roux ou roussâtre. Dessous du corps noir ; revêtu sur les médi et postpec- tus et sur les quatre premiers arceaux du ventre d'un duvet blanc, laissant de couleur noire : 1° les parties sur lesquelles s'appliquent les cuisses; 2o deux taches sur chacun des postépisternums : l'une à leur angle antéro-interne : l'autre^ presque aussi petite, carrée, couvrant à peine le S« médiaire de leur côté externe ; 3" une tache sur les côtés de chacun des quatre premiers arceaux du ventre : celles des 2« à 4« arceaux en forme de gros point : celle du 1^"" arceau grande, complè- tement divisée en deux, par une bande longitudinale de duvet blanc : la tache noire externe, prolongée jusqu'aux deux tiers des côtés de l'arceau : la tache noire interne un peu moins longuement prolongée, étendue jusqu'à la base des cuisses : le 4^ arceau marqué, de chaque côté de la ligne médiane d'un point noir attenant à son bord posté- rieur : 5^ arceau du ventre, noir, paré, près de chaque côté, d'une ta- che ponctiforme de duvet blanc. Pieds noirs : hanches revêtues de du- vet blanc sur leur extrémité : cuisses postérieures au moins sans duvet blanc, si ce n'est quelquefois aux genoux : tarses d'un rouge brun ou brunâtre. Cette espèce se trouve en Algérie, en Sardaigne, en Corse, en Espa- gne; elle a été prise dans les environs de Montpellier, par M. de Kie- seventter. (Ann. Soc. eut. Fr., 1831, p. 579.) Obs. Le D. sardous a comme le D. undulatus, le 5« arceau ventral noir, paré de deux taches ponctiformes de duvet blanc; mais il a les cuisses noires, sans demi-anneau blanc; les taches latérales noires du i*r arceau, divisées chacune complètement par une bande longitu- dinale de duvet blanc : le 4'' arceau marqué de deux points noirs i'i SGUTiCOLLES. aliénant à son bord poslérieur. il en diffère égalemenl par leduveldu dessus de son corps, surtout par les deux taches antérieures et la Lande transverse, rousses, de son prothorax, caraclcres (jui l'éloignent de toutes les autres espèces de ce pays. 7. Weï'Biiestes iiîMSteliBius ; Eiuchson. Tête et prothorax noirs, revêtus d'un duvet cendré flavescent ou roussrl- tre. mélangé de poils noirs. Ecusson revJtu d'un duvet plus épais d'un blanc flavescent. Elytres noires, marbrées de duvet [orme de poils couchés cendrés ou d'un cendré flavescent. Postépislernums et quatre premiers arceaux du ventre revêtus d'un duvet blanc : les premiers marqués de deux taches noires subponclif-ormes., presque égales : l'une à l'ajigle antéro- interne : l'autre^ vers la moitié du bord externe : les seconds parés d'une tache noire sur les côtés des l"'" à 4*^ arceau : le 4® noté de deux petits points noirs attenant à son bord postérieur ; le 5^ noir obsolétement paré de deux bandes longitudinales de duvet flavescent. Pieds garnis d'un duvet blanc cendré médiocrement serré. ui- les niédi et poslpectus et sur les quatre premiers arceaux du ventre , (l'un duvet blanc, épais, laissant de couleur noire : 1" les parties sur lesquelles s'appliquent les cuisses dans l'état de repos; 2° deux taches presque carrées sur chaque postépislernum : l'une, à leur angle an- téro-externe : l'autre, vers la moitié de leur bord latéral; 3' une tache sur les côtés de chacun des quati'e premiers arceaux du ventre : celles des 2'- à 4'" arceaux, en forme de gros points : celle du l*^"" aireau grande, couvrant sur les côtés les deux tiers de l'arceau, divisée en deux par une bande longitudinale de duvet blanc: la tache interne, suharrondie postérieurement, étendue e.'i devant jusqu'à la base des cuisses; 4" une rangée longitudinale de points noirs, de chaque côté de la ligne médiane, sur les 2^ S^' et i" arceaux : le o^, noir, sans lâches. Pieds noirs : trochanters revêtus de duvet blanc sur leur iiers postérieur : cuisses noires, avec une tache de duvet blanc à la base. (lelte espèce paraît habiter la plupart des parties de la France. On la Irouve dans les environs de Lyon sous les cadavres, etc. Obs. Le D. Inniariusse distingue de toutes les. espèces précédente.-; pai- son dernier arceau ventral noir, et i».ii' les 3", 4^ et o'\ parés cha- c'un. de chaque côté de la ligne nicdiime. d'une laclu' nuire cni>li- tuant un point noir. Après le /). hiniarius vient se placer l'espèce suivante : Me»*BMes4es cfflroaiatMS;STKVK..\. Pi olliora.c et chitii's nnii's. nm'nis iV lin duvet méhuuji'deftoi's noiis eleendu-s : le pi ntlio' ax inné, vei^'e lui- lieu de sa Longueur d'une hanile tiatisveise de dnret blunc cendré, a / pe^i érhanci ée en devant, bidentée posti'i iearenienl. l'ostépifitei nunis et ijimiie premiers arceaux du venti e iyr<'tns d'un daiel blane.-les premiers mir- qui's d'une tache noire à leur angle nntèrc-interne et d'une antre plus petite un peu avant la moitié de Icin bord latéial ■ les seconds nolés d'une tache noire sur les (aies : celle du premier arceau entièrement divisée par une bande de duvet blanc : ci/iguibine arceau ventral et pieds, noiis : ceux-ci légeremenl f/arnis d'un duvet cendié fauve obscur : trochanters revêtus d'un duvet blanc. 4 ;>(> SCUTICOLLKS. a" 3<-' el 4^ arceaux du vonlre offrant chacun sur la ligne mcHIiane un polit signe orbiculaire et lisse, cliargv d'un faisceau de poils. 9 ^'' et 4*= arceaux du ventre sans signe particulier. Dermestes coronatiis. Stevf.n, in Schoenh, Syn. Ins., t. il, p. 8b, 4. — Kuster, Kaef. Eur., 20, 13. Patrie : Le Caucase. 10. Derïïiesles |»ai*dnlis; Bii,ri:r(,. Tête et prothorax noirs, parés de moufhcturcs cHm duvet épais cendré OH flavescent roiissâtie, séparées sur le prolkorax par des taches noires sabponctifoïmes presque disposées par rangées Ira nsversales . Ecusson noii bordé de duvet cendré roussâtre, Elytres noires on d'un noir légèrement bleuâtre, garnies de duvet formé de poils couchés, en partie concolores, en partie cendrés. Postépisternnms et qurihe premiers arceaux du ventre revêtus d'un duvet blanc ; les pi emiers. marqués d'une tache carrée à l'angle antéro-interne, et d'une autre, presque carrée, couvrant le tiers mcdiaiie de leur boid externe, et avec l'angle antéro-inlernedcs épimères noir : les seconds parés d'une tâche noire sur les côtés : le o*' arceau noir, arec deux bandes longitudinales de duvet blanc. Cuisses postérieures noires, parées d'une bande transverse de duvet blanc. a" 3^ e( 4e arceaux du ventre offrant chacun sur h. ligne médiane un petit signe orbiculaire et lisse, chargé d'un faisceau de poils. 9 3" et 4'' arceaux du ventre sans signe particulier. berniestes pardalis. nii.r.ErG, in Schoenh., Syn. Jns., t. Il, p. 90, io. — Erichs., Natiirg. d. Ins. Deiilsch., t. HI, p. 430.— J. du Vai-, Gêner , pi. 198. Dermestes Ihoraeicus. (Dejean)., Catal., 1837, p. 139. Long. On\Uû67 à 0"i,0100 (3 1. à 4 1. 1/2 ) — Larg. 0^,0026 à On\,0045 (1 1.1/4 à âl.). Corps oblong. Téie noire; densenient ponctuée; revêtue d'un duvet épais, assez long, d'un cendré ou (lavescent roussâtre, laissant de couleur foncière, et presque glabres, une tache sur le vertex, une autre ponctifornie, située entre la ligne médiane et chaque œil : une ou deux DERMESTATES. — Derifieafes. 51 il litres ponctifornies 'vers sa partie antérieure. -In/*?»/*»/.? à l«' article noir : les suivants de la lige ordinairement bruns : la massue, médio- crement serrée, le plus souvent noire, parfois d'un rouge brun ou même brunâtre. ProUiorax élargi en ligne courbe sur les côtés, depuis les an- gles de devant justiuaux postérieurs ou près de ceux-ci ; plus convexe en avant qu'en arrière : finement ponctué; noir; revêtu d'un duvet cendré roussàlre ou flavescent roussàtre, laissant de couleur noiie et presque glabres des taches subponcliformes pi'es(|iit^ d sposées par rangées transversales irrégulières (ordinairement six sur la rangée la plus rapprocbée de la base). Ecusfion noir, pubescent. orné dans sa périphérie de poils dun cendré ou tlavescent roussàtre. Elyties paral- lèles jusqu'aux deux tiers, snbarrondies, prises ensembles, postérieu- rement; à angle suturai un peu obtus; médiocrement convexes; den- sement et finement ponctuées; noires ou d'un noir légèrement bleuâtre; garnies de poils cauchés, en partie concolores , en partie cendrés. Dessous du corps noir ; revêtu sur les médi et postpeclus et sur les quatre premiers arceaux du ventre dun duvet blanc,, lyisjanl de couleur noire: 1° les parties sur lesquelles sappliquent les cuisses ; :2" l'angle anléro-interne des épimères et deux laclies sur cliacun des poslépisternuins : une en parallélogramme transverseà leur angle antéro- interne : une autre presque ca rive, couvrant le tiei-s médiaire de leur côté extérieur; lî» une tache sur les côtés des ({uatre premiers arceaux du ventre : celles des 2** à 4« arceaux, en forme de g os points : celle du l^"" arceau, grande, obtriangulaire, couvrant les quatre cinquièmes du bord externe, étendue en devant jusqu'à la base des cuisses, incomplè- lement divisée par une bande deduvel blanc, qui enclôt presque, prés du bord de l'arceau, une tache ponctiforme, noire : le o^ arceau noir, paré de deux bandes longitudinales de duvet blanc , rétrécies d'avant en arrière, échancrées postérieurement à leur côté interne. Pieds noirs : trochanters revêtus d'un duvet blanc : cuisses, les postérieures du moins, parées, vers le milieu de leur côté interne, d'une bande trans- verse de duvet pareil. Cette espèce habite nos provinces méridionales; on la trouve égale- ment en Corse, en E«pagne, en Algérie. Obs. Elle est remarquable par sa taille , par son prothorax revêtu 52 SCUTICOLLTvS. d'un duvet assez épais et d'un cendré roussàtre ou Uavescent lauve ou roussAtre, séparé par des taches presque poncti formes el comme dé- nudées; par ses épimères noires à leur angle antéro-interno el mar- quées sur chacun des postépisternums de dcu\ taches noires Elle séloigne, par ces caractères, des espèces ayant comme elle les postépi"^- ternumset les quatre premiers arceaux du ventre revêtus d'.Mluvvl blanc et le 0" arceau paré de deux handes de duvet semblable. Après le D. pardalls, vient se placer l'espèce suivante : Dermestes Itîa'ticolBîs ; Fabricu s. A'o//'. U'ic et prolliorax revêtus d'an duvel épais , roux.Elyties noives . à pnbesceiice fine et roncolore. Médi et postpectus revêtus d'un duvet blanc ou blanc cendré : pnsté- plsleDmms noirs depuis leur angle antéro-iiiterne jusqu'aux deux cin- quièmes antérieurs de leur côté externe. Ventre parcimonieusement et irié- gtdièrement garni de duvet d'un blanc cendré^ arec le bord postérieur des arceaux frangés de roux. Pieds noirs. çf 3e et 4e arceaux du ventre otîrant chacun sur la ligne médiane un petit signe lisse et circulaire chargé d'un faisceau de poils. 9 3^ et 4« arceaux du ventre sans signe particulier. Dermestes hirticollis. Fabr. Erilorn. Syst., t. t, p. il9, la. — Id. Sy.sl. Eieutli , t. J, p. 314, 14. — ScHOKNH. Syn. Ins., t. !l, p. 99, -li. — Ep.ichs. Naliii'i,'. (1. !ns. DciUsch., t. ill, p. 430, 4. — Kusteu, Kaef. E'jr. 10, 37. Dermeste>i Ihorncicus. GâiNÉ. Ins. Sardin., 1, p. 2 2, n" 2-2, pi. !, fig. 13. Long. 0"',008l (3 1. 3/4). — Larg. 0"i.0036 (1 1. \/i). Pali ie : La Sardai^ne, l'Algérie. (Chevrotât, Reiche.) 11. Uermestes t.e.«isellntiis; Khichson'. Tête et prothorax noirs , revêtus de mouchetures d'un duvet flavescent roussàtre. Ecusson revêtu d'un duvet pareil. FAytres noires., garnies d'un duvet formé de poils couchés , blancs ou d'un blanc légèrement bleuâtre, constituant des marbrures. Vost:>pisternums et ventre revêtus d'un duv/'t cendré^ giisatre ou flavescent : /('< premiers marqués d'une bande noire en équerre, couvrant leui bord antérteu\ et les deux premiers tiers du bord externe : le second paré d'une tache noire de chaque côté des arceaux. DiiRMESTATES. — Devmestes. 53 l't d'une tache tiansverse de même couleur sur la seconde moitié du dernirr arceau. Cuisses postirienres noires , ornées d'nne bande Iransvcrse de duvet blanc. çf 3e et 4*^ arceaux du ventre offrant chacun sur la ligne niédianp lin petit sijiiie orbiculaire et lisse, chargé d'un faisceau de poils. 9 •}" et 4« arceaux du ventre sans signe particulier. Dermes les tessellalus. Syst. Kleulli., f. I, p. :U5, 10? — Khichs. Nalurg. d. lus. Deutscli., t. 3, p. 432, 6.— Sturm, Deiitscli., Faun., t. XIX, p. 53, fi, |i'. 3o2, fig. a-b. — KusTER, Kaef, Europ., 22, 30. Long. (V",00,% à 0'n,0n67 {± \. 1/2 à 3 L). Larg. 0'",(K)i3 à O'",0026 (1 1. à 1 1. 1/3). Corps oblong. Tète noire, revêtue d'un duvet d'un cendré ou tiave roussâlre, souvent mi-doré, laissant ordinairement sur le milieu du front deux taches ponctiformes noirâtres. Antennes d'un rouge bru- nâtre, à massue assez serrée. Protliorax élargi en ligne courbe jus- qu'aux deux tiers environ de ses côtés, subparalléle ensuite; plus con- vexe en avant qu'en arrière ; densement et assez tinement ponctué; noir, paré de mouchetures d'un cendré ou llavesccnt i-onssâtre : ces mouchetures ordinairement séparées près du bord antérieur par sept ou huit intervalles linéaires, noirs, et laissant une sorte de bando transversale iioiic. vers la moitié de sa longueui'. F.ciisson revêtu d'un duvet épais d'un flavc roussàtre mi-doré. Elyties parallèles jusqu'aux deu\ tiers ou un peu moins de leur loiv^nn'ir, subarrondies prises en- semble, postérieurement : passablenirr. ; convexes; densement et fine- ment ponctuées; noii'es; marbires de duvet formé de poils fins, cou- chés, blanchAtres. paraissant d'un blanc bleuâtre, niélés, près delà base, à (|uclqups poils d'un flavescent roussàtre. Dessous du corps noir, re\étu sur les inédi et iwslpeclus et sur le ventre d'un duvet cendre llavescenl ou cendré roussàtre, laissant de couleur noire : 1° les parties sur lesquelles s'appliquent les cuisses; 2" une tache en équerre, cou- vrant l'épimère, le boi'd antérieur des posiépislernums cl leur bord la- I<'ti1 jusqu'aux deux tiei"S de leui' longneur ; 3" une tache sui' les côtés df chacun des arceaux du ventre : celle des 2" à o» arceaux en forme 54 SCrTif-OLLES. d'un point assez gros : celle du l'"" grande, étendue jusqu'à la base des cuisses, couvrant presque les deux tiers basilaires de son bord laté- ral et plus longuement prolongée au côté interne, incomplètement di- visée par une ligne de duvet cendi-é, non avancée jusqu'à son bord antérieur : 5" arceau marqué d'une tache noirâtre, transverse , sur la partie médiane de la seconde moitié de sa longueur. Pieds parfois noirs, souvent bruns ou d'un n.iqn rouge. T rochanter s rexêiuii d'un du- vet cendré roussâtrc. Cuisses parées dans le milieu d'une bande transverse de duvet blanc. Tibias garnis de poils cendrés plus appa- rents près de la tranche externe, finement denticulés sur celle-ci. Cette espèce paraît peu commune en France. Elle habite principale- ment les zones tempérées et méridionales. On la trouve dans les envi- rons de Lyon et en Provence, sous les écorces ou dans les troncs des arbres, parmi les débris des chenilles. Obs. Le D. tessellatus se distingue de toutes les espèces précédentes par la couleur du duvet du dessous do son corps, duvet qui n'est plus blanc, mais d'un cendré grisâtre ou roussàtre. Il offre d'ailleurs un caractère particulier dans ses postépisternums marqués d'une tache noire couvrant leur bord antérieur, l'épimére, et les deux tiers anté- rieurs de leur bord latéral, et dans le dernier arceau ventral orné d'une tache transverse noirâtre sur la seconde moitié de sa ligne médiane. 12. Wermestes aïiriciaaBceiis : Kusteu. ^oir. Dessus du corps révéla d'tm duvet assez loiig^ d'un grisâtre f}i ou fauve, plus den- s m ni couvert d'un duvel cendré légèrement mi-doré à certain jour. Ven. S^ SCITIGOLLES. tre marqué sur Ips côtés, d'une tache d'un hrtin fauve, presque glabre , arquée sur les quatre premiers arceaux, ponctiforine sur le dernier. cf 3^ et 4'' arceaux du ventre offrant chacun sur la ligne médiane un petit signe orJj'culaire et lisse, chargé d'un petit faisceau de poils. Ç S^ et '*■ arceaux iki vende sans signe particulier. Dermesles domeslicus. Kusteh, Kaef. Enrop., 2-2. 32. Long. 0"S()078 (31. i/'I). — Lai-g. 0'«,0033 (l I. 12). Corps oblong ou suballongé. Dessas du coips entièrement brun ou d'un brun rougeâtre et garni d'un duvet cendré Cm. couit. médiocre- ment serré, ne voilant pas la couleur foncière. Tête densemenl et tlue- meut ponctuée. Antennes à massue assez serrée, un peu plus claii-e que la tige. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié de ses côtés, subparalléle postérieurement ; à sinuosités basilaires très-prononcées et aussi rapprochées delà ligne médiane que du bord externe: plus faiblement convexe en arrière (|u'en avant. FJylirs subparallèles jus- qu'aux deux tiers; en ogive ou subarrondies, pi-ises ensemble, posté- rieurement; médiocrement convexes; très-finement ponctuées; obsolè- tement striées. f)esso;!S du corps fauve ou d'un rouge brun, revêtu d"un duvet cendré légèrement mi-doré à certain jour, voilant a peu près la couleur foncière. Vostépisternums sans lacbes. Ventremarqué, de chaque c(jté, à Tangle antéro-externe des quatre premiers arceaux, d'une tache d'un brun fauve. pres([ue glabre, en arc dirigé en devant et latérale- ment pi'olongée, presque jus(iu'à leur angle postéro-externe : le oi' ar- ceau marqué d'une tache poni'lifornie semblable. Pieds d'un rouge brun : garnis de duvet cendré. Cette espèce nous a été envoyée de Mar.ermar. Son D. dm}i.\nus tache noire sur les côtés. Pieds noirs. rf V arceau du rentre offrant sur sa ligne médiane un petit signe orbiculaire et lisse, chargé d'un étroit faisceau de poils relevés. 9 4* arceau ventral sans signe particulier. DiTmestcs pgruviaaus. Cxstevs , Hisî. Naî. dos las , t. H, p. V^, il ? Dermesies gxdo. Mi lsant et Godart ii Mils. Opiisj*., t. VI, l^ô"î. p. IT'.. Drmesles ktemrohoidnli* Kistfr, Raef E*irop i^. 64. Long. O'-.OOTS à O'^.OOOO (.3 I. 1 i à i I.,. — L-ire. O^.tm^ à O'",00i9 1 1.1 4à I 1.1 :K Corps suballongé. Tête noire; finement et densemeiil ponctuée : noire; brièvement pubescente : épistome et labre ciliés de poils d'un jaune fauve, mi-dorés. Antennes d'un rouge de cuir, de couleur mate sur la massue, dun rouge brunâtre ou d'un rouge brun luisant, sur la tigbV Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'aux deux tiers environ de ses côtés, à peine rétréci ensuite en ligno peu courbe: à peine muni d'un rebord étroit sur la partie médiane et obtusément arquée en anière de sa base: garni, sur cette dernière, de cils fauves àsse^ longs, plus convexe en avant qu'en arrière; noir: densem^nt ponctué : garni d'un o8 SCUTICOLLES. duvel iiicdlocicmeiil épais, loiiinj de poib iius. noirs, couclit}^,. evAre- mêlés de quelques poils dun fauve livide ou jaimàlre. Brunfion Wuw ; pointillé; garni d'un duvet d'un cendré roussàtre ou dun fauvecendré. Elylres parallèles jusqu'aux, deux tiers, subarrondics, prises ensemble, postérieurement; médiocrement convexes; offrant de légères traces de stries, densement et finement ponctuées;, noires, garnies comme le prothorax , d'un duvet assez court et médiocrement épais , formé df poils fins, couchés, noirs, entremêlés de quelques poils d'un cendré flavescent , plus visibles quand l'insecte est examiné d'avant rr arrière. Dessous du corps noir sur la poitrine et sur les deux ou trois^^ premiers arceaux du ventre, d'un brun rouge ou rouge de cuir sur le- suivants; garni d'un duvet peu épais, luisant à certain jour, dun cendré flavescent, constituant une frange plus épaise et plus jaunâtre au bord postérieur des arceaux du ventre ; offrant parfois sur les côtés des arceaux les traces d'une sorte de tache en forme de gros point rougeâtre. Pieds ordinairement noirs ou dun noir brun, parfois d'un rouge brun sur quelques parties, surtout sur les cuisses antérieures , garnis sur les cuisses d'un duvet peu épais, luisant, d'un cendré flavescent, et d'un duvet moins clair sur les tibias et les tarses. Celte espèce a été prise assez souvent à Lyon, par M. Godart. On h trouve dans les maisons, sur les matières animales desséchées, sur les os, etc. Obs. Le D. gulo s'éloigne des espèces précédentes par son corps plus allongé; par son protlioi'ax légèrement rebordé à la partie médiaii-e ei obtusément arquée en arrière de sa base ; pai' cel-le-ci, garnie sur toulo sa longueur de cils fauves ou d'un fauve roussâtre, peu rapprochés e: assez longs; par son corps noir garni d'un duvet assez court et peu serré, également noir, dans lequel se trouvent disséminés quelques poils d'un cendré livide ou jaunâtre; par la couleur foncière et [>ar celle du duvel du dessous de son corps. Plusieurs auteurs modernes ont vouhi voir dans notre D. (jalo h- Dennestes peruvianus de M. de Castelnau. Voici la description de cet auteur : Allongé, d'un bnm noir, finement ponctué, pnbesccnl. Notre D. gulo est noir, parsemé . en dessus, de poils couchés d'un liKRMKSTATiîs. — Denmstcs. 59 rendre livide, parmi les poils noirs qui consUtuent sa pubescence ; el, en dessous, il est garni d'une pubescence grisâtre ou d'un cendré grisâtre ou flavescent. Si le D. peruvianus se rapporte réellement à notre espèce, la descrip- tion est si incomplète qu'elle ne laisse pas reconnaître l'insecte . el doit être mise de côté. La larve du Bennestcs tjulo a beaucoup d'analogie avec celle du D. fardarius, mais elle a le corps plus étroit. En voici la description : Long. 0»\0067 (3 1. - Larg. 0"', 00 17 (3/4 I.). Corps allongé : quatre fois aussi long que large; subcylindrique jusqu'au 6® arceau abdominal, graduellement rétréci sur les suivants; d'un noir luisant. Tête perpendiculaire ou inclinée; engagée dans le nrothorax de manière à être peu visible quand l'insecte est examiné perpendiculairement en dessus ; rayée sur le vertex d'une ligne ou d'un léger sillon bifurqué en devant : subdéprimée sur cette partie bifurquée, peu convexe sur le reste de sa surface, légèrement ridée; hérissée de poils obscurs et clairsemés. Epistome et labre transverses. Mandibules courtes, dépassant à peine le labre dans l'état de repos; noires, cornées, dentées à rexlrémité.JMc/w/ms^ fauves, armées d'un crochet corné à leur extrémité interne. Palpes maxillaires coniques: Menton fauve, plus long que large, un peu rétréci d'arrière en avant, tronqué à sa l)artie antérieure. Lanç/uelte saillante. Palpes labiaux courts; de deux ■.\Yt\c]es,. Antennes . courtes, moins avancées que la partie antérieure (le la tête; de quatre articles : le 1«'" large, très-court; les ^'"^ et 3'»e cylindriques: le 2^ fauve; le 3^ brun, un peu plus court que le 2e : le dernier grêle. Ocelles situés au côté externe des ;intennes., sur deux rangées, au nombre de six, dont un ou deux parfois peu distincts. Corps d'un noir luisant ; composé de douze seg- ments, subcornés et garnis de poils roussâtres grossiers ou d'un fauve loussâtre, en dessus : les trois premiers , constituant le thorax et portant chacun, en dessous, une paire de pieds : le prothorax en pa- rallélogramme transverse, de moitié au moins plus long que les sui- vants; subsilloné transversalement vers les deux tiers de sa longueur: garni, près de son bord antérieur, d'une rangée de longs poils dirigé? ^^' s(;rT!t;oi,!j:s. ('Il ;i\;ii!t; héi'iï^.sé .siii' k' rcslc cIl' sa sui-fMCr. de [mils clairsciiios. Mésti et Métathorax garnis cliaciin, vers la inoitir de leur longueur, de jmi! - dirigés en arrière et d'autres redressés. Abdomen de même grosseui sur les cinq ou six premiers segments, gradueileioeiil réliéci sur h - suivants : segments abdominaux garnis en dessus, sur chacun, d'iu ■ rajigée de poils dirigés en arrière, et hérissés de poils [)lus longs, c! pourvus sur les côtés, au dessus des "stigmates de poils diveigents : ]'• 12» arceau armé en dessus de deux cornes redressées. Anus luhi- forme. Dessous du corps noir, un peu moins coriace ou moins corné qur le dessus. P/cr/.s composés dune hanche, d'une cuisse, et d'un tihi.; terminé par un ongle : la hanche et la cuisse garniesen dessous de poil:- plus longs que le tibia. Ventre gavm de poils moins longs et inoin> raides que le dos. Stigmates au nombre de neuf paires de chaque côté: le premier, vers le bord antérieur du médipectus ; les autres sur chacuii des huit premiers segments de l'abdomen. Cette larve vit dans les maisons, aux dépens des matières animales, des membranes : on la trouve aussi parmi les os, li. EleriBiestes bicoloi* ; Iùukicius. SuhaUonijé. Dessus du corps )ioir. Protltorax ijinin en devant, sur lés- C':tés et à la base de duvet )oux, clairsemc sur le disque. Ectisson lerêtn de duvet pareil. Elytres bordées à la base de duvet semblable; garnies sur le reste de duvet fonné âe poils noiis. couchés, peu serrés: striées surlenis deux lie: s internes. Dessous du corps revêtu de duvet ceiidvé . flavescent ; à couleur foncière noire on brune sur bi poitrine, d'un rouyr de cuir sur le venlie; sans taches. Pieds pubescents. Cuisses brunes. Tilnas et tarses d'un rouge brumîtie. çf 3e et ¥ arceaux du ventre offrant chacun sur la ligne médiane un petit signe orbiculaire et lisse, chargé d'un faisceau de poils. Ç 3e et k" arceaux du ventre sans sigîie particulier. Dermcsles bicolor. Fauk . Entoni. syst., t. I, p. ^2-2{), 10. — iil. Syst. Eleulli., t. I, p. 314, 11. — llEKiisr, Kaef., t. IV, p. 12.->, 0, pi. 40, fig. 6. — ScFiOENH., Syn. Ins., l. Il, p. H9, :28. — DurxscH.. Faim, anstr., (. 111 . p. :5o, 7. — F.RicHs., Ins. Douiscli., t. FI, p. 4:^7, m. — Sturm. Dculsch Faim., t. XIX, p. 6(5, n" 12, pi. 33'., fig. e, K. — Kusier. Kuef. Fur , :20, DKKMFSrATKS. — fh'rmcfitcs. f)I 16. — I;. Kedtknb., Kaun. aiistr., 2'- édit , p. -ii". — J. du -Vai,, (Jener. iig. 297. Long. Ora.OOG? à 0^,0081 (3 I. à 3 I. 3/4). — Urg. 0"i,0023 à 0'".0()3() ({ 1. I/^ à 1 1. 2/3). Corps suballongé. Tetehnme, luisante; denseraent poncluce: ^aiiiiL' il un duvet roux fauve, plus épais sur le labre, niédiocremenl serré sur le reste. Antennes d'un rouge brunâtre ou rouge de cuir, à masque assez serrée. Protlioiax élargi eu ligne courbe jusqu'à la moitié de ses côtés, faiblement et en ligne droite sur sa seconde moitié; plus con- vexe en avant qu'en arrière; plus sinueux à la base que cbez 'es au- tres espèces, de chaque coté de la troncature médiane; noir; un peu plus densement ponctué sur les côtés que sur le disque ; garni en de- vant, sur les côtés et au bord postérieur de la troncature et (\eii angles (le derrière, de duvet formé de poils roux, couchés très-claisemés sur Sijn disque. Ecusson noir, revêtu d'un duvet roux. Elytics pai-allèles jusqu'aux trois cinquièmes ou un peu plus, obtusément arrondies pos- térieurement prises en ensemble; médiocrement convexes sur le dos; creusées de stries assez profondes sur les deux tiers iiilernes de la lar- geur de chacune, ces stries obsolètesou moins marquées près du bord ex- terne; noires, ordinairement roussâtres à l'angle humoral et sur le calus; garnies à la base de poils roux, et sur le reste de leur surface de duvet formé de poils obscurs, couchés, peu épais, plus apparents sur les côtés; finement ponctuées sur ces derniers et peu ou point dis- tinctement sur le reste. Poiltine brune ou noirâtre, revêtue d'un duvet grisâtre, flavescent. Postépistemiims sans taches noires. Ventre d'un rouge de cuir; uniformément garni d'un duvet cendré ou grisâtre lla- vescenl, laissant apparaître la couleur foncière, et formant après le bord postérieur de chaque arceau une bordure plus claire ou plus lla- vescen te. Pié'rfs garnis d'un duvet cendré grisâtre. Cuisses ordinaire- ment noires ou brunes. Tibias et tarses d'un louge brunâtre. Cette espèce habite principalement les zones tempérées méi idionales. On la trouve à Lyon, dans les maisons. Nous l'avons prise dans les en- virons de Nîmes, sur un ormeau infesté de chenilles. ')^.s'. Le D. bicolor os-l facile à reconnaître à son ventre d'un rouge 62 5CUTH;0LI.ES. lie cuir, garni d'un duvet cendré grisâtre peu épais, sans tache noire ou dénudée sur les côtés de ses arceaux, et à ses postépisternuins revêtus d'un duvet flavescent et sans taches noires. a. Dermestes larilariiis; Linn^.. Dessus du corps noir. Prothorux parsemé de petites mouchetures d'un cendré ronssâtre. Elytres revêtues d'un duvet pareil sur leurs deux cin- (juièmes basilaires, et marquées chacune sur cette bande duveteuse, de trois points noirs. Poitrine noire, garnie d'un duvet luisant, d'un cendre rous- sâtre ou flavescent. Ventre et pieds noirs, parfois bruns ou d'un rouge brun, brièvement garnis d'un duvet concolore. (f 3" et 4" arceaux, du ventre olîrant chacun sur la ligne médiane un petit signe orbiculaire et lisse, chargé d'un petit faisceau de poils. (f 3e et 4« arceaux, du ventre sans signe particulier. Dermesles lardarius. Linné, Syst. nat., IC" i'dïi., t. l, p. ."îoi, l.— Id. 1-2* édit., ». I, p. 361, 1. — Id. Faun. siipc . p. 140, 408. — De Geer, Mém., t. IV, p. 192, 1, pi. 7, ti^;. 15, — Fabr., Syst. entoin., p. 55, 1. — Id. Syst. eleiith., t. I, p. ;u-2, l. - Heubst, Raef.,t. IV, p. 115, pi. 40,fig. l. pi. G, fig. 4, 7. — Ouv., Entom., t. II, n« 9, p. 6, 1, pi. l, fig. 1. — Id. Encycl., méth., t. VI, p. '2ôe,, l. — Latr., Ilist. nat., t. IX, p. 2 40, I. — Id. Gêner., t. II, p 31, t. — Gyi.lenh., Ins. siiec, t. I, p. 14tj, I. — Schœnh., Syn, 1ns t. II, p. 83, 1. — DuFTSCH., Faun. austr., t. Ill, p. 3-2, l. — Steph , IlUistr., t. IX, p. 1-21, 1. — Id. Man., p. U2, 1150. — Curtis, Brit. Ent., t. XV, pi. 682. — Brullé, Hist. nat., t. V, p. 389, pi. 16, fig. l. — IIeer, Faun. col. helv., p. 435, t. — Castei.n., Hist. nat., t. Il, p. 33, 5. — KusTER, Kaef. Eur., l, 29. — Erichson, Naturg. d. Ins. Dentsch., t. ill, p. 436, 11. — Sturm, Deutsch. Faiin.,t. XIX, p. 63, il, pi. 349. L.Redtenb., Faun. austr., t'^ édit., p. 217. Le Dermeste du lard. Geoffr., llist. abr., t. 1, p, lot, 3. Long. On',0067 à 0"',0090 (3 1. à 4 1.). — Larg. 0"',0029 à 0"',004d (1 1. 1/3 à 21.). Corps oblong ou suballongé. Tête noire; densement et finement ponctuée: garnie de poils fins, courts, couchés, souvent peu apparents. Labre cilié en devant de poils roussà très mi-dorés. Antennes brunes ou d'un brun rouge sur la lige, d'un rouge de cuir sur la massue : dkkmestatilS. — Hermestes. (^'^ celle-ci niédiocremeiU serire. Prothorax inuni sur les côtés d'un re- bord moins étroit que chez les autres espèces; élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié de ses côtés, faiblement et en ligne droite, postérieu- rement plus convexe en avant qu'en arrière : densement ponctué; noir, parsemé de petites mouchetures cendrées ou d'un cendré roussâlre ou flavescent. Ecusson xio\v. Elytres subparallèles jusqu'aux deux tiers, subarrondies, prises ensemble, postérieurement; médiocrement con- vexes; densement et finement ponctuées; parées sur leurs deu>: cin- quièmes antérieurs, d'une bande de duvet cendré roussâtre, bifes- tonnée postérieurement sur chaque élytre, et notée sur chaque étui, vers le milieu de sa longueur, d'une rangée transverse arquée en arrière, formée de trois points noirs; quelquefois entièrement noires sous cette bande, ordinairement au moins en partie d'un rouge brun ou d'un rouge testacé : noires sur le reste de leur surface, obsolètement striées ; garnies de poils concoloi'es, fins et couchés. Dessous du corps noir; uniformément garni sur la poitrine d'un duvet luisant cendré . roussâtre ou flavescent; ce duvet clairsemé et peu apparent sur le ventre, si ce n'est au bord postérieur des arceaux : le ventre, parfois d'un rouge brun. Pieds variant du noir au rouge brun. Cuisses peu pubescentes. Cette espèce habite toutes nos provinces. Elle attaque toutes les ma- tières animales. Elle est commune dans les maisons, dans les abat- toirs, etc. Sa larve se trouve dans les mêmes lieux. En voici la description : Long. 0^,0069 (3 I.). — Larg. 0'",0020 à 0'",0022 (9 1. 1/10 à 1 1.). Corps allongé ; trois fois aussi long que large, subcylindrique jus- qu'au sixième arceau al)Jominal, graduellement rétréci sur les sui- vants ; noir ou d'un noir de poix. Tête inclinée ; engagée dans le pro- thorax; rayée sur le vertex d'une ligne ou d'un léger sillon bifurqué en devant; déprimée sur cette partie bifurquée, planiuscule sur le reste. Mandibules courtes, cornées, dentées à l'extrémité. MâcJwires ar- mées, à l'extrémité de leur partie interne, d'uji crochet corné ; variant du noir au livide te.stacé, ainsi que les autres parties inférieures de la bouche. Palpes maxillaires coniques. , de trois articles. Menton plus 6-i SCITTICOLLKS. long que large; un peu rétréci d'arrière en avant; arqué à son bord antérieur. Languette saillante. Palpes labiaux courts, de deux articles. Antennes courtes; de quatre articles : le l*"" court et plus large; les 2e et 3<^ cylindriques ; le 3'' un peu plus court que le 2^; le 4*' grêle. (kellea au nombre de six. Coips composé de douze segments, subcornés et gai'Jiis de poils grossiers bruns ou d'un brun roussâtre, en dessus : les trois premiers segments ccmstituant le thorax, et portant chacun en dessous une paire de pieds. Le ProtJiorax, un peu rétréci d'arrière en avant, aussi long que les deux suivants réunis; faiblement arqué à son bord antérieur, garni près de ce bord de longs poils dirigés en avant, hérissé sur le reste de sa surface de poils clairsemés : subsil- lonné transversalement, vers les deux tiers de sa longueur : les méso et métathorax, peu garnis ou hérissés de poils : le premier arceau abdominal également peu garni ou hérissé de poils : les autres garnis sur le dos, de poils dirigés en arrière et de poils redressés plus longs : ces derniers plus longs sur les côtés : douzième arceau armé de deux cornes relevées. Anus tubiforme. Pieds variant du noir au testacé li- vide; formés cbacun d'une hancbe, d'une cuisse et dun tibia suivi d'un ongle : la hanche et la cuisse garnies en dessous de longs cils et de poils plus courts sur le tibia. Stigmates au nombre de neuf paires. Obs. Le 4e article des antennes est souvent terminé par un poil, et ûlîre, en outre, un petit appendice rétractile à son côté externe. Voyez pour cette larve: Blankaaut, Shon-Burg der Riipsen, elc, ir.88, p. 9.*;, pi. XI, lig. K, L, M. — GoEDART, iMétatnorph., trad. fr. 1700, t. 11, exper. il, p. 172. — Meinecke, Entom. Beobacht., in Natiirforsch, t. III, 1774, p. 01. — kl. in Fuessi.y's. Magaz., t. II, 1779, p. 128. — De Geeu, Mém.. t. IV, 1774, p. 194„ pi. 7, fig. 1. 5. — IIeubst, Natursyt., t. IV, 1792, p. 118, pi. G, 19,4-7.— Latr. Hist. nat., 180'(, t. IX, p. 233. — Buullé, liist. nat., t. V, 1833, p 369. — Westwood, Introd. to the modem. Classif., 1. I, p. l.")8, pi. 14, p. ne, fig. 9. — Sturm, Deutsch. Fami., t. XIX, 1849, p. tj."), pi. 349. — CnAPtiis et Candèze, Entom., p. 98. Près du D. lardarius, vient se placer le suivant : Oefuie.stes v«i*ax ; .Motschulsky. Allonijé, parallèle, snbcylindrl- que, très-poncliu', pubescent, noir. Klijlres parées en devant d'une large DERMESTATKs. — Deruimks. fin bande tramversah\ rousse, revêtue d'un chivet fauve, et marquée de quatre points noirs. Dessous du corps noU\ pubescent. Dermestes vorax. Motsch., ni ScimENCK's, Reise, m Amur.-Lanrle, 123, 199, pi. 8, Ug. 19. Larg. O'i^OOOi •. ()m.0a74 (2 I. 3/4 à 3 I. 1/3). Pnliie : La Oaourio. Obs. Cet insecte se rencontre avec le D. lardurius : n'en serait-il ilif une variété ? i.i. Dermestes atei* ; Oliviku. Dessous du corps d'un noir profond et garni d'un duvet de même cou- leur, lin et peu serré. Antennes d'un rouge brun. Ventre noir en partie, garni d'un duvet concolore, bordé de roux à l'extrémité du dernier ar- ceau, et souvent à l' angle poster o-externe des 3« et ¥ : les 2" à 4« creusés chacun d'une fossette à leur angle antéro-interne. cf 3e et ¥ arceaux du ventre offrant chacun sur la ligne médiane un petit signe orbicuJaire et lisse, chargé d un faisceau de poils jau- nâtres. 9 3" et 4« arceaux du ventre sans signe particulier. Dermestes ater. Oliv., Entom., t. Il, ii" 9, p. 9, G, pi. 2, fig. 12. — Id. Encycl. niéth., t. VI, p. 267, 0. — Casteln., Hist. nat., t. Il, p. 34, 12. — Erichs , Naturg. d. Ins. Deutsch., t. Ill, p. 43."), 9. — Kuster, Kaef. Eiir. , B, SI. — L. Redtenb., Faun. aust., 2« édit.. p. 217. Long. 0"\0067 à 0'",0078 (3 1. à 3 1. l/2j. — Lai'g. 0«,(K>2« à ()'".()0:i3 (1 1. 1/5 à 1 I. 1/2). r:o/7}S oblong; dun noir profond, en dessus et en dessous; garni d'un duvet de même couleur, formé de poils fins, couchés et peu ser- rés. Tète densement ponctuée. Lnhre cilié en devant de poils d'un cen- dré jaune mi-doré. Antennes d'un rouge brun ou d'un brun rouge, à massue assez serrée. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'à la moi- tié de ses côtes, peu fortement ensuite, ou parfois légèrement rétréci d'avant en arrière sur son quart postérieur, plus faiblement convexe (>(> SCUTICOLLES. en arrière qu'en devant ; densement et finement ponctué. Ecussoti et Elyties ponctués, colorés et garnis de pubescence comme le prothorax:: les élylres parallèles jusqu'aux deux tiers, subarrondies prises ensem- ble, postérieurement ; très-médiocrement convexes. Dessous du corps noir et pubescent comme le dessus : dernier arceau du ventre posté- rieurement bordé de duvet roux, mi- doré : angles postéro-externes des 3e et 'l^ arceaux et parfois du 2« garnis de duvet semblable : les 2'% 3'' et 4" arceaux creusés d'une fossette à l'angle antéro-externe de chacun de leurs cOlés. Pieds noirs; brièvement pubescents. Cette espèce se trouve parfois dans les maisons, mais plus oi'dinaire- ment sous les petits cadavres cl dans les bois. Elle passe souvent l"hiver sous les écorccs. Elle habite la plupart des provinces de la France. Obs. Elle est facilement reconnaissable entre ton les les autres à son coj'ps, d'un noii' profond, garni d'un duvet de mémo couleur t'I à ses i" à 4" arceaux du ventre creusés d'une fossette de chaque côté. lïersBiestes S'sslIiÈiBaostBs; Rossi. Dessus el dessous du corps noirs et ijcunis d'un dnvel jiii et concolore. Base des (iiitennes et tco'ses d'un biuu de poix. çf 3» el 4'' arceaux du ventre ollranl sur la ligne médiane un petil signe orbiculaire lisse, chargé d'un faisceau de poils. Ç 3» et i"^ arceaux du ventre sans signe particulier. Ih'nnesles fidiuinosus. Rûss[, Faim. Etrdsc. Mant., t. \, p. 17, 32. — îd. Iviit. IIri.w., t. H P- '^^-5 •^2- — Ekjchs., Natiirg. d. Ins. DeiiLsili., t. lli, p. 4;îr., 10. — Sïur.M, Denlscli. Faiin., t. XIX, p. 61, pi. .333, lig. -2, C, t). — F. Rkdtenp.., Faim, aiistr., 2« édit., p. :217. Long. 0"s0078 (3 1. 1/2). — Larg. ()™,004r) (2 1.). Patrie : L'Italie et l'Allemagne. Obs. Celle espèce se distingue du D. nier, par son corps plus large, plus faiblement convexe, plus densement ponctué surtout sur le pro- Ihorax. par ses antennes d'une couleur plus obscure, el surtout par les derniers aireaux du ventre revêtus d'un duvet noir. Les élylres ont des stries indistinctes. DERMESTATES. — Attagenus. 67 Gem\) Àttaij en us, XnxGksE; Lati'eilk'. Latu., Ilisl. liât., t. IX, p. -îï:]. Cahactèhes: Mésosternum plus long que large, ordinairement un peu rétréci d'avant en arrière; entaillé en devant pour recevoir la pointe duprosternum F/wiï pourvu d'uti ocelle. Yeiti; presque semi-globuleux; entiers ou à peu près. Antmnes insérées vers la moitié de la longueur du côté interne des yeux; de il articles : les derniers constituant une massue, dont le 1er article est ordinairement un peu moins court que le 2°. AîUépectus longitudinalemenl déprimé au côté externe des han- ches de devant, dépression dans laquelle se loge le plus souvent la massue des antennes, dans 1 état de repos. Prosternum non avancé en forme de mentonnière, laissant à découvert les parties de la bouche; prolongé jusqu'à l'entaille du mésosternum. Reyli des élytres horizon- tal et formant en devantun angle droit avec le bord latéral desélytres: giaduellement rétréci jusqu'au bord postérieur du postpéctus, réduit ensuite à une tranche. Tibias peu fortement spinosules sui' leur tranche externe. Premier article des Tarses postérieuis deux fois au moins plus court que le â'^ Les Attagèaes, d'une taille plus petite que les Dermestes, se rappro- chentde ces derniers par leurs habitudes. Leurs larves vivent, les unes dans nos maisons et dans les champs, aux dépens des matières animales desséchées; quelques-unes, plus dommageables, attacjuent dans nos col- lections les mammifères et oiseaux empaillés, et portent le ravage et la destruction dans les magasins des pelletiers; quelquesautres, enlin, se contentent, sous les écorces des arbres, des dépouilles abandonnées par les chenilles ou autres insectes. Sous leur forme parfaite, les premières espèce.T se cachent encore dans nos habitations et cherchent à faire leur profit des substances grais- seuses, des viandes desséchées et de quelques autres matièies animales qu'elles y rencontrent. Les autres vont demander aux (leurs une nour- riture moins vulgaire. Celles-là sont lucifuges, et portent généralement une livrée obscure: celles-ci montrent généralement sur leurs étuis des bandes ou taches de (iuvet, qui prêtent à leur robe des ornements particuliers. (Î8 SCUTICOLI.KS. Les Altagèlies n'unt plus le dessous du corps revêtu d'un duvet blanc. Les mâles n'offrent plus sur quelques-uns des arceaux du ventre les petits signes orbiculaires surmontés d'un faisceau de poils qui se mon- traient chez plusieurs Dermesles; mais ils se distinguent de l'autre sexe par l'allongement plus ou moins remarquable du dernier article de leurs antennes. Les larves des insectes de ce genre diffèrent sensiblement de celles des Oermestes. Elles ont le corps allongé, étroit, aminci d'avant en arrière, écailleux et corné en des.^us: le dernier arceau du dos non muni des deux sortes de cornes, et l'abdomen terminé par un faisceau de longs poils. Leur démarche est saccadée et comme formée d'une suite de secousses. La description de celle de VAIl.pellw fera connaître leur organisation plus en détail. Le tableau suivant est destiné à faciliter la détermination des espèces de notre pays, en abrégeant les recherches : A Dernier article de la massue des antennes du (S trois ou quatre fois aussi long que les deux précédents réunis (S. -fi. M ta demis.) Obs. Les insectes de ce genre ont le profhorax noir ou brun et garni d'unJavet fin et concolore; se,ileinent,chez la dernière espèce, ce segment est paré de trois taches de duvet blanc. Les]élytres sont liabituellement noires ou brunes, sans taches, ou avec un seul point de duvet blanc. iT Elylres noires ou brunes, sans taclies de duvet blanc. /;. Pieds roux ou d'un roux testacé. c. Labre brun. ce. Labre roux. d. Ventre revêtu d'un duvet grisâti-e. dd. Ventre revêtu d'un duvet jaune doré. hl>. Cuisses noires : tibias ordinairement bruns: tarses d'un fauve testacé. (ta. Elytres noires ou brunes, parées chacune d'une tache poncti- forme de duvet blanc située près de la suture, un peu avant In moitié de leur longueur. .l.-V. Dernier artifle de la massue des antennes des J moins de deux fois nu.«si long que les deux précédents réunis (S.- G. Lanorus). Obs. Les élylres .sont ordinairement noires ou brunes, pa- rées de tâches ou do bandes d'un duvet Itlanc o i cendré ; souvent les parti.^s recouvertes par ce duvet sont roussàtres; Piceus. Fulvipes Styginlis. Schaejfer. Pellio. DEHMiisiAiKs. — Attageuus. 69 •|iiol(juelois la couleur foncière noire ou brune, passe elle- même au faure ou au roux fauve. e. Elyfres parées chacune de neuf ou fli\ taches de duvet blanc. '20—f]uftfifvs. et'. Elytres parées chacune d'une ou do plusiouis ban- des d'un duvet cendré ou grisâtre. f. Elytres parées chacune d'une tacliejuxla-suturalc, d'une tache apicale et chacune de trois bandes de d u \ et cendré. 'Inl'fixciatus . If. Elytres parées cliacune do deux bandes el d'une on de do'ix taches de duvet cendré. liifnsciatns. l. Atta^-eiiiis pieeiis: Ouvuiu. Ubiomj; iioii\ souvent bi tut iotr les litjlres; (jaimi en dessus d'un duvet itébidetix, foimé de yods fins, cuitchés, peu ou médiocrement serrés, moins courts stir les écliancrures ba-^ilnitr^ du protkorax et souvent atissi à la base des elytres. Labre brun nuir. A iilnuies d'un roux fauve, avec le der- nier article de la massue noir. lh'^s()U'< du corps revêtu d'un dtivel tjris livide. Pieds fauves eu d'un futivc Irslacé. o" Aiiteiiiies prolongées îiu dclii des deux, tiers des côtés du prothoiax : à dernier article subcyljndrique, ou plutôt un peu comprimé el fai- blement el yraduelleni Mil r.'hvci jusqu'à rextréniilé, subarrondi à celle-ci; aussi long que tous les précédents réunis, quatre fois aussi long que les deux précédents pris ensemlde. Ç Antennes à peine prolongées jusqu'au lier.^ des côtés du protlio- rax; à dernier article coni(jU!'. pas plus lonu que les deux précédents l'énnis. Uermestes piceus. OLiv.,Entoai ,1. Il, u" .', p. in, 9, pi. l,lig. 4 à 6 (suivant l'insecte conservé dans la collection de M. Chevrolat). hcnnestes meualoma. E.abh., Siqipl. Eut. syst , p. 71,4-3. —Syst. Eleuth., t. I, p. :ill. :>. — DuKTScH. Kaun. anstr., t. lit , p. 40. 14. D.'ntu'sles nutcdlnrius. Duftsch., Faiin. austr., t. III, p. 40. 13. (cJ). Mlageiius mcdaloma Eniciis. Insect. Deutsch.,t. III., p. 441.— Kuster, Kaef. Eur.,X. 4:) — L. Rkdtenb. Faun. aust., 2i' édit., p. 398. —Chevrolat, .Vnn. de la Soc. ontoin .!.■ V\\, 'r liv., t. 111, \Hm, p. 010. 283. a' Long. 0'",0033 à 0'",(X):i6(l/^ 1. à ^2/3 1.). — Larg. 0,0018 (i/ol.;». , Long. O'n.OO'tS (2 l.t. — Larg. O-^.OOSS (1 1.). tO SGUTICOLLES. Corps oblon.ii': ordinairement noir en dessous, du moins sur la tête et sur le prothorax, parfois brun sur les élylres; plus finement ponctué sur les deux premières que sur les secondes; garni d'un duvet nébuleux formé de poils fins, couchés, peu ou médiocrement serrés, moins courts sur les échancrures basiliaires du prolhorax et souvent h la base des élytres : ces poils pins apparents quand l'insecte est examiné d'avant en arrière. Labre noir ou brnn. A)tlpnnes d'un roux testacé sur la tige, ordinairement moins clairs sur les deux premiers articles de la massue, noirs ou bruns sur le dernier. Protliorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; tronqué, à peine plus largement que l'écusson sur la partie médiaire de la bise, échan- créen arc entre celte troncature et chaque angle postérieur : ceux-ci un peu obtus et un peu dirigés en arrière; plus convexe en avant qu'en arrière. Elytres i^eii sensiblement rebordées sur la moitié externe de leur base; subparallèles jusqu'aux deux tiers; obtusément arrondies postérieurement, prises ensemble; médiocrement convexes; briève- ment ciliées sur les côtés; munies d'un léger rebord suturai sur leur moitié postérieure; noires ou parfois brunes. Dessous du corps noir: l'evêtu d'un duvet grisâtre assez épais, fin et court. Pieds fauves, par- fois d'un fauve ou roux testacé. Tarses parfois bruns. Cette espèce paraît habiter toutes les parties de la France. Ellle n'est pas rare dans nos environs, dans nos maisons. Obs. La couleur du dessus du corps est ordinairemeni noire: mais quand la matière colorante a été moins abondante, le noir passe au brun, surtout sur les élytres. Les pieds varient aussi de teinte et se montrent fauves, d'un fauve roux testacé, avec les tranches plus obscu- res; les tarses souvent bruns ou obscurs. Cette espèce s'éloigne de VA. Schaefferi par sa couleur d'un noir moins profond; parle duvet du dessus de son corps nébuleux au lieu d'être noir; par ses cuisses fauves ou d'un fauve testacé. Elle se dislingue du falvipes par une teinte ordinairement un peu plus faible, par son labre noir ou brun; par la longueur plus grande du dernier article des antennes du cf; par le duvet du dessous de son corps plus luisant. Elle n'a pas, comme le stygialis le duvet du ventre mi-doré. La larve, suivant Sturm, diffère peu de celle de Y Alt, pellio, seule- DKUMKSTATES. — xMtatjeims. 7\ ment elle est un peu plus obscure. La nymphe ne s'rloiij^ne égaleinenl lie celle de l'insecte précédent que par une couleur d'un jaune plus vif. Elle a été figurée par Stuum. Deutsch. Kaun., t. XIX, p. 78, pi. 'îo'j., lig. Q. U. -2 AttajiKeiius f ulvifies; Mui-sam et Key. Obion(j; d'un briui noir ou hrun en dessns. arec les ély(res purfols d'un hvnn rouge ou d'un rouge brun ; (jarni d'un duvel obscur, formé de poils fins, couchés et médiocrement épais. Labre d'un roux testacé. Antennes d'un roux fauve ou testacé, avec le dernier article ordinairement noir. Dessous du corps r.oU\ garni d'un duvet court, grisâtre, assez épais. Pieds d'un roux fauve ou testacé. cf Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers des côtés du prolliy- rax; à dernier article subcomprimé: sul)i)arallèleon légèrement rétréci à la base et vers l'extrémité, subarrondi à celle-ci; à peu prés aussi long que tous les précédents réunis; trois Ibis au moins aussi long que les deux précédents pris ensemble. 9 Antennes à peine prolongées jusqu'à la moitié des côtés du [)r(i- lliorax ; à dernier article conique, à peine plus long ou à peine aussi long que les deux précédents réunis. rf Long. 0'", 0033 à 0"sU031)'(i I. l'a ail. 3/4). — Larg. 0'",001S àO™,0020(i/oà9/iO). 9 Long. 0"'.,2 à O'",00ol (1 I. 7 8 à ^2 I. I/'i). — Larg. 0'n,OOiO à O'",002o(0/10à 1 1. 1/8). Corps oblong. Tc'te noire; linemiMil ijonctuée; garnie d'un diivcl cendré et court. Labre imix ou d'iiii rouge testacé. Antennes d'un l'ouge roux ou testacé sur les huit premiers articles des antennes et sur les deux premiers de la massue: ceux-ci, souvent moins clairs : le der- nier, parfois de même couleur, ordinairement brun ou noir. Protho- rax élargi en ligne courbe depuis les angles de devant jusqu'aux pos- térieurs ; lron(iué à peine plus largement que l'écusson, à la partie mé- diane de sa base; échancré en arc entre cette troncature et chaque angle postérieur; plus convexe en avant qu'en arrière; finement ponc- 72 SGIITICOLLES. tué; noir ou d'un brun noir; garni d'une pubescence fine et médio- crement serrée, cendrée ou nébuleuse en devant et sur son disque, moins courte et fauve sur les échancrures de la base et souvent sur les côtés. Eciisffon noir ou brun ; pubescent. Elytres sans rebord ou à peine rebordées sur la moitié externe de leur base; subparallèles jusqu'aux deux tiers ou un peu plus ; subarrondies, prises ensemble à l'extré- mité; étroitement rebordées sur les côtés; médiocrement convexes; creusées d'une légère fossette humérale; munies d'un léger rebord su- turai sur leur moitié postérieure; finement ponctuées; ordinairement brunes ou d'un brun noir, souvent brunes ou d'un brun rouge; garnies d'un duvet lin et médiocrement serré, nébuleux ou fauve , moins court et plus apparent aux échancrures de la base. Dessous du. corps noir ou brun noir; garni d'un d'uvet grisâtre ou d'un grisâtre tirant sur le fauve. Pieds pubescents; roux ou d'un roux teslacé , parfois d'un roux ou rouge roux nébuleux ou brunâtre, surtout chez le a". Cette espèce est principalement méridionale. On la trouve en Pro- vence et en Corse, dans les maisons. Ohs. Le dernier article, ordinairement brun ou noir, est parfois de même couleur que les autres. Les élytres noires ou d'un brun noii. dans leur état'.le plus foncé, sont souvent brunes ou d'un brun rougt\ par défaut de matière colorante. Obs. VAtt. sordidus de M. Heer, dont nous ne connaissons pas le tj^e, se rapporterait-il à une variété par défaut de cette espèce, ou constituerait-elle une espèce particulière ? Voici la descj'iption du savant naturaliste suisse : ObJongus, fusco-niger, griseo-pubesceus. Elytris ferrugineis anteunis basi, pedibusque rufo-testaceis. Long. 1 1. 1/2. Capul fusco-nigrum, dense griseo-hirlum. Paipis Anlennisque basi testaceis : antennce articulo ultimo valde elongato, subcylindrico , nigro. Protonoto brevi, antorsuni valde angustatum, convexum den.se griseo-hirtum, basi ad scutellum parum produclum, paulo elevâtum. Scutellum minutum. Elytm subparallela, apice rotundata, parum con- vexa, confertim suhtiliter punctulata, ferruginea.griso-hirta. Abdomen tusco-nigrum. dense griseo-pilosum. Patrie : Genève. Très-rare. DiiR M ESTATES. — Attagemis. 73 Obs. L'An, sordidus, outre sa couleui- plus rousse, paraît différer de VAit. fiilvipes, par sa tête et son prothorax revêtus d'un duvet grisâ- tre épais, par les élytres hérissées d'un duvet de même couleur; par la forme plus cylindrique du dernier article des antennes du o". Il faudrait connaître la longueur comparative de ce dernier article et des deux précédents ,l 'pour émettre une opinion plus fondée sur cette question. :). Attaj^euus sty^lalis ; Mulsant et Rev. Ohlonij ; noir et garni en dessus d\in duvet noir, formé de poils fins , couchés et peu ou médiocrement serres. Labre du )i loiuje roux. Anten- nes d'un rouge roux ou iestacé, arec les deux premiers articles de la mas- sue parfois obscurs, et le dernier ordinairement brun, avec l'extrémité moins foncée. Dessous du corps noir, garni d'un duvet d'un jaune doré. Pieds roux. cf Antennes prolongées au moins jusqu'aux deux tiers des côtés du prothorax; à dernier article comprimé, subparallèle, subarrondi à l'extrémité: à peu près aussi long que tous les précédents réunis: trois fois au moins aussi long que les deux précédents pris ensemble. 9 Antennes prolongées environ jusqu'à la moitié des côtés du pro- thorax; à dernier article conique, à peine aussi long ou à peine plus long que les deux précédents réunis. a" Long. 0'n,0036 (1 1. 2/3;. — Larg. 0'",0U20 (3 I. 1/10). 9 Long. 0'n,0045 (2 \.). — Larg. O'",0025 (l l. 1/8). Cori>s oblong; noir, luisant et garni en dessus dun duvet noir ou obscur, formé de poils fins, couchés et jiiédiocrement serrés. Labre roux. Antennes rousses ou d'un rouge testacé s.ur la tige et sur les deux premiers articles de la massue : ceux-ci parfois obscurs : le dernier brun ou brun noir, avec l'extrémité souvent rougea.'i'^'- Protiiorax étroitement rebordé, et élargi en ligne un peu courbe depuJ'^ •'-'^ ^'^' gles de levant jusqu'aux postérieurs; tronqué à peine plus largoiu^»^^ que l'écusson sur la partie médiaire de sa base, échancié en arc entré cette troncature et les angles postérieurs; plus convexe en devant qu'en arrière. Ecusson noir. Elytres munies d'un léger rebord au moins sur 74 SCUTICOLLKS. la inoilié externe de leur base; subparallèles jusqu'aux trois quarts tle leur longueur, oblusément arrondies prises ensemble postérieurement; médiocrement convexes ; munies, depuis le quart de leur longueur . d'un léger rebord suturai prolongé jusqu'à roxtréraité. Dessous du corps noir, garni d'un duvet assez long et médiocrement serré d'un jaune doré, plus visible quand l'insecte est examiné d'avant en arrière. Pieds roux, pubescents. Cette espèce est méridionale. On la trouve en Provence. Elle nous a été envoyée de Coi'so par M. Revelière. Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec 1'^. fnlvipes; mais elle a le dessus du corps d'un noir foncé, luisant, garni d'un duvet noir, et le dessous du corps paré d'un duvet d'un jaune doré et moins court. Près des A. styrjialis et fulvipes paraissent devoir se placer les deux espèces suivantes, que nous ne connaissons pas. Attaj^encss marg-iiiicollîs ; Kusteh. Ovatus , coxvexus . picco- niger, supra nigro-infra ferrugineo subtilller pubescens ; thordcis mav- ginepostico flavo-villosiis ; aiitennis pedibusquc (er^nigUtco-rufis. cf Dernier article des antennes allongé, subarqué, déprimé, lron(jué à l'extrémité. Altagenas marginicoUis. Kusteu, Kaef, E'ir., XII, 1'^. ._ Long. 0"',0039 à O'>',0052 (1 I. Vï h"!]. î/:]) — Larg. O'",000(i à 0'",0022 (l/'i l.à 1 I.). Patrie : Le sud de l'Espagne. Obs. Le dessous du corps est d'un noir de poix : garni sur les deux premiers arceaux d'un duvet formé de poils coucbés d'une couleur jau- nâtre. Sur les derniers segments, il n'y a que peu de poils decette der- nière couleur : la majeure partie des autres est de couleur noire. Atta^^esitis «lalisasîtBBasas: Kusteu. Oblongo-ovahLs.nltidus^piceus. supra stibtilisswie uigro- iiifra griseo-fiavo pubescens anlennis pedibusquc luteo-rufis. SClTICitLLF.S. cr" Long. 0'".00;];j à ()"',0J;3v)^l I. i/i h l \. :y/'h ). — Larg.O"', 0020 (9/101.). ? Long. 0'n,0042 (1 L 7/8). — Larg. 0'" ,002^2 à O'",002o • (1 1. àl I. 1/8). Corps oblong; d'un noir luisant en dessus; plus linement et plus densement ponctué sur la tête et sur le prothorax que sur les ély très; garni d'un duvet noir ou obscur, formé de poils fins ou médiocrement serrés. Labre noir ou brun. Tête parée d'un ocelle rougeàtre. Antennes «< premier article souvent obscur ou brun : les suivants de la tige d'un rougeou roux testacé : les deux premiers de la massue de même couleur ou un peu moins clairs : le dernier, noir. Prothorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; tronqué, à peine plus large que l'écusson dans la partie médiaire de sa base; échancré en arc entre cette troncature et chaque angle pos- térieur; plus convexe en avant qu'en arrière; parfois marqué d'une légère fossette ponctiforme, de chaque côté de sa ligne médiane vers la moitié de sa longueui'. Ecusson noir. Elytres légèrement rebordées à la base; suhparallèles jusqu'aux trois cinquièmes de leur longueur, obtu- sément subarrondies, prises ensemble, postérieurement; médiociemenl convexes; munies d'un léger rebord suturai sur leur moitié postérieure. Dessous du corps noir; garni d'un duvet grisâtre, luisant, assez serré. Pieds noirs ou d'un noir brun sur les cuisses et les tibias : ceux-ci parfois moins obscurs. Tarses d'un rouge testacé. Cette espèce paraît rare en France. On la trouve surtout dans Icj* parties rapprochées de la Suisse. Obs. Elle se distingue des A. piceus et fidvipes par le dessus de son corps d'un noir plus profond et plus luisant ; par le duvet de cette partie du corps noir et obscur ; par la couleur noire de ses tibias et de ses cuisses; elle s'éloigne du stygiaUs par ce dernier caractère et par la couleur du duvet de son ventre. Erichson donne à son il. Schaefferi des tibias et des tarses roux et le duvet du dessus de son corps noir. Aurait-il eu sous les yeux une autre espèce que nous ne connaissons pas et qu'on pourrait nommer ambiguus. Chez nos exemplaires qui se rapportent à la description de Herbsl. le dessus du corps est revêtu d" un UKiiMKSTATRS. — AlUtyeuu.s. 77 Juvet grisàlie, luisant ou (lavescent et les tibias sont noirs ou bruns. M. le docteur Rosenliauer, d'Erlangen, a trouvé la larve de 1'^^/. Scliaeffe.ll parmi des larves de Tenebrions, dont elles dévoraient sans doute les dépouilles. Elle a beaucoup de ressemblance avec celle de l'A. pellio. En voici la description : (Entom. Zeit. 1847, p. 32o). Corps allongé. Tète petite; garnie de poils épais. Parties de la bouche comme chez l'.i. pellio. Corps étroit, médiocrement convexe : d'un brun roussâtre; corné et écailleux en dessus, submembraneux, en dessous. Segments du premier aj'ceau tboracique hérissé de poils clair- semés, une fois plus grand que le 2*^ : celui-ci, le plus court : le S" recouvrant un peu le suivant. Segments abdominaux ne se recouvrant pas postérieurement, garnis chacun vers leur bord postérieur de soies dirigées en arrière, et hérissés de poils clairsemés : le dernier segment terminé par une longue queae, formée de poils relevés. Pieds courts et saillants en dehors dans la marche. Elle semble glisser en marchant et progresse par secousses. La nymphe est d'abord blanche; les fourreaux des oi'ganes du vol et (le la marche se détachent un peu du corps. Cette larve, trouvée au printemps de 1846, était déjà grosse; elle est éclose en 1847. En juin, elle se transforma en nymphe et parut en juillet sous la forme d'insecte parfait. o. Attageiius pellio ; Linné. Oblong; noir; garni, en dessus, d'un duvet fin, concolore, formé de poils couchés ot médiocrement serrés ; paré sur la hase du prothorax de ti ois taches de duvet blanc ; une, antésciitellaire; une, prés de chaque angle pos- térieur. Elytres parées chacune d'une tache poncti forme de duvet blanc, près de la suture, vers la moitié de leur longueur. Dessous du corps noir, revêtu d'un duvet cendré ou grisâtre légèrement flavescent. d" Antennes prolongées au moins jusqu'aux trois quarts des côtés du prothorax; à dernier article plus long que tous les précédents réunis ; quatre fois au moins aussi long que les précédents pris ensemble, com- primé, légèrement arqué au côté interne, faiblement rétréci dans la seconde moitié, subarrondi à l'extrémité. 78 SGUTICOLLES. $ Antennes à peine prolongées jusqu'à la moitié des côtés du prolliorax; à dernier article comprimé peu rétréci de la baseà l'extrémité, obtusément arrondi à celle-ci ; au moins aussi long que les deux précédents réunis, paraissant parfois appendice ou comme composé de deux articles soudés. Dermestes pellio. Li},00i^0 (9/101.).— Long. 9 0»>,005() (2 1. 1/2). — Larg. 0n\0030 (1 1. 2/5). Corps oblong. Té/e noire; densement ponctuée; garnie d'un duvet formé de poils noirs, fins et couchés; marquée sur le front d'un cercle rougcâtre. Palpes souvent noires, chez le cf. d'un roux testacé, chez la 9 . Labre brun. Antennes à l^i' article brun : les suivants de la tige, d'un roux livide ou testacé : ceux de la massue, noires. Prothorax élargi en ligne un peu courbe, depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; tronqué, à peine plus largement que l'écusson dans la DERMESTATES. — Auocjenus. 79 partie médiaire de sa base, écliancré en arc entre cette troncature et angle postérieur; convexe en devant, médiocrement en arrière; den- sement et finement ponctué; noir; garni d'un duvet formé de poils noirs, fins et couchés ; parés de trois taches ponctifornies de duvet blanc : une au devant de l'écusson ; une liée à la base, prés de cha- que angle postérieur. Ecusson triangulaire, noir; garni d'un duvet concolore. Elijtres légèrement rebordées à la base ; subparalléles depuis l'épaule jusqu'aux deux tiers, obtusément subarrondies, prises ensem- ble, à l'extrémité; ciliées sur les côtés; médiocrement convexes; t peine munies d'un l'eboi'd suturai sur leur tiers postérieur ; noires ou brunes ; moins densement et moins finement ponctuées que le protho- rax; garnies, comme lui, d'un duvet formé de poils noirs, fins et cou- chés; parées chacune d'une tache ponctiforme de duvet blanc, située, près de la suture, vers la moitié de leur longueur. Dessous du corps noir, revêtu d'un duvet cendré, grisâtre, fiavescent. Pieds noirs, par- fois bruns ; brièvement pubescents. Celte espèce est commune dans les maisons. Obs. La couleur du dessus du corps subit parfois des modifications, quand la matière coloiante n'a pas eu le temps de se développer sufli- samnient ; elle passe alors au brun ou même au rouge ou roux Jbrun , surtout sur les élyties. La larve n'est que trop connue des pelletiers, auxquels elle cause souvent des l'avages considérables. En voici à peu près la descrip- tion donnée par Erichsoii, dont MM. Chapuis et Candèze ont reproduit le travail : Corps allongé. Tête petite, arrondie. Mandibules courtes, fortes, à exirémité dure et tronquée. Mchohes à deux lobes : l'externe mem- hianeux : l'interne terminé en croc et muni en dedans de deux soies fortes et raidcs. Palpes muxillaires suballongées : de trois articles , les deux premiers, cylindriques, à peu près de même longueur : le 3«, plus court, conique, terminé par une soie. Menton triangulaire, sub- transversal. Languette membraneuse; arquée en devant; garnie de poils épais à son bord antérieur. Palpes labiaux de deux articles. Seij- inents thoruciques au nombre de trois; portant chacun en dessous une paire de poils. Prnthorax un [xui plus long que les deux arceaux sui- SO SCUTK'.ULLKS. vanls. Segmcnls abdominaux au nombre de neuf; écailleux ou cornés ; en partie recouverts à leur bord antérieur par le bord postérieur de l'arceau précédent : le dernier simple et assez court : ces arceaux ab- dominaux munis près de leur bord postérieur de soies dirigées en ar- rière, et garnis sur les côtés de poils redressés longs et clairsemés : l'addomen terminé par un faisceau de longs poils, Ventre garni de poils dirigés en arrière. Pieds courts et robustes : terminés chacun par un ongle. Stigmates au nombre de neuf paires. Voyez pour cette larve : Frisch, Beschr. v. ail. Insect. part. S {iTiO), p. 23, pi. 8, fig. 1 et 2. — De Geer, Mém., t. IV (1774), p. 199. — Meinecke, Mag. d. Liebh. v Fuessly (1779), t. II, p. 126. — Brullé, Hist. nat., t. V. 1833, p. 368 — Sturm , Deutsch. Faun , t. XIX (1847), p. 73, pi. 3, p. 354, p. P. — Erichson , Naturg. d. ins. Deutsch., t. [III (1848), p. 438, — Chapuis et Candèze, Catal., p. 101. 6. Attaseuus Tliçiiiti^uttatus: Farricius. Oblong; d'un noir profond ; garni en dess^is d\m duvet noir, fin, court et médiocrement épai^ et paré de taches ponctiformes de duvet blanc : une, grosse, située près de chaque angle postérieur du prothorax (et quel- ques autres plus petites sur le même segment), et neuf sur chaque élytre; revêtu en dessous d'un duvet d'un blanc cendré ou flavescent. Anlennes noires sur les deux premiers articles et sur ceux de la massue, d'un roux ou fauve livide sur les autres. Pieds noirs. a* Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers des côtés du prothorax, à dernier article presque égal à la moitié de la longueur de tous les précédents réunis, un peu plus long que les deux précédents pris en- semble, subcomprimé, parallèle sur les deux tiers basilaires, en ogive à l'extrémité. 9 Antennes non prolongées jusqu'à la moitié des côtés du protho- rax; à dernier article subconique, à peine plus long que l'un des pré- cédents réunis. Dermeslt's vigintigutlatus. Farr., Syst. entom., p. 56, 0. — Id. Syst. Eleuth., t. I, p. 314, 0. — Rossi, Faun. etr., t. I, p. 34, 81. — Roemer, Ins.. p. 40, 10, pi. 2, fig. 3. — Oliv., Entom., t. II, n" 9, p. 12, pi. 1. iig. 5, a, b. — Id. Encycl. méth., t. VI, p. 268, 12. Herrst, Naturg., DEKMKSTATKS. — AttUgaMS. 81 t. IV, p. <32, 13, pi. 40, fi?. 10, h. H. — Panz. Faiin. genn., 32. 1. — Sciun , Boy'r., t. I!I, p -2-20, .«îi, pi. il. fig. -2. — Latr., Ilist. nat. , t. IX, p. 242, 7. — ScHi«NH., Syn. ins , t. li, p. ;!7, 10. Dcnnestea punclaius. Scopoli, Ann. llisf. nat., t. V, p. 87, 32 — De Villeus, C. 1.IXN., Enloiii., t. i, p. o'(, 2;, pi. l, fig. 3. Aftagcnus -20-{iullnlus. Iîe.r, Faim. col. Iiolv., p. 4i7, 2. — Castei-n., llisf. ait . f. Il, p. 3.J, 4. — Erichson, Naturg. d. Ins. dejtscli., t. ill, p. 4'i2, i. — SruH.M, Deutsch. Fann., t. XIX, p. 7«, 4. — Ki;steii, Kaef. Europ., 12, 77. — L. Redtenb., Fann. aiislr., 2*' édit., p. 30S. a" Long. O'n.O036 à 0J"00:i9 (i/S Là 3/1 1.). — Larg. 0^,0018 (4/5 1.)- 9 Long. O'sOOlo (i L). — Larg O'n,00io(l 1. 1/8). Corps oblong. Tête noire; linenienl ponctuée: garnie d'un duvet fin ri concolore; parée sur les côtés d'une bande longitudinale de duvet blanc et moins cou: t. Labre noir. Anlenivs noires, sur les deux, pre- miers articles de la tige et sur ceux de la massue; d'un rouge testacé, .>ur les 3" à 8". Protliorax élargi en ligne courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs, rebordé sur les cnl's; tronque à peine plus largement que l'écusson dans la partie médiaire de sa base; écbancréen arc entre cette troncature et cliacun des angles postérieurs ; assez convexe en devant, médiocrement en arrière; finement et dense- ment ponctué; noir, garni d'un duvet concolore et médiocrement serré; paré de taches d'un duvel blanc, savoir: une grosse, subarrondie ou presque carre, liée à sa base, près des angles postérieurs; une petite au-devant de la troncature basilaire, et 'i- disposées en demi-ccrclc, au-devant de celle-ci. Eciisso» noir. Elytrei^ inunies d'un léger rebord à la base; subparallèles jusqu'aux deux tiers, en ogive postérieurement; rebordées et brièvement ciliées de chaque côté ; médiocrement con- vexes; assez finement ponctuées; noires: garnies d'un duvet noir, fin et médiocrement serré; parées chacune de 9 taclies poncliformes de duvet blanc, outre quelques taches très-petites: la i^'^ liée à la base, près de l'écusson : les 2% 3^ ¥ et t^' dsposées en croix transversale; la 2<'aprèsle calus:la 3"-, rapprochée de la suture, aux deux seplièmes: la ¥, sur la même ligne liansversale, joignant le bord externe: la5<^, aux deux cinquièmes, dans la direction de celledu calus: la 6«, rappro- chée de la suture, vers la moitié de leur longueur : les 1^ et S», formant. 82 SCIJTICOLLKS. avec leurs pareilles, une rangée transversale: la ÎK subapicale. Dessoiif< du corps noir; garni d'un duvet peu épais, formé de poils d'un blanc flavescenl. l'ieds noirs. Tarses mo'm?, obscurs. Cette espèce parait babiter la plupart de nos provinces. On la trouve sous les écorces des arbres, au milieu des dépouilles de chenilles dont la larve se nourrit. Elle est médiocrement commune. Près de l'espèce précédente, vient se placer la suivante: Attag-eiiiis |»aiitliei'îiitisî Ahuens. Oblong ; dessus du coips à fond noir. Tête garnie de durci fiiav.' nUlangé de iiuir. Antennes d'un In un rouge, avec le l''"" artlde et la massue noirs. Protlwrax revêtu d'un diirel blanc sur clutque tiers extern'' de sa seconde moitii\ et d'an duvet fauve ou roux fauve sur le reste; celui-ci niaïqu' de tucfies noires sur le lobe mé- diaire de la base et de quelques points de duvet blanc plus antérieurement, Ehjtres noires, garnies d'un duvet roucolore (in et court, et parsemées de taches de duvet blanc. Dessous du corps noir^ revêtu d'un duvet cendié. Pieds bruns, pubescents. Tibias sp'inosules exiérieurement . Derniesiespnnlheriims. AHHENs,Fauii. Ins. Europ., 2. 11. Altagenus pantherinits. Kuichs. lii.s. tleutscli. i. 111, p. 442, .^ — STURM.,r)oiit,s(li. b'aun , I. XIX, p. 80. o., pi. :î.^o. fig. e. K. Long. 0"i,0056 (2 I. 1/2). — Larg. 0'",0033 (1 I. 1/2). -Cette espèce babite diverses parties de l'Allemagne, oîi elle paraît rare. Nous l'avons reçue de la Transylvanie, de M. Hampe, Elle a été trouvée par ce naturaliste dans des nids de bourdons, dans lesquels sa larve vit en parasite (1). Elle ne parait pas avoir été prise en France. Obs. Les angles postérieurs du protborax sont ordinairement un peu bordés de duvet roux. 7 Afiaft-eifeiis trifasciatiis; Farricius. Oblnnij : noir ; garni en dessus d'un duvet concoloie fin et (ourt. Pio- lliorax orné sur //'.s cùtf's et à la Ixixe d'une bordure de duvet cendré, presque inleriouipuc au-drvuut de Véntsson et roninie trilobée de rluique coté de sa (1) Wien., Eiitnm. monatscli. l V, 18fil, p. M. DKRMRSTATKS. — Atlaymiis. m ligne mediatie. Elytrea parées chacune de deux tdches et de trois bandes onduleiises de duvet cendré : la première tache à côté de Vécusson : l'au- tre près de l'angle suturai ■■ la i^'^ bande comme formée de quatre taches (la 2" interne, anguleusemenl prolongée en arrière : l'externe n'aboutissant pas à l'épaule) : la '^'formée de trois taclus : la 3'* composée de deux taches. cf Antennes à peine prolongées jusqu'à la moitié des côtés du protlio- rax; à massue un peu plus longue que la tige ; comprimées: dentées au côté interne, à dernier article aussi long que les deux précédents réunis, subsinué à son côté interne, subaiTondi à celle-ci. 9 Antennes à peine prolongées jusqu'au tiers des côtés du prothorax ; à massue à peine aussi longue que la lige, peu comprimée, peu dentée; à dernier article à peu près aussi long que les deux suivants réunis, non subsinué à son côté intei'ne. arrondi à son extrémité. La Vritlettebruneà bandes grises, Gkoffrov, Hist. abr., I. T, p. 112. î>. hermestes trifasàalus. Fahr., Mant., t. I, p. .{l, 7. — Id. Syst. eleutli.. 1.1, ]). 3i;j, 8. — Oliv., Enfoni., t. il, n" 9, p. i;'., pi. 1, iig. 7, a, 1). — Id. Encyp. méfli., t. VI, p. 269, 20. — Hfjiust, Natnrs>sl, t. IV, p. l:{9, 19. — Latr., Gen., {. Il, p. .îi. 3. — Gvi.i.kmi., Ins. s u^r.. f. I., p. l'.fi, 13. — ScHoENH., Syn. Iiis. t. Il, p. 88, it. Alliujenus trifnscinlus. Latu. llist, nal., t. I\. p. .il'i. "i. — IIeek. Faaii. cul. lioiv., p. W7, l. — Gastel., Hist. nat., t. il, p. :îc., t>. — Kuster, Kaef. Eur. 10,41. cT Long. 0"%0033 à O^sGOSQ (1 1. l/i à 11. 3/4).— Laig. 0'",G020 (9/10 \.) 9 Long. 0'", 0042 à 0'n,0048 (1 I. 7/8 à 2 I. 1/8). — Larg. 0"^,0022 à 0>n,0026(l 1. <à 1 !. 1/5), Corps oblong. 7'c7e noire; finement ponctuée: revêtue d'un duvet formé de poils cendrés, presque couchés^ mélangés de poils noirs. Antennes noires sur le premier ou les deux premiers articles de la tige et les trois de la mas.sue; d'un fauve livide sur les autres. Prothorax élargi en li- gne un peu courbe depuis les angles de devant justiu'à ceux de derrière ; sans rebord apparent sur les côtés; troniiué, à peine plus largement que l'écusson à la partie luédiaire de sa base; échancré en arc entre celte troncature et chaque angle postérieur : ceux-ci un peu obtus et un peu ilirigés en arrière; convexe en devant, médiocrement en arriére ; liac- 84 SCUTIGOLLES. ment ponctué; noir; garni sur son disque d'un duvet fin et concoiore ; orné sur les côtés et à la base d'un duvet cendré ou cendré grisâtre : la bordure latérale, trés-élroiteou nulle sur son tiers antérieur, puis élar- gie d'avant en arriére : celle de la base couvrant environ le tiers posté- rieur de sa longueur: celle-ci assez largement échancrée ou presque interrompue au-devant de l'écusson : les bordures basilaires et latéra- les offrant de chaque côté de la ligne médiane trois lobes séparés par uneécbancrureponctiforme. Ecum^oii noir, revêtu d'un duvet cendré ou cendré grisâtre ou flavescent. Elytres à peine rebordées à la base ; sub- parallèles jusqu'aux deux, tiers, subarrondies, prises ensemble, à l'ex- trémité; médiocrement convexes ; assez finement ponctuées; munies d'un rebord suturai sur leur seconde moitié; noires ; garnies d'un duvet fin et concoiore; parées chacune de trois bandes onduleuses de duvet cecdré ou cendré grisâtre ou (lavescent, et de deuK taches ponctiformes de duvet se:nblable : la l''^ de ces lâches, à côté de l'écusson ; la 2^ pfès de l'angle suturai : la l''^ bande comme formée de quatre taches (l'in- terne plus avancée, presque attenante à l'écusson, formant avec sa pa- reille une tache carrée sur la suture ; la 2^ moins avancée que les au- tres, anguleusement prolongée en arriére: l'externe n'arrivant pas à l'épaule) : la 2« bande située vers la moitié de leur longueur, paraissant formée de trois taches (l'interne obliquement un peu arquée, comme composée de djux taches; la tache intermédiaire un peu plus prolongée en-arrière que l'exlei-ne) : la 3'' bande située aux trois quarts de leur longueur, paraissant composée de deux taches. Bessoiis du corps noir; garni de duvet peu serré, formé de poils couchés, d'un cendré grisâtre, luisants, souvent obscurs sur les deux ou trois derniers arceaux du ven- tre. Pieds fauves ou d'un roux fauve : base des cuisses, extrémités des tibias et tarses parfois obscurs. Celte espèce habite principalement les zones tempérées et méridio- nales de notre pays. Elle n'est pas rare dans les environs de Lyon et sur- tout en Provence, sur les boutons d'or et diverses autres fleurs. Obs. Divers catalogues rapportent cà cette espèce le Bijnlius verbascidc Linné; nous avons cru devoir ui ivre l'opinion de Paykull, l'un des disciples de cet immortel naturaliste, de Gyllenhal, soncompatriole,et d'Olivier, qui avait examiné à Londres la collection de ce père ù: la DERMESTATES. — Altarfonm. 8S science, et qui tous les trois rapportent le Buniius verhasn à notre An- threnus verhasci . Oba. En Algérie on trouve un Atlagène très-voisin du verbam, qui en diffère par le duvet cendré des élylres plus développé, et qui sem- blerait, par là, devoir constituer une espèce particulière (.4. similan's). En voici le dia'^nosiic : Ohlonij ; noir ou brun. Prothorax revHn de duvet cendré ou cendré gri- sâtre ou flavescenl Jaissan t de cmdeur noire ou obscure : i°une échancrure au-devant de Vécasson; 2° un jmut au-devant du quart externe de la base; 3° un autre près de la moitié de chaque bord latéral ; 4° un espace SU1- le disque, presque carré avec des points cendrés ou réduit à quatre poi)its noirs. Elytres noires ou brtines, gurnies d'un fiu duvet concolore ; parées chacune de trois bandes et de deux taches d? duvet cendré grisâ- tre ou flavescent : la l'e bande moins nraurée et auguleusement prolon- gée en arrière vers le quart interne de leur largnir. avancée jusqu'à l'épaule ; la 2'^' paraissant formée di' trois taches : la dernière de deux : la !'■•' tache près de l'érusson. souvent liée sur la suture à la l""^ bande et couv ant fa moitié inter:i>' d<' la hase: la 2e tache, souvent millf . près de ranijl suturai. Pieds revêtus de duvet cendré. Long. Ora.OO:^:^ h 0^,0042 (1 1. 1/2 à 1 I. 7/8). Patrie : L'Algérie (Heiche). (Jbs. Malgré les dilîércnces que présentent les individus ainsi con formés, ils semblent n'être qu'une variété de ['Att. trifasciatus chez les- quels les signes formés ; ar le duvel cené sur les côtés et à la base d'une bordure d'un duvet blanc cendi é ; paré de cinq taches pourli formes souvent non encloses par ce duvet. Eltjtres ornées ihaciine d'une tadie près dz r cusson et des deux baud'-s de duvet blanc ; la bande antéri.'ure arquée eu :u rierc et formée de tiois lâches : l'externe conviant le tiers antérieur 86 SCllTICOLLF.^. i'xlciiic UN nu lieu iHointi, raccourcie en devant sur ses deux tiers internes; l'interne non avancée jiisquà Vécusson : l'intermédiaire, couvrant des deux septièmes aux deux cinquièmes ; la bande postérienre, vers les deux tiers : formée de deux taches: l'externe transrerse ; l'interne semi-orbiculairr , arquée en devant. a" ÂnleniK's un iieii plus loiigueuienl prolongées que la nioilié des côtés du prothorax, à massue comprimée, à peu près une fois plu- longue que la lige : à dernier article presque aussi long que les deuN préccdenls réunis, un peu rétréci d'avant en arrière et d'une manière subsinuée à son côté interne : les deux pivcédents de la nuissue dentés à leur côté interne. 9 Antennes prolongées environ juscju'au tiers des côtés du protho- rax ; à massue subcomprimée, un peu plus longue que la tige; à der- nier article moins long que les deux précédents léunis : ceux-ci, non dentés au côté interne. cf Long. 0'»,0033 (1 I. 1/2). — Larg. 0'", 001 8 (4/5 I.). $ Long. 0'",0039 à 0"',00't5 (1 1. 3/4 à 2 I.). — Larg. 0^,0022 ( l I.). C'orjus oblong ; tineinent et denscment ponctué. 7V^/e noire, à duvet court et concolore: ordinairement parée de deux ou trois bandes de duvet blanc. Jjihre noir. Antennes noires sur la massue et sur le pre- nTîeiou les deux prmiers articles de la tige, moins obscures sur les sui- vants. Prottiorax élargi en ligne courbe depuis les angles de devant jiiscju'à ceux de derrière, sans l'ebord apparent sur les côtés; prolongé Cl) arrière et obtusément tronqué un peu plus largement que l'écus- son, à la partie médiane de sa base; échancré en arc entre celle tron- cature et chaque angle postérieur; convexe en devant, médiocremeni en arrière; linement ponctué; noir; garni d'u:i duvet concolore lin et court; paré sur les côtés et à la base d'un assez large bordure de davel cendré : cette bordure olfrant une échancrure ponctifornie vers la moitié de chacun des côtés : une autre à la partie antérieure de la bordure basilaire, vers chaque quart externe de la base : une autie au-devant de la troncature basilaire. Ecusson levètu d'un duvet cendié. E/j/^ms- sans rebord apparent à la base; subparallèles jusqu'aux deux IMJUMKSI'ATES. — AlUUjmtls. S7 tiers, subaiTondies, prises ensemble, ;i rcxtrémité : Irès-tMroiteinent rebordées et non ciliées sur les côtés; iiiécllocremenl convexes; fine- ment ponctuées; noires; garnies d'un duvet fin et concolore: parées chacune d'une tache et de deux bandes de duvet blanc : l;i i.ichc située près de la base et de l'écusson : la bande antérieure hifoslonnée et arquée en arrière, paraissant formée de trois taches : rexiciiic . avancée jusqu'à l'épaule, sur le tiers externe de sa lai-geur, et du sixième au tiers ou un peu moins de la longueur des élytres sur les deux tiers internes de sa largeur, couvrant les deux cinquièmes externes de la largeur de chaque étui ; l'interne, étroite, juxta-sutui'ale, orduiai.re- ment non avancée jusqu'à l'écusson, couvrant du septième au quart de la longueur, liée à l'angle an',éro-in terne de l'interniédiaiie. souvent paraissant faire partie de celle-ci : l'intermédiaire en arc dirigé m arrière u parfois presque carrée, couvrant des deux septièmes aux deux cinquièmes de la longueur : la 2" bande transverse, située vers les deux tiers delà longueur des élytres, lormée de deux taches: riîxlenic étendue jusqu'à la moitié de la 1-aigeur, un peu prolongée en aniric à son angle postéro-e\ terne ; l'interne, liée à celle-ci et pres(|ue éten - due jusqu'à la suture semi-orbiculaire ou arquée en devant el dépas- sant un peu l'externe à son bord antérieur. Dessous du corps noir: garni d'un duvet assez serré, cendré ou cendré blanchâtre. Pieds noirs, avec les tarses souvent fauves. CiUs<;('s, et moins distinctement les tarses, garnis de duvel cendré. Cette espè:e habite l'Algérie, la Crèce, lltalii^; mais il nVsi |>;is ;i notre connaissance qu'elle ait été prise en France. Obs. Le duvet pâle du dessus du coins \;irie déteinte, du hlanc ou blanc cendré au blanc llavescent. Quand il est un peu plus développé sur le prothorax, les écluiiicrures (les bordures latérales et basilaiies constituent des taches ponctilor- nies noires encloses ou presque encloses par le duvet blanc. Quand les bandes sont plus développées, la bande antérieure est moins distinctement formée de trois taches. Lorsque le duvet est moins ibondant, les deux taches de la bande postérieure sont moins liées ou presque isolées. 88 SCUTICOLLES. Atftag-eiiïis iail»m; Gén'I ObJong ; nnr\ garni en dessus d'un duvet fin et cnn-olove. Prntlwr/ix pnré de quatre taches de duvet blanc ou d'un b!a 10 ftirescent : une, près de chn';ue angle postérieur ; nne, vers chaque pnrtii antéio-interne d't pro'ongement mèdiaire de la base. Ehjtres parées chacune de deux bandes de duvet blanc, raccouicies au côté in- terne et fûiniJes (hu'une de deux taches : Verlerne (/•• la bande anté- rieure li/'e au quart du bord extern^, non avancée jnsquà V épaule: la tache iuterne. presque carrée, phi^ j:n'^térieure : la tacite externe de Ui bande postmeure liée nur trois quarts ou un peu p'us du bord externe.- la ta'he interne presque carrée, un peu plus antérieure. Atliuifiins f(dlnx. Gkné, De Qiiib., lus. sard.Jasc. 2, p. lu, pi. -2, M. '2,llir.6. Long. t)'",0039 (1 1. 3/'i). — Larg. 0^,002^ (I I.). Patrie : Ln Sarclaigne. Suivant l'auteni' itrtlien, ret insecte se cache pendant l'hiver sous les écoi'ces, et se trouve communément au printemps sur les fleurs, Lesélytres sont généralement rousses sous les taclies de duvet blanc. Obs. Peut-être faut-il regarder VAtt. fallax comme un A. dlslinctus dont le duvet blanc serait incomplet, c'est-à-dire dont les bordures latérales et basilaires du prothorax ser.,ient réduites à quatre taches: l'une, près de chaque angle postérieur, et peut-être un peu étendue sm les côtés de la l.)a:e ; l'autre, vers la partie antéro-intcrne du prolon- gement niédiaire de la base, et dont les élytres manquaient de la tache juxta-scutellaire et de la tache interne de la bande antérieure. Mais Gêné dit cet insecte commun sur les fleurs au printemps, il aurait viaisemblablement pris des individus dont la parure de duvet blanc se serait trouvée conforme à celle de notre A. distinctus., si son A. fallax se rattachait à cette espèce. Si la figure donnée par l'auteur italien est exacte, l'insecte déci'it par lui se distinguerait de l'espèce précédente, non-seulement par son prothorax paré seulement de quatre taches de duvet blanc, mais en- core par l'absence de la tache juxfa-suturale, par la bande antérieure DKRMESTATKS. — Attageniis. 89 l'étluilo à deux taches; par la lâche interne non avancée jusqu'à l'épaule ; par hi bande postérieure située vers les trois quarts ou un peu après de la longueur des étuis, et par la tache interne de ^ette bande, moins rapprochée de la suture. ^^ous avftns vu dans la cnllerlion de .Vl.Ucidie un individu qui rappelle presque tous les caractères de 1'^. fallnx. c'est-à-dire dont le prolhorax n'a qu'une partie basilaire de duvet blanc, et semble n'avoir que quatre lâches, dont celles des angles se prolongent sur la base: dont les élvlres luaiiquenl de la tache juxta-scutellaire et de la tache interne de la bande antérieure; mais la tache externe de celte bande > avance extérieurement jusqu'à la suture, et la bande postérieure si- l'iée vers les deux tiers au lieu des trois quarts ou des quatre cinquiè- mes de !a longueur d(\'« étuis, indiquent visiblement que cet indi- vidu n'est qu'un e.seuiplaire incoujplel de notie .4. dUtinrtns. Le véritable ^1. fallax de Gêné ne serait-il pas autre chose :' Attas^PHus iMrcîliis; Gkrmak. Oblomj. Prothorax noir nu brun ; revêtu d'un diivel cotdré grisâtre ou flavcsceiil. Lirissant df coaleiii noire un espace presque carré, vers (a partie anlérienre dn disque^ et. cinq taches (une, ponctiforme^ vers In moitié des côtés : une. tiidniiulaire au-devant de chaque quart externe de la hase : une plus grosse au-devant de l'ècus- son). Klytres variant du noir au rhâtain, rev"tuis d'an duvet cendré, laissant dérouleur noi>e.- l^ la fossette humé raie.- 'i'^ un espace basilaire semi-orb irai aire., sourent marqw d'une tuclie de duret., entre la fossette et t'écu-'i.'ion .■ '^0 trois tarîtes ovales disposées en rangée transi ersale, vers la moitié de leur 'omjueur: la sutarale tantôt unie éi chacune des latérales, l'iulùt isolée di' celles-ci.- 'i'> la partie apicale .■ celle-ci souvent parée sur chaque étui d'un, trait df duret cendre. d" .\ntennes un peu plus longuement prolongées que la moitié des côtés du prothorax, à massue lâche, coiupriuiée, de moitié plus longue que la tige, à l'"'" et 2' articles de la massue obiriangulaire dentés à leur cùlé interne: le dernier aussi long que les deux précédents réu- nis, un peu anguleux vers la moitié de son côté interne, une fois plus long que large dans ce point, un peu rétréci ensuite pre.sque en ligne droite d'avant en arriérée son côté interne, subarondi à rextrémité. W SCUTKIOLLKS. 9 Antennes à peine prolongées jusqu'à la nioilir du vn\v exlenip du protliorax; à massue pas plus longue que la tige, eoni posée d'ar- ticles assez serrés, subcomprimés, non dentés au côté interne: le der- nier de moitié plus long que le précédent, arrondi à l'exlrémilé. Etat normal. Prothorax noir ou brun, revêtu d'un duvet cendré grisâtre ou flavescenl roussâtre, laissant de couleur foncière obscure: 1« un espace presque carré, situé sur sa région médiane, près de son Ijord antérieur; 2" cinq taches: une, petite, poncliforme, située vers la moitié de sa longueur, près de chaque bord latéral : une, triangulaire, au-devant de chaque quart externe de la base : 3" une, moins petite ou plus grosse, située au-devant de la partie médiane de celle-ci. Elytres variant du noir au châtain, revêtues d'un duvet cendré, sous lequel leur teinte est souvent d'un roux testacé: le duvet laissant de couleur noire ou châtaine : 1° la fossette humérale : 2° un espace semi- orbiculaire entre celle-ci et l'écusson: a^une rangée commune de trois taches: 4° la partie apicale de chacune: l'espace basilaire, semi- orbiculalre, couvrant depuis la base jusqu'au cinquième de leur lon- gueur, dans le milieu de son bord postérieur, souvent paré d'un tache de duvet cendré, près de l'écusson, étendue depuis les côtés de celui-ci jusque près de la fossette humérale qui reste obscure : les taches, dis- posées en rangée transversale: la suturale, ovalaire ou en losange tantôt liée à chacune des latérales, tantôt isolée de chacune de celles-ci, couvrant des deux cinquièmes aux deux tiers de la suture: chacune de ces dernières ovales, très-rapprochées du bord externe, couvrant do la moitié aux deux tiers de leur longueur: l'espace apical, couvrant le dernier sixième de leur longueur, formant un angle peu saillant et dirigé en avant, dans le milieu de son bord antérieur, ordinairement paré d'une ligne ou d'un trait obliquement transversal, naissant de langle suturai et dirigé vers l'angle antéro-externe de cet espace de couleur foncière, Obs. Les élytres semblent encore ici parées de deux bandes de duvet cendré, mais qui ont pris un très-grand développement: l'antérieuie couvre le bord externe jusqu'à la moitié de leur longueur, enclôt à peu près la fossette humérale, par un avancement liniaire ou en forme de dent, couvre la suture jusqu'aux deux cinquièmes de sa longueur, et OERMRSTATKS. — Attagenua. 01 s'uiiil plus ou moins par le milieu de sou boid posiéi-ieur à la seconde Ijaude: eelle-ci formée des deux taches: riulerne, ovale, plus grosse, unie par sa partie ant('M-ieure ou auléro-subexlerue à la bande anté- rieure. Cette espèce olire diverses variations. Queli[uefois la tache juxla-scutellaire de duvel ceiulré est èpiléc (var.«)- D'autres fois le trait subapical manque (var.<;j. La tache sutu- rale de couleur noire ou châtaine, ordinairement liée à chacune des latérales, en osi (juelquefois notablement isolée (var. y). A ces (liMi\ dernières variations se rapporte: li'Atttt^eniis iiœcilus; Geiouk, Fann. iiis. Ivir . "^1. *.). L'.ny. 0'",00:}SI à 0'" .01)48 ( l 1. 3 i à i I 1/8). — Larg. 0".0()18 à 0'".00-2^i (Vol. à 11.). V.orpa oblong. Télc dun noir opaque. Antennes obscures sur le l^'el parfois sur le 2^ article : d'un roux testacé sur les articles suivants de la lige, noii-essur la massue. Prothorax élargi en ligne courbe d'avant en iirière; plus prolongé en arrière au-devant de l'éeusson et obtusémeiiL .ii(|ué en arrière sur le sixième médiaire de sa base; échancréen un arc «•uliv celte partie médiane tt chaque angle postérieur; conv(»\e en devant, plus faiblement en arrièie; coloré et peint comme il a été dit. Erassoii duveteux. Etytres trois fois au inoins aussi longues que le pro- lliorav ; subparallèles presque jusqu'aux trois quarts; oblU5>ément arrondies postérieurement; médiocrement convexes; colorées eLpeintes comme il a été dit. Dessous du corps et Pieds noirs ou châtains, revêtus de duvet cendré. Patrie: La Sardaigne, la Syrie. Près de ïA.pœcilus viennent se placer des Attagènesqui s'en rappr».''" client plus ou moins, et qui n'en sont probablement que des variétés. Ces- in sectes sont d'ailleurs tous étrangers à notre pays. Attagciius IVacItaiiruI ; Oblong. Prolhurax noir ou brun : revêtu d'un, duvet grisâtre flavescent, laissant ordinairement de couleur noire ou obscure: une tacite ponctifôrme vers la moitié de civique bord litntil • une 92 SCTJTICOLLKS. Uidic ti iiwijidain' an -devant ilc cluuint' (jauit. exlciiie
  • la l'nsc : nnr an- devant df l'écusson, et une courte ligne traverse ou deux taches sur le ils^îie, vn peu avant le milieu de sa longueur . Elijtres brunes ou d'un brun châtain, garnies d'un fin duvet concolore, parées chacune de deux bandes de duvet cendré: la li"® arqw'e en ariière, formée de trois taches : l'externe bidenti'e en devant, rouvrantl s deux cinquièmes ou la moitié dubordexerne: la^'', formée de deux taches: l'externe, liée aux trois quarts du bord externe: l'interne, plus grosse, plus avancée, mais ne dépassant pas le tiers pos- térieur. Long. ©.-"OOSa à 0,"'0045 ( 1 1. 1/2 à 2 1.). Obs. Les signes noirs du prothorax sont souvent plus réduils ou peu marqués, cependant chez les individus bien caractérisés, on reconnaît encore les taches triangulaires du devant de la base qui sont caracté- ristiques de Va. pœcilus.Les élytres se rapprochent de la disposition qu'elles ont chez cette dernière espèce, seulement les bandes cendrées plu:, restreintes , laissent plus développé l'espace foncier formé de trois taches transversales unies : cet espace, dans le point d'union de la tache suturale avec chacune de ses voisines, c'est-à-dire dans son dia- mètre longitudinal le plus court égale au moins le quart de la longueur de l'étui, tandis que dans l'espèce précédente, les taches noires sont à peine liées, et le point dunion de la tache suturale avec chacune des latérales couvre à peine un septième de la longueur de l'élytre. Enfin, on trouve d'autres individus offrant des élytres dont la couleur foncière a passé au roux testacé, et dont toute la surface est revét'.'i' d'un duvet cendré ou cendré roussâtre. Le prothorax en conseivani une couleur obscure est également tout revêtu de duvet roussâtre. Attaj^eiius pul citer ; Faldermann. Ovalaire, noir. Tête et prothnrax revétns d'un duvet grisâtre flavesimt : le prothorax marqué d'vn point obscur vers la moitié de ses cutés. Ehjlres noires, garnies d'un fin duvet conrolore et parées chacune de deux bandes de duvet cendré : l'antérieure arquée en arnère, paraissant composée do deux ou trois taches unies : l'externe couvrant le premier tiers du boi d ex- OKHMKSTATKS. — Aflayeiius. 93 lérieur ; l'interne, confondue avec l'iiitermêdUâre. remonlunl jusqu à l'ëciia- snn ; iinlermédinh'e couvrant du cinquicmc aux trois .septièmes ; In bande postérieure foi mée de deux taches : l'externe offrant son angle antéro-ex- terneanx deuv tiers du côté externe ; l'interne plus grosse, dépassant en devant l'externe de la moitié de sa longueur, presque liée à l'intermédiaire de la bande antérieure : celte seconde bande laissant de couleur foncière le septième postérieur. Obs. Cet insccle a beaucoup d'analogie avec IM. IVachaniui; mais il a la forme plus courte, plus ovalaire; il s'en éloigne d'ailleurs par la bande antérieure dos étuis ne couvrant que le tiers antérieur du bord externe, par la bande postérieure un peu plus antérieurement placée et laissant postérieurement un espace plus grand de couleur foncière. Le Dermestes bifasciatus d'Olivier, à en juger par la figure, t. II, n" 9, pi. 2, fig. 10, a, I), paraît se rapporter à cette espèce. Quanta la des- cription, elle est trop incoitiplcle pour faire reconnaître l'insecte ; la voici : îSoir : élytres à deux bandes ondées grisâtres. Le corps est noir et couvert d'un léger duvet cendré, luisan!. La tête est noire. Le corselet est tout noir et couvert de poils roussâtres. L'écus- son est noir. Les élytres sont noires, avec i'rois bandes ondées^ dont la première, placée vers la base, est plus grosse, l'autre est un peu inter- rompue à la suture. Obs. Suivant la phra e diagnostique, les él}tres ont deu\ bandes on- dées; dans la description elles en ont trois, sans doiite par erreur typo- gi'ciphique, car l'auteur ne donne pas la forme de la S*". 8. AttH^'eiiias birs><4teiatiiN ; Hossi. Ohlong. Vrothorax noir ou brun, revêtu d'un duvet cendré grisâtre ou fltrvcscent, laissant de couleur obscure : cinij taches ponctiformes et une tache plus grosse sur le disque. Elytres vai ianl du brun au rou.c fauve, parées chacune d'une tache juxta-scutellaire, d'un Irait subapical et de deux bandes de duvet cendré : In bande antérieure, arquée en arrière, composée de trois loches : l'externe prolongée jusqu'au tiers du bord latéral, à peine avancée iiisqu'ù l'épaule; l'externe prolongée de l'érusson an cinquième; l'interme- diiiUe. des trois quatorzièmes aui trois septièmes ■ la seconde bande formée 94 SCUTICOLLES. de d&iia: pièces.- L'externe liée aux cinq septièmes du bord externe ; r interne plus grosse, couvrant de la moitié aux deux tiers. cf Antennes prolongées presque jusqu'aux angles postérieurs du prothorax ; à massue une fois plus longue que la tige : les c^eux pre- miers articles oblriangulaires, dentés au côté interne : le dernier à peu près aussi long que les deux précédents réunis, comprimé, à peine anguleux et plus lirge vers les deux cinquièmes de son côté interne, deux fois et quart environ aussi long que large dans ce point, faible- ment rétréci ensuite vers l'extrémité. 9 Antennes prolongées jusqu'à la moitié des côtés du prothorax ; à massue à peu près égale en longueur à la tige; à massue subcomprimée composée d'articles rapprochés; les deux premiers, non dentés au côté interne : le dernier moins long que les deux précédents réunis. Dcnnestes bifasciiilus. Rossi. Mantiss., t. II., app. p. 79., 4. pi. 3., fig. 0. Long. 0'n,()0.36 à On^OOiri (1 1. 2/3 à 2 1.). — Larg. 0'",00i7 à O'",0020 (3/4 1. à 9/10 1.). Corps oblong. Tèle noire; finement ponctuée; l'evélaod'uii duvet gri- sâtre flavescent. Labre noir. Antennes noires sur la massue et sur le premier ou les deux premiers articles de la tige, fauves ou d'un fauve testacé sur les articles suivants de celle-ci. Protliorax élargi en ligne un peu courbe, depuis les angles de devant jusqu'à ceux de derrière; sans rebord apparent sur les côtés; prolongé en arrière dans la partie mé- diane de sa base, obtusément tronqué un peu plus largement que l'é- cusson à cette partie; échancré en arc entre cette troncature et chaque angle postérieur; convexe en devant, médiocrement en arrière; fine- ment ponctué; noir ou brun; revêtu d'un duvet giisàtre flavescent, formant une courte frange aux angles postérieurs et au-devant de l'é- cusson : ce duvet^ laissant de couleur noire ou obscure cinq taches ponctiformes : une près de la moitié de chaque bord latéral : une au- devant de chaque quart externe delà base : une, moins petite, au-devant de l'écusson "; montrant souvent aussi deux taches obscures assez grosses, contiguï's entre elles sur la ligne médiane, du ((uart à la moitié de sa longueur el parfois unies do manière à former une lâche presque DERMivSTATKS. — Atlaf/emis. 05 carrée. Ecnsson brun ; revêtu de duvet grisâtre flavesceril. Ehjtres sans rebord apparenta sa base; snbparallèles jusqu'aux deux tiers, en ogive obtuse, prises ensemble, à l'extrémité; étroitement rebordées et ciliées sur les côtés; à peine rebordées à la suture sur leur seconde moitié; médiocrement convexes; presque sans fossette humérale; finement ponctuées; variant du brun ou brun rouge au roux fauve; garnies d'un duvet concolore, fin et court; parées cbacune de deux taches et de deux bandes d'un duvet cendré grisâtre ou flavescent plus long; or linaire- ment fauves ou roussâtres sous ces bandes : la première tache poncti- forme, liée à la base sur les côtés de l'écusson : la bande antérieure ar- quée en arrière, composée de trois taches: l'externe non avancée ou à peine avancée jusqu'à l'épaule, couvrante peine jusqu'au tiers du bord latéral, embrassant en devant la partie postérieure du calus, étendue jusqu'au tiers externe ou un peu plus de la largeur de l'étui : linterne juxta-sulurale, prolongée depuis l'écusson jusqu'au cinquième de la suture, liée à l'angle antéro-interne de l'intermédiaire : celle-ci prolon- gée des trois quatorzièmes aux trois septièmes de la longueur de chaque élUre : la bande postérieure composée de deux taches : l'externe liée ;mx cinq septièmes du bord externe, subarrondie, petite, couvrant en- viron le tiers extérieur de la largeur de l'étui : linterne plus grosse, de forme variable, oblique ou presque en triangle à côtés curvilignes, couvrant de la moitié aux deux tiers de la longueur de l'étui : la tache postérieure en forme de trait ou de bande oblique dirigée de l'angle suturai vers la tache externe de la bande postérieure. Dessous du corps noii- ou brun, revêtu d'un duvet grisâtre ou grisâtre flavescent. Pieds variant du brun rouge au roux fauve; garnis d'un duvet grisâtre. Cette espèce est méridionale. On la trouve en Provence, et plus ordi- nairement dans le sud de l'Italie, en Algérie et jusqu'en Syrie. Obs. Les taches ponctiformes noires du prothorax sont plus ou moins nettement indiquées, ainsi que la tache discale. Quelquefois la tache juxla-scutellaireest épilée; plus rarement la subapicale. On trouve des individus dont la tache intermédiaire de la bande an- térieure se prolonge moins en arrière; dont la tache interne de la se- conde bande s'avance moins en devant : don! l'espace laissé entre la liande postérieure et l'cxtréiiiilé es! moins considérable, et qui man- 96 SCUTICOLLRS. quenl enlin des lâches de duvet juxta-sculellairc et apicale. De tels in- div'idus sembleraient constituer une espèce particulière (A. incertus) mais ne sont peut-être qu'une variété de l'espèce précédente. Cette va- riété est quelquefois aussi rousse ou roussàli-e, uniformément couverte de duvet, et semble, par là, confirmer son affinité avec \A. btfasciuttis. Enlin, on rencontre des individus dont le protliorax noirou brun est, à peu près, uniformément revêtu de duvet grisâtre flavescent, en ne laissant pas ou laissant à peine appai'aître les taches poncti formes obs- cures, et dont les élylres d'un roux plus ou moins fauve ou testacé. sont uniformément revêtues de duvet cendré grisâtre ou d'un cendré lé- gèrement flavescent , présentent ainsi une variation analogue à celle que nous avons signalée chez VA. Wachanrui. De tels individus sem- bleraient devoir constituer une espèce particulière (A. decolorahis) ; mais quelquefois le duvet plus épais vers les deux tiers de chaque étui, semble offrir des traces plus ou moins sensibles de la seconde bande, et parait montrer, par là, que pir suite du défaut de la matière colo- rante qui a rendu les élytres rousses ou d'un roux teslacé, elles sont uniformément ou presque uniformément garnies d'un duvet cendré ou cendré flavescent ou grisâtre. Près de A. Infasciulus. doit être placée lespèce suivante : Attag-eiiias (|«ai&f§i'iuiL»ciili9.iu^; Kiuatz. Oiilong itnii . rrothor"0033 à 0,"i003G (1 1. 1/2 à 1 1. 2/3).— Larg. 0"',()Ol«àO"'.OOlS (3/4 1. à 4/5 1.) Corps oblong ou suballongv. Tète noire ou brune, garnie d'un du\el court et concolore, mélangé de divers poils cendrés. Labre noir. Anten- nes d'un rouge fauve ou testacé sur la tige, brun sur la massue. Pro- thorax élargi en ligne un peu courbe, depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; à peine rebordé sar les côtés; obtusémeni liun- qué ou presque arqué en arrière au-devant de l'écusson, à la hase; faiblement écbancré en arc entre cette partie médiane et chaque angle postérieur; rebordé ou relevé en rebord à sa base; convexe en devant, médiocrement en arrière; noir; ponctué ou peu tinemeiît ponctué; garni de poils cendrés, couchés, peu serrés, constituant deux bandes transversales : l'une, au bord antérieur : l'autre, vers la moitié ou un peu plus de sa longueur. Ecusson noir, garni de poils cendrés. Elylrcs parallèles jusqu'aux trois quarts de leur longeur, obtusément arron- dies, prises ensemble postérieurement; une lois plus longues que laigfs 7 08 SCrjTICnLLES. réunies; médiocrement convexes; ponctuées d'une manière moins fine et moins superficielle près de la base que postérieurement; ordinaire- ment noires, parées de deux bandes transversales d'un roux testacé : la bande antérieure, arquée en arrière, située vers les deux septièmes de leur longueur, liée à l'épaule et au bord externe par la partie antéro- externe, plus ou moins avancée sur la suture: la bande postérieure, située près de l'extrémité, variablement avancée en devant du cin- quième aux deux cinquièmes postéi'ieurs de leur longueur; garnies de poils coucbés et peu serrés, noirs sur les parties noires, blancs ou cen- drés sur les bandes d'un rouge testacé. Dessous du corps noir, garni d'un duvet cendré, clairsemé ou peu épais. Pieds dun rouge testacé. Cette espèce est méridionale et peut-êlie particulière à l'Orient. Nous en avons vu dans la collection de M. Reiche, un exemplaire envoyé de Nîmes, par M. Ecolïet; mais peut-être le naturaliste du Gard l'aval t-il reçu de l'étranger. Elle ne doit être inscrite qu'avec doute dans le catalogue des insectes de France. OOs. L' .4. ^i!i'ii/a^«s est remarquable par son corps proportionnelle- ment plus allongé, plus parallèle; par la massue plus courte de ses antennes; par son protiiorax peu tronqué sur la partie médiaire de sa base; peu finement ponctué ; par les bandes d'un rouge testacé dont les él.ytres sont parées. La couleur des élytres varie du noir au brun ou même au brun rougeâtre; les bandes varient dans leur développement: l'antérieure s'avance parfois jusqu'à Fécusson , d'autres fois seulenienL jusqu'au sixième antérieur; la seconde quelquefois ne dépasse pas la cinquième ou le quai't postérieur, d'autres fois elle s'avance justju'aux deux cinquièmes postérieurs. Ailageiisas wiBBifascIsaiBBS? Faiumaire et CoqukU!:l. Oblong. Pio- llwrax et écussun noirs, revêtus d'un duvel cendré roussâlre El y 1res variant du brun )wir au roux brunâtre; ga: nies d'un duvet concolore; parées chacune d'une bande transversale d'un duvet cendré voussûtre. située vers le tiers de leur longueur^ et remontant à ses extrémités antc- rieures vers l'épaule et vers fécusson. DERMESTAïRS. — AUageuus. ^)J) Ç Anlenncs à peine prolongées jusqu'à la moitié des côlos du pro- tliorax.; à massue moins longue que la tige. A'tugenua iiuifascialus. Fairmairk et Coquiïrel, Aiui. de la Soc. enloin. de Fr., 18&0, p. 168. Long. Om,0036à O'n,00i5 (l 1. 2/:] à i 1.). — Laig. 0'",0i)20 à ()'»,0022 (9/10 I. à 1 L). Long, fP,O039 à 0'n,0a4^S (1 1. 3/4 à i L). — Lnrg. 0'",()02:^ à 0"',{)a2() (1 1. à i/o I.). Corps ovale o.blong; ordinairement noii- ou hriin, en dessus, (jucl- ijuefois (Tun brun rouge ou d'un rouge hvunMvc. Tête revêtue d'un iluvet assez grossier d'un cendré roussâtre. Antennes d'un rouge les- tacé ou brunâtre. Prothorax èhvgi en ligne courbe jusqu'à lu moitié ou un peu moins de sa longueur, et en ligne presque droite ensuite; prolongé en arrière au-devant de l'écusson, tronqué et à peine plus large que ce dernier à l'e.xtrémité de clIIo Ironcalure; échancré en arc entre cette troncature et les angles postérieurs; plus convexe eu avant qu'en ari-ière; finement ponctué; entièrement revêtu d'un duvet as.sez grossier d'un cendré roussâtre. Ecusson revêtu d'un duvet cendié roussâtre. Elytres subparallèles jusiju'aux. deux tiers, subarrondies prises ensemble, postérieurement; médiocrement convexes; à peine l'ebordées sur les côtés, finement ponctuées; ordinairement noires ou brunes, parfois d'un brun roux ou d'un loux brunâtre; parées cbacune d'une bande d'un roux fauve ou duii joux brunâtre, recouverte de poils d'un cendré roussâtre: ce. te bande liée au bord externi; (luelie couvre depuis l'épaule presque jusqu'au tieis de sa longueur. Iransver- .salemcnt étendue, parfois en diminuant de développement dans le sens de la longueur, puis remontant jusqu'à l'écusson: garnies dun duvet concolore sur le reste de leur sui-face. LV.wo^.s du co)i>s noir on brun revêtu d'un duvet cendré ou gri.sâtre. Picih lu-ièvement [lubc^cenls; d'un rouge testacé. Patrie: L'Algérie, la Syrie (Keiche). Obs. La couleur des élytres et mônu' du prothorax varie suivant le développement de la matière colorante Dans réj^t normal, le prothoraAj i(X) SCUTICOLLES. paraît être noir ou bruri;, ainsi que les tMytres; mais quand la matière colorante a fait plus ou moins défaut, la couleur passe au brun rouge ou même au roux brunâtre; le duvet fin et plus court que celui de la bande, qui recouvre ces parties, paraît suivre les changements de teinte de la couleur foncière. Attagenus rufi|iennisf Mulsant et Rey. Oblong. Tète et protfio- rax noirs, garnis de poils luisants, d'un livide llavescent. Ecusson noir. Elytres rousses ; glabres. Antennes noires sur le premier article et sur les trois de la massue, rousses ou d'un roux testaré sur les autres. Dessous du corps brun ou brun noir, revêtu d'un duvet cendré flavescent. Pieds d'un roux testacé. Long. 0'n,0045 (2 1.). — Larg. 0ni,0021 (i 1.). Patrie : Naples (Reiche). Obs. Cette espèce dont nous n'avons vu qu'un seul exemplaire dans le beau cabinet de M. Reiche, se distingue de toutes les autres espèces par ses élytres glabres (si tel est leur état naturel), et surtout par la forme des antennes du seul sexe que nous avons eu sous les yeux. Elles sont prolongées à peu près jusqu'aux angles postérieurs du prothorax ; à massue comprimée, près d'une fois plu= longue que la tige; à 1''' ar- ticle de la massue aussi long que les sept précédents réunis : le 2^ sen- siblement plus court ; le dernier un peu moins long que les deux précédents réunis, subparallèle, un peu sinué à son côté interne près de l'extrémité, qui est subarrondie. A la fin du genre Attagène doit être placée l'espèce suivante : Attai^euus lobatus; Kosenhauer. Oblong ; d'un roux tirant sur le fauve en dessus et en dessous., et revêtu d'un duvet assex, serré de mémo couleur ou d'un roux jaunâtre. Yeux noirs. Antennes et pieds d'un roux testacé. Lobe de la partie médiane de la base du prothorax un peu plus la. ge que la partie antérieure de Vécusson dont il voile la hase, sensi- blement prolongé en arriére et tronqué posiérieurement. d* Antennes à peine prolongées jusqu'au quart des cotés du pro- tborax ; à dernier article comprimé, subparallèle, obtus à son extré- mité, à peine plus long que les deux précédents réunis. ui:k.mi:sta l'ES. — Atlayenus. 101 9 Antennes un peu plus courtes que celles du cr* ; à dernier arti- cle conique, aussi long que les deux précédents réunis. Attagenus lobalus. Rosenh., Die Thicre Andalnsiens, p. 108. — J. ou Val, Gêner., fig. 300. d" Long. O'n,0033 (1 1. 1/2). — Larg 0'",OOIS (4/5). 9 Long. 0'n,0043(21.). Larg. 0"i ,0025,(11. 1/8 1.). Patrie : L'Andalousie fReiche). Près du genre Attagenus vient se placer celui de Telopus, fondé par M. Redtenbacher (Russeger's Reisen, t. II, p. 983). Les insectes de cette dernière coupe, diffèrent de ceux de la précé- dente, par leur corps en général plus court et plus convexe ; par leurs tibias antérieurs au moins, plus larges, comprimés et arqués en dehors et munis de dents ou d'épines nombreuses sur leur tranche externe ; par leurs éperons plus longs et plus robustes, surtout l'externe des libias iiiermédiaires et antérieurs; par leurs mâchoires saillantes; par leurs palpes allongés, filiformes. Ces insectes paraissent jusqu'à ce jour étrangers à la France, On en connaît les espèces suivantes : Telopns Ueilteiibaclierl ; Peyron- Oblong : médiocrement con- ve.rc ; reiouveit d'une pubesrence soyeuse; à couleur foncière brune, plus foncée sur la poitrine et sur f abdomen. Prothorax plus longuement pro- longé sur la pa'tie médiane et presque carrée de sa base. Elytres pins ou moins sensiblement chargées de quatre faibles côtés. Pieds fauves. Attagenus Redienbnchcri. Peyron, Ann. tle la Soc. entom. do Fr., 1837, p. 720, A. Long. 0>n,0033 à 0"',0051 (1 1. 1/2 à 2 1. 1/2). — Larg. O^sOGl;; à 0^,0025 (2/3 1. à 1 1. 1/8). Patrie : La Syrie. Telopus iinirorinis; Fair.maire et Coquerel. Ovale-oblong . Tête cl prothorax d'un brun noir, revêtus d'un duvet cendré grisâtre, couché, luisant et assez pi : le prothorax longuement cilié sur les côtés et tronqué postèrieuretnent sur le prolongement de la partie médiane de sa base. Ely- tres d'un roux pâle ou d'un roux testacé pâle, revêtues d'un duvet sem- 102 SCUTICOLLES. hlahlc à celui du prulliovax. Antennes brunes. Picd.'i d'un roux faure. re- vêtus d'une pubesceurf d'un cendré firisâtre. CAiisses ciliées postérieure- moit. MUkjciius uuiformis. I''.\ik.\iai!!1, d ('.((nuLivij>. Aiin.de la Soc. cnloai, de Fr., l.SliO, p. 160. Long. U'%0045(^1.) l'atric : L Algérie (Heiclic). (ihs. L'iiisei'le lypiqiic de celle- e.si)cco. cxislanl clans la belle collec- liuii de M. Reiclie, a les antennes à peine prolongées jusqu'au quart des côtés du pi'othorax: à massue comprimée, à peine plus longue que la tige: les deux premiers articles dentés au côté interne ; le der- nier arrondi à l'extrémité, à peine plus long que les précédents réunis. 'A>l4»iMis C-o«3«iea*elB : Mulsant et Rev. Ovale: noir; revêtu en dessus d'un duret crndré, couché, assc:^ grossiers. Proihorax tronqué posté- rieur cmenl sur le prolongement de lu partie médiane de sa buse. Pieds pubcscents, d'un roux testacé. Long. Om ,0033 (1 1. 1/2). ---Patrie : (Uan (Reiche). Découvert par M. Coquerel, à qui nous l'avons dédié. Ofo. Cet insecte diffère du T. uniformis par le dessus de son corps uniformément d'une couleur foncière noire, et revêtu d'un duvet cen- dré, couché, assez grossier; par son prothorax non cilié sur les côtés; par ses pieds d'une teinte plus claire ; par ses cuisses non garnies de longs cils sur leur tranche postérieure; par sa taille plus faible; par son corps ovale et plus convexe. Telopus marîtîmas; Gêné. Orale; brun ou cVun brun noir, en dessus et uniformément revêtu d'un duvet assez serré., soyeux, luisanl , dhm cendré grisâlre ou cerviné. Antennes d'un rouge ou roux teslacé. Dessous du corps brun, revêtu d'un duvet cendré grisâtre. Pieds fauves. DKRMESTATKS. — AtlaiJHUUS. 103 .MtmjcnuH marilimus. GfM, de Qiiil)iis Insect. nov. aut minus cognit., fasc. 2, p. 20, n° -20, pi. 2, fig. 7. — Pkyiion, Ann. Soc.onlom. do Fr , l^'iT, p. 720, R. Long. 0'»,0033 (1 I. 1/2). Patrie : La Sardaignc, l'Espagne méridionale (Reiclie;. Xelopais dis|i»r; L. Reotenbacheh. Ovalalre. Télé et protliorax noirs fjartm d'un duvet cendré grisâtre. Elijlres ordiuairenient noires ou obscures à la base, rousses on d'un roux fauve poslérieureme:it, garnies d'un duvet cendré grisâtre ou cendre rouss'itre assez grossier, parfois presque uniforme, ordinairement offrant plus visiblement des taches jires- que dénudées, disposées sur trois ou quatre rangées longitudinales. Cuisses et tibias ordinairement noirs. Tarses d'un bran fauve. cf Anlonnes prolongées jusqu'aux deux tiers des côtés du protliorax: à massue près de trois fois aussi longue que la lige; à dernier article comprimé, parallèle, un peu incourbé en dedans, ti'ois lV>is au moins ans?i long (|u.' les deux précédents réunis. TclopuH dispar. !.. Redtenb., Russeji. l{eise., [. li. p. O;]'., pi. i, fig. i.-;. Long> O'",00i2 à 0"',00i5 (l I. 7/8 à i 1.). Patrie : La Syrie (Reiche); la Grèce (de Kiesenwetter). Obs. Les antennes sont noires, même sur sa tige. La couleur du dessus du corps varie suivant le développement de la matière cooranle. Dans l'état normal, la (été et le protlioiax ont la couleur foncière noire; les élytres .sont égal-inent noires ou obscures à la base et dun brun roux ou d'un roa.x brunâtre postérieurement. Mais quand le pigmentum ne s'est pas suffisamment développé, la têti' et le protborax passent au brun et les élytres au roux fauve ou au rous- sâtre (var. «.), avec un défaut plus prononcé de matière colorante, la couleur foncière se montre plus claire (var. /3.). — Quelquefois même tout le corps est d'un fauve ou roux testacé (var. y. ). Le dessin des élytres surtout varie également. Quelquefois les étuis paraissent uniformément revêtus de duvet; ordinairement ils montrent des laclies presque ponctiformes, comme dénudées ou garnies d'un du\el obscur, disposées sur trois ou quatre rangées longitudinales. -104 SCLITIGOLLES. Teloitms liirtiiliis ; Rosenhauek. Dessus du corps noir, garni d'un duvet concolore fin et court. Prothorax paré sur les côtés et à la base d'une bordure., et, sur le disque, de diverses taches de duvet cendré plus long. Elylres avec la base et rextrémité et trois bandes ondaleuses de duvet pareil. Pieds bruns, pubescents. Tarses roux. d' Antennes à massue trois fois aussi longue que la tige; à dernier article comprimé, à peine rétréci de la base à l'extrémité, une fois plus long que les deux suivants réunis. MIaijcnus hirlulus. Rosenhauer, Die Thière Anduliisitiis, \k 109, Long. 0'n,0033 à 0'»,0039 (1 1. 1/2 à 1 1. 3/4). Patrie : L'Espagne méridionale. Telo|Mis cîvetta ! Mulsant et Rey. Ovalaire. Prothorax unir. garni et presque revêtu d'un duvet grisâtre. Elytres brunes ; puhesccntes. parées chacune d'une tache apicale et de quatre bandes de duvet grisâtres : la l""' basilaire ; la 2^ onduleuse, bifestonnée en arrière, avancée sur la sulure jusqu'à l'écusson ; la 3*^ transversale, onduleuse, liée aux trois cinquièmes de la sulure; la 4'' aux cinq septièmes, un peu onduleuse. Antennes à massue noire. Pieds pubescents bruns ou d'un brun noir. Tarses d'un roux fauve ou testacé. Long. 0'",0045 (2 1.). Patrie : Alger (Reiche). Telopiis ohtusiis; Gyllenu.vl. Oyrt/«/>'e; d'un noir bi un; garni en dessus d'un duvet cendré grisâtre assex, long et assez grossier. Elylres offrant (hacune une bande transversale aux deux tiers, une tache ponc- tiforme plus postérieure, une bande incomplètement transversale avant le tiers de leur longueur et une ligne longitudinale prolongée presque depuis cette bande antérieure jusqu'à la postérieure ; ces divers signes dénudés ou garnis de poils noirs. Dessous du corps et pieds d'un brun noir, pu- bescents. Tarses fauves. Dermesles obtusns. Gyllenh. in Schoenhehu, Syn. Ins., t. H, p. 88, 10. Attagenus ohinsus. Peyron, Ann. Soc. entoni. de Fr., 1857, p. 72. Long. 0>n,0036 (1 1. 2/3). Patrie : Les parties méridionales de l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. i)r:RMESTATP:s. — Àttmjmus. U)o Obs. Le (luNol ceiidrô ^iisàtrc est peu couclié sur les él}lres. Quel- ijucfois les parties presque dénudées ou garnies de poils noirs ont plus de développement et les élytres semblent d'un noir brun, parées de trois bandes irrégulières ou incomplètes de duvet cendré grisâtre. Te1o|>us lynx; Mulsant et Rey. Ovale. Protlwrax noir ou brun, revêtu d'un duvet mélangé de brun et de cendré : le brun constituant trois ou quatre taches à la base, et quelques autres sur le disque. Elytres fau- ves ou d'un brun fauve, inégalement garnies do duvet cendré et concolore.- relui-ci formant : 1° une bande arquée en arrière, dirigée de l'épaule à l'éciisson; 2° diverses taches, dont une plus grosse sur leur moitié interne , un peu avant la moitié de leur longueur ; 3° une bande transversale on- duleuse aux deux tiers; 4" un autre avant l'extrémité. Antennes cl pieds d'un roux testacé. (f ? 9 Antennes à peine prolongées au-delà du quart des côtés du pro- Iborax ; à massue un peu moins longue que la tige; à dernier article un peu moins coui't que le 10^ ou formant les deux cinquièmes de la massue. Long. 0'n,0033 (l I. 1/2). — Larg. 0'n,0020 (9/10 1.). Corps ovale. Tète noire; revêtue sur le Iront d'un duvet cendré. Palpes et antennes d'un roux fauve ou testacé. Prothorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; tronqué en arrière sur le prolongement presque carré de la partie médiane de sa base; noir ou brun ; varié d'un duvet concolore et cen- dré : le concolore formant, à la base, une i^aclie sur chaque quart externe de celle-ci : deux autres, parfois confondues en une seule, sur le prolongement médian : divers autres sur le disque. Ecusson brun. £'/y^r?5 subparallèles jusqu'aux deux tiers, obtusément arrondies pos- térieurement ; médiocrement convexes sur le dos ; fauves, d'un roux fauve ou d'un fauve brunâtre ; variées d'un duvet cendré et d'un duvet concolore : ce dernier formant sur chacune d'elles : 1" une bande transversale, arquée en arrière, naissant de l'épaule et aboutissant à l'écusson; 2° une tache en parallélogramme transversal, située sur liMir moitié interne, un pou avani la moitié de leur longU'nir. exlé- '<>(i SCUïlCOLLKS. j'icurement suivie do quelques laclies poncliformes : > une hancle transversale onduleuse, située vei-s les deux tiers de leur longueur: 40 une autre bande analogue, située aux cinq sixièmes : les interval- les de ces signes concolores l'evêtus d'un duvet cendré ou d'un cendré blanchâtre. Dessous du corps noir, revêtu d'un duvet cendré, luisant. Pieds pubescenls, fauves, roux ou d'un roux testacé. Tibias denliculés sur leur tranche interne, tous comprimés et dilatés : les intermédiai- res et postérieurs plus sensiblement arqués sur leur tranche interne que sur l'externe. Tarses grêles. Patrie : La Judée (Reiche). DEUXIÈME HAMEAU. LKS MKGATOMATES. Caractères : Prosternum avancé en forme de mentonnière, et voilant les parties inférieures de la bouche. Mésosternum plus long que large ; entaillé à sa paitie antérieure pour recevoir la pointe du prosternum. Front chargé d'un ocelle sur son milieu. Antenyies ordinairement de il articles, quelquefois seulement de 10, dont les trois derniers for- ment la massue. Les iMéga tomates se répartissent dans les genres suivants : offrant, après rexircmité de la poitrine, ses de ix bords visi- bles, quand l'insecte est examiné de côté : le bord in- terne formant sir les côtés du ventre la tr.inche du repli. Merjalomn Anfcinien de 10 articles. 1"^' article des tarses postérieurs, vu en dessous, près d'une fois pl'is grand que le 2^ . Mesalia. QJ a; .S OJ — ;r '— ' ^— Oj rt *c/3 5- ■"' '> ^ Oi ^3 ,_ (D 13 f 'Clj 03 en C C Qj ci '^ -..-^ i^ _rt 1^ CD "S — tu G ■ w S 0, ^0 CZ ^~s . — • ^ r- t.. sa è «î ^ c AnU'iihcs de 11 articles. 1"' article des tarses postérienrs, vu en dessous, à peine de aïoi- lic plus long que le 2". , Hadrolomu VKCATOMATKs. — Mcffctloma. 107 (icnic il%h., lllustr., t. 111, p. 123, 1. — Id. Man., p. 143, J113. — Heer, Faun. coleopt. Iiolv., p. 436, 1. ~ Erichs., Naturg., t. III, p. 444, 1. — Kuster, Kaef. preuss., 10, 45. — L. Redtenb., Faun. aiistr., 2" édit., p. 398. — J. du Val, Gen., pi. 61, fig. 301. Long. Om,0039àO"\0061(l 1. 3/4 à 2 1. 3/4).— Larg. 0'",00l8à0"",00iiS (4/Sl. àl 1.1/4). Corps suballongé. Tête inclinée; noire.: densement ponctuée; par- semée, dans l'état frais, de quelques poils blancs, couchés. Antennea )ioires ; les trois derniers articles constituant une massue pubescen /•. Prothorax élargi d'avant en arrière ; prolongé en angie obtus au-de- vant de l'écusson, et échancré en arc entre cette partie médiane et les angles postérieurs; légèrement relevé sur les côtés; sans rebord i: ceux-ci et à la base; convexe en devant, plus faiblement en arrière: noir, densement ponctué ; paré, aux angles postérieurs, d'une tache forméj de duvet blanc, et souvent d'une autre plus petite, au-devant de l'écusson. Ecusson assez grand; noir. Elytres trois fois aussi longues que le prothorax; parallèles jusqu'aux trois quarts de leur longueur, obtusément arrondies, prises ensemble, postérieurement, peu convexes sur le dos; munies d'un rebord latéral; noires; densement ponctuées: M KO A TOMATES. — Mesalia. 109 parées chacune de deux l)andos iransversalcs ondulciises de duvet blanc : l'antérieure, située aux deux septièmes de leur longueur , anguleuse en devant vers le milieu de la largeur, souvent non éten- due jusqu'à la suture : la seconde, située vers les trois quarts de leur longueur, anguleuse en devant vers le tiers interne de son bord anté- rieur à deux sinuosités anguleuses postérieurement. Dessous du corps et Pieds noirs, assez finement pubescents. T(/rses fauves ou d'un brun fauve. Cette espèce paraît habiter toutes les parties de la France. On la trouve quelquefois dans les maisons; mais plus souvent sous les écorces, avec les dépouilles de chenilles. Obs. Les taches blanches du prothorax et les bandes des élytres sont quelquefois en partie épilées par le frottement. Feu Schiippel en a signalé une variété chez laquelle la seconde bande des élytres faisait naturellement défaut. Genre Mesalia, Mésalie; Mulsant et Re} . Caractères : Mésostermtm ])\\is long que hrge; fendu sur sa partie antérieure pour recevoir la pointe du prosternum; entaillé à sa partie postérieure pour recevoir l'angle antérieur du métasternum. Front chargé d'un ocelle. Y^u.r ovalaires; entiers. Antennes insérées vers la partie antéro-interne des yeux ; de l'J articles : les le"" et 2" globuleux ; les trois suivants petits, moniliformes; les fie et 7" graduellement moins étroits , les trois derniers constituant une massue assez serrée, dont le 2** article est plus court que le l^^. Antépectus creusé d'un sil- lon longitudinal sur chacun de ses côtés, pour loger les antennes dans l'état de repos. Prosternum avancé en mentonnière voilant les parties inférieures de la bouche dans l'état de repos. Repli des élytres offrant, après l'extrémité de la poitrine, son bord externe seul visible : ce bord formant la tranche du repli. 1*"" article des tarses postérieurs près d'une fois plus long que le 2^ quand il est vu en (iessous ; do moitié à peine plus long quand il est vu en dessus. 1. Ulesalia Cviiilleltelli ; Mui.s\nt et Rev. Corps obloïKj : d'un noir ou noir brun luisant ; ponctué ; garni d'une jnibescence obscure, fine, courte, peu appareille. Antennes d'un rouge 110 SCUTICOLLES. brunâtre, à massue flavescente. Tibias et tarses (Vuii rouge brun. Pro- thorax déprimé au-devant de la base. Elyties offrant de légères traces de stries sur leur moitié antérieure. Long. 0'",0045 (2 1.) — Larg. 0^,0022 (1 1.) à la base des élytres. — Oni,0025 (1 I. 1/5) vers les deux tiers de celles-ci. Corps oblong. Tête inclinée: noire; assez densement ponctuée; fine- ment et brièvement pubescente. Antennes d'un rouge brunâtre; à mas- sue pubescente d'un flavè lestacé. Prothorax élargi en ligne un peu courbe sur les côtés ; légèrement rebordé à ceux-ci ; peu émoussé aux angles postérieurs; faiblement bissinué à la base, avec la partie mé- diane de celle-ci prolongée en angle obtus au-devant de lecusson; convexe en devant, moins fortement en arrière ; déprimé au-devant de la base sur les quatre cinquièmes médiaires de sa largeur, avec le bord postérieur légèrement relevé; noir ; marqué de points assez gros et presque contigus; presque glabre. Ecusson très-apparent, triangulaire; noir. Elytres trois fois ou trois fois et quart aussi longues que le pro- thorax; subgraduellement un peu élargies jusqu'aux t:ois cinquièmes de leur longueur (Ç), rétrécies ensuite en ligne courbe, obtusément. arrondies, prises ensembles, à l'extrémité; peu convexes sur le dos, con- vexement déclives sur les côtés et à leur extrémité; chargées d'un ca- lus humerai peu saillant; munies sur leur seconde moitié d'un léger rebord suturai; offrant sur leur moitié antérieure de très-légères tra- ces de stries; noires ou d'un noir brunâtre, ponctué d'une manière plus profonde et plus rugueuse près de la base, plus légère et plus unie vers l'extrémité : ces points donnant chacun naissance à un poil obscur, fin, couché, peu apparent'. Dessous du coips noir ou d'un noir brunâtre luisant; ponctué; finement et brièvement pubescent. Pieds finement pubescenls. Cuisses (ïu.n brun noir ou brunes. Tibias et tarses iVun brun rouge ou d'un rouge brun. Cette espèce se trouve sous les écorces, avec les dépouilles des che- nilles. Nous l'avons prise, avec notre ami M. Guillebeau, dan^. notre ancienne Bresse. \if.(;at()Mates. — Hadrotoma. \\\ Hailrotonia, Hadkotome:; Ericiison. Ck.K\c-\kM&. MésosUrnum plus long que large: enlallléà sa partie an- tôrieure pour recevoir la pointe"^ du prosternuni; entaillé à sa partie postérieure pour recevoir l'angle antérieur du métasternum. Fro d'un l>run fauve; garni de poils grisâtres, (1ns, couchés, peu serrés. Pieds fauves ou d'un fauve roussàtre. Celte espèce semble rare partout. Elle paraît babitei- en Europe des zones très-ditférentes. Elle a été trouvéedans lesenvironsde Nîme.5, par M. Ecolfet. Obs. Dans le nord, la couleur foncière est ordinairement noire ; dans \o sud. elle a plus de tendance à passer au fauve, au moins sur les élytres. Obloiuj. Prolkorax noiv.^ brun ou brun fauce.^ yanti d' un dm cl peu fin. d'un blanc cendré, p}ès des bords anlérieurs, lalérnnx el basilaire^ el de rinii Idches de duvet semb!', 0030(1 1. l/3à l 1. 3/4).— Larg. O'-'^OOli^àO-'^OOlS (1/i I. à 4/0 1.). C'oj/Js oblong. Tète noive ou brune; densement et assez lincnicnl ponctuée; garnie de quel(|ues poils obscui's ou peu apparents, entre- mêlés de poils duu bhnc cendré : ceux-ci constituant souvent une bande transversale sur la partie postérieure du frunt. Aiitennea fauves uii d'un roux brunâtre, a,vec les trois articles de la massue ordinaiie- ment noirs. Prolhorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs: sans rcliord siii' les C('il(''s: bissinué à 114 SGUTICOLLES. la base, avec la partie médiane prolongée en arrière en angle obtus au-devant de l'écusson ; parfois déprimé au-devant de la base et alors légèrement relevé en lebord à sa partie postérieure ; convexe en devant, moins fortement en arrière; noir, brun ou d'un brun fauve; garni près de son bord antérieur et sur les côtés de duvet d'un blanc cendré; orné d'une bordure basilaire étroite et ordinaire- ment de cinq taches poncti formes liées à cette bordure et formées de duvet blanc cendré; presque glabre ou garni de poils concolores et peu apparents sur le reste de sa surface; densement et assez finemenl ponctué. Ecusson de la couleur du prothorax ou desélytres; ordinaire- ment garni de poils cendrés et concolores mélangés. Elylres munies d'un rebord très-léger sur la moitié externe de sa base; subparallèles jusqu'aux deux tiers, subarrondies, prises ensemble postérieurement; rebordées sur les côtés; médiocrement convexes; à peine munies d'un rebord sur la seconde moitié de leur suture; marquées de points un peu moins lln^. et moins serrés que ceux du prothorax; parfois brunes, plus ordinairement d'un brun rouge, d'un brun fauve ou fauves; garnies de duvet d'un blanc cendré à la base et à l'extrémité, et consti- tuant sur chacune d'elles trois sortes de bandes transversales; glabres ou garnies de poils concolores, peu apparents sur les intervalles de celles-ci. Dessous du corps noir ou d'un noir brun ; garni de duvet cen- dré plus apparent ou plus serré sur les bords des arceaux du ATUtre. Cuisses brunes ou noires. Tihias d'un fauve testacé. Tarses d'un rouge testacé. Cette espèce se trouve sur les lïeurs. Elle habite la Sicile, la Sar- daigne, la Corse. Nous ne savons pas si elle a été prise dans la France continentale. 3. Ha«li*otonia fasciata ; Fairmaire. Oblong. Dessus du eorps noir ou d'un noir brun; garni d'un duvel jh'u ou médiocrement serré, formé de poils couchés. Profhorax garni d'un duvet obscu)' sur le disque^ d'un fauve livide dans sa périphérie. Elytres moins finement et moins densement ponctuées que le prothorax ; garnies chacune d'une bande de duvet fauve livide, naissant du calas humerai, arquée en arrière jusqu'au tiers et remontant jusqu'à l'écusson^ à la n- ME(LVTO.\fATES. — Hdilrotoma . Il,") tiDc: II- dun'l obscur >i/n' lu icsle de louimrfar". Anlennes ti'slacèes. Cuisses brunes, Tibias d'un fauve livide, Tarses d'un fauve livide. Hadrolomri fdsciata Faiumaiue, Anii. de la Soc. entoin. deFr, 1839, p. 43. Long. 0'", 0026 à 0"', 0023(1 1.1/3 à 1 1.1/2).— La rg. 0™, 0011 à 0'n,0018 (1/2 1. à 4/3 ].). Corps oblong. Tête noire; dcnscment ponctuée; pubcscehte. An- tennes testacées ou d'un rouge testacé; à massue serrée. Protliorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; très-éti'oitcment ou à peine reboi'dé sur les côtés; faiblement bissinué à la base avec la partie médiane de celle-ci prolongée en arrière en angle obtus au-devant de l'écusson; souvent déprimé au- devant d'une partie 'de sa base et alors légèrement relevé en rebord à son bord postérieur; convexe en devant, moins fortement en arrière; noir ou d'un noir brun; densement et un peu râpeusement ponctué: garni d'un duvet formé de poils médiocrement rapprocliés, coucbés. obscurs sur le disque, d'un fauve livide et plus apparents dans sa péri- pliérie. Ecusson noir ou noir brun. Eltjtres trois fois aussi longues que le protborax sur sa ligne médiane; subparallèles jusqu'aux deux tiers ; subarrondies, prises ensemble, postérieurement; médiocrement con- vexes sur le dos,.convexement déclives sur les côtés; munies d'un faible rebord latéral, et d'un léger rebord suturai, apparent d'arrière en avanl, presque jusqu'à l'écusson, et s'affaiblissant en devant: à peine dépri- mées au côté interne du calus liuméral ; noires ou d'un noir brun : moins densement et plus finement ponctuéesque le protborax ; garnies de poils couchés, médiocrement rapprochés, assez fins; ces poils, d'un fauve livide sur les côtés du bord externe, situés après les talus buméral et constituant sur chaque élytre une sorte de bande, partant du calus humerai, arquée en arrière jusqu'au tiers de leur longueur et remon- tant vers l'écusson; obscures sur le reste de leur surface. Dessous du corps noir; ponctué; garni d'un duvet médiocrement épais, formé de poils couchés, luisants, d'un fauve livide ou llavescent. Cuisses brunes. Tibias fauves ou d'un fauva livide. Tarses d'un livide fauve. Cette espèce a été trouvée par M. Fairmaire à Fontainebleau, et par M. Brisout de Barneville dans le bois de Boulogne. il6 SCUTICOLLES. 4. Haclrotoma iiigripes; Fabricius. Obtoug. Dessus du corps noir ; marqué de polnls râpeux, jdus fins et plus serrés sur le prothorox que sur lesélylres; garni d'une puliescenre noire ou obscure, formée de poils fins, couchés et médiocrement serrés. Antennes obscures sur les deux premiers articles, d'un routje ieslacé sur les suivants de la tige, noires sur in ntassiie. Dessous du corps et pieds noirs. Taisiti d'un rouge testacé livide. Dermestes nigripes. Fabu., Entom. syst., 1. 1, 1, p. 233, 31. — Id. Sysf. Eloutli. , t. I, p. 318, 19. — Panz.. Faun. germ., 97, 5.— Schoenh , Syn. Ins., t. 11, p. 92. 3o. — DuFT.scH., Failli, austr., t. III, p. 41, IG. Dermestes rufitarsis. Panz., Faun. germ., 35, 6. Dorcaloma rufitarsis. Latr., Gêner, t. Il, p. 35, 3. Globicornis rufitarsis. Latr., Regn. ann., 1829, t IV, p. 51 1. — Guiïrin, Rev. zool. 1838, p. 138, 1. Hadrateina nigripes, Eiuchs., Naturg., t. III, p. 446, 2. — Stukm, Deutsch. Faun., t. XIX, p. 92, 2. — Kuster, Kaef. Eiirop., 22, 34. — L. Redtenb., Faun. austr., 2« odit., p. 399. — J. Du Val, Gen., pi. Cl, lig. 303. Long. O'",0029à U'n,0031 (1 I. 1/3 à 1 I. 2/5).— Lnrg. On',0015 (2/3 I.). Corps oblong; garni en dessus de poils fins, coucliés, ol)scui's, d'un fauve brun, peu apparent. Tête noire; densemcnt et râpeu.sement ponctuée. Antennes noires ou obscures sur le premier ou les deu\ premiers articles, d'un rouge testacé sur les suivants de la tige, noires slir la massue. Prothorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant Jusqu'aux postérieurs, émoussé à ceux-ci; rebordé latéralement; faiblement bissinué à la base, avec la partie médiane de celle-ci pi-olongée en arrièi'e en angle obtus au-devant de l'écusson; parfois déprimé au-devant de la base sur les côtés de la partie médiane et alors légèrement relevé en rebord à son bord postérieur; plus con- vexe en avant qu'en airière ; noir; lineraenl, densement et un peu ràpeusement ponctué. Ecusson noir. Elytrcs munies d'un rebord très- léger à la base; subparallèles jusqu'aux deux tiers; subarrondies, prises ensemble postérieurement; rebordées latéralement; munies d'un léger rebord suturai sur leur seconde moitié; médiocrement con- vexes; moins densement, moins finement ponctuées que le prothorax , aussi visiblement râpeuses que lui; ordinairement noires, parfois bru- MiiGATOMATES. — Hadvotoma. 117 nâtres vers l'evlrcmité, quelquefois m(MTie brunes ou d'un brun noir vers la base et moins obscures vers l'extrémité ; déprimées au cAté in- terne du calus, qui. par là, paraît plus saillant. Dessous du corpx noir; ponctué; garni d'une pubescence peu serrée, formée de poils fins, couchés, obscurs. Pieds légèrement pubescents; noirs, avec les tarses d'un rouge tcstacé livide. Cette espèce paraît habiter la plupart des provinces de la France , surtout celles du Nord et du Centre. On la trouve dans les environs de Paris et de Lyon, sur les (leurs d'aubépine, de tilleul, du su- mac, etc. Obs. Elle se dislingue de 1'//. niarginata, par sa taille sensible- ment plus faible, par son corps ordinairement plus noir, par son du- vet plus obscur, par ses cuisses et ses tibias noirs; par ses taches plus claires. Quelquefois les deu\ premiers articles de la massue des antennes sont moins obscurs que le dernier. Les élytres, au lieu d'être noires, sont aussi d'une teinte moins obscure, surtout vers l'extrémité, quand la matière colorante a été moins abondante. Ace groupe du genre Hadrotoma paraissent appartenir les deux es- pèces suivantes que nous ne connaissons pas: Hailrotoiiia |t;lah>*a: SxhL^.Oblongaiiigraghdira. fhorarepulvinain postice uirinque, impresso, anlennis cUtva oblo)i!/o-or(ifu IriarticulaVi, elyiris maigine simiatis. Magniludine A. Pellionis sed magis clongatus. Antennaî thorace paulo breviores articulis duobus I)as;os globosis nigris. sex insequen- tibus minutis piceo-nigris. clava iri iiculata, oblongo-ovata non com- pressa, articulis subequalibus nigris. Thorax supra creberrime et pro- funde punctatus, valde convexus, intra basin utrinque impressus. Elytra elongata convexa nigra nitida, crebre at tenuius quam thorax punctata, humerisgibbis margine in medio sinuato. Pedes nigri, tarsis rufo-piccis. Dermestes glaber. Saiilb., Ins. fenn., p. oO, 7. Pairie : La Finlande. IIS SCUTICOLLES. Hailrutoiiia picla ; Kusteiî. Oblonfjo-ovalh, convexa, nUidida, ni- ;/in. cJylris rufo-variis, griseo-vmiegalis; an tennis femoribusque piceis, libiis laisisqtie teslaceis ; iinlennarum dava Iriartktdata, nigni. Trofioderma picla. Kuster, Kaef. Europ., XXII, 89. Long. 0'",0028 à O'",003o (1 I. 1/4 à 1 1. 2/5). - Larg. 0»',001l à 0^,0016 (1/2 1. à 3/4 1.). Patrie : La Dalinatic. 5. Hadroloiiia de|ire^!sa ; Mui.sant et Rey. Suballongé, subporallèle ; garni en dessus d'une piibescence peu serrée cil partie, presque concolore ou formée de poils d'un blanc fauve. Tête brune ou noire. Prolhorax rebordé à la base, brun ou d'un brun fauve ; marqué de points assez grossiers rapprochés et un peu râpeux. Elytres au moins trois fois aussi longues que le prolhorax sur sa ligne médiane ; fau- rcs ou d'un fauve livide; planiusculcs sur le dos; rayées après ïécusson (Hine courte strie iuxta-basilairc, parfois peu distincte. Antennes et pieds d'un fauve livide. Long. 0'",00i9 à 0n>,0035 (1 I. 1/3 à 1 1. 3/5). — Larg. O-^jOGil à 0m,0015 (1/2 1. à 2/3 L). Corps suballongé, Tête noire; ponctuée; médiocrement pubescen te. Antennes d'un roux fauve livide. Prothorax élargi en ligne un peu courbe depuis les angles de devant jusqu'aux postérieurs; sans rebord sur les côtés: l'cbordé ou relevé en rebord à la base; obtus au-devant (le l'écusson sur la partie médiane de sa base ; faiblement échancré en arc entre cette partie médiane et chaque angle postérieur; convexe en (levant, moins fortement en arrière; un peu relevé aux angles posté- rieurs; brun ou d'un brun fauve; marqué de points assez grossiers, râpeux et rapprochés, donnant chacun naissance à un poil presque con- colore sur le disque, dun blanc fauve et plus long près des côtés; dé- primé au-devant de chaque échanci'ure en arc de la base. Ecusson fauve (tu d'un fauve brunâtre. Elytres au moins trois fois aussi longues que le prothorax sut sa ligue médiane; parallèles jusqu'aux trois quarts TROGODEHMATES. — Hadrotoma. 119 de leur longueur, obtusémenl arrondies, prises ensembles, postérieu- rement; planiuscules sur leur moitié interne sur le dos; convexement déclives sur les côtés; à fossette humérale peu marquée; rayées cha- cune^ à partir de l'écusson, d'une courte strie juxta-suturale; fauves ou d'un fauve livide; marquées de points plus légers et moins râpeux que ceux du prothorax, et donnant chacun naissance à un poil fin, mi-cou- ché, presque concolore : ces poils d'un blanc fauve, moins courts et plus apparents depuis le dessous de l'épaule jusqu'au tiers de la suture. Dessous du corps fauve ou d'un fauve livide. Pieds d'un fauve livide. Cette espèce paraît être méridionale. Nous l'avons prise dans les en- virons d'Avignon, sous les écorces du peuplier blanc. Obs. Elle se distingue de toutes les autres espèces de ce genre par son corps plus étroit, plus parallèle, planiuscule sur la moitié interne de chaque élytre; par ses élytres rayées après l'écusson d'une courte strie juxta-suturale; par la couleur de ses antennes, de ses pieds et de ses élytres: par le caractère tiré du repli de celles-ci. DEUXIÈME BRANCHE. LES TROGODERMAIRES. Caractères : Mésostermim plus large que long, séparant plus ou moins largement les hanches intermédiaires. Les Trogodermaires se partagent en deux rameaux : Rameaux, to'.is libres dans^'état de repos. Mc'soslcrunm entaillé en devant pour recevoir la pointe du prosternnm, et souvent comme divisé longilii(1in;ili^ment en deux. Parties inférieures de la bouche visibles par le prosternum avancé en forme de mentonnière. Hanches poslérieures étendues à peine jnsqiàla moitié du bord postérieur dn postépisternnm Tuogoder.mates ce ce antérieurs snceptibles de se relever et de se loger dans lin sillon au côté interne des tibias, dans l'état de repos ^f ésost ernum cniïer. Parties inférieures de la bouche cacbées par les banches de devant. Hanches postérieures étendues jusqu'à l'angle postéro-exter- ne du postépisteruum ou le dépassant Orphilates. 1^0 SCUriCOLLES. THEMIER RAMEAU. LES TROGODERMATES. Caractères : Tarses tous libres dans l'état de repos. Mésosternum entaillé en devant, pour recevoir la pointe du prosternum, et souvent comme divisé longiludinalement en deux. Parties inférieures delà bou- clw voilées par le prosternum, avancé en forme de mentonnière, lîan- rhrs postérieures étendues, à peine jusqu'à la moitié du bord postérieur du postépislernum. Posf épi mère en triangle faiblement plus long que large. Premier arceau du ventre moins grand que les deux suivants léunis. m Ces insectes se répartissent dans les genres suivants : s I .Ci = g ^ — to Si, "2 « «1 ç '^ /-v UJ o \ o- g" \ ^ -« -ê - o :^ 3 . c/3 (a_) o o Cl- ce _ C "^ c« ce 5*. ^-^ I Genres Antennes à massue fusiforme composée d'un nombre d'articles variables : les deux avant-der- niers [tresque égaux, non dentés au côté interne Trofjodrrnia. Antennes à. massue comprimée de trois articles, subdentéc ( c?) ou dentée ( 9 ) au côté interne : Favant-dernier plus couit que le précédent, Tiresias. Dessus et dessous du corps revêtus d'écaillettes. Repli des élytres verticalement incliné, appli- qué contre les côtés de la poitrine Anlhrenus. non creusé, au moins sur la moitié antérieure de ses côtés, d'un sillon destiné à loger les antennes. Corps garni ou mi-hérissé de poils. Repli des élytres subverticalement in- Iné, appliqué contre les côtés de la poitrine Trinodes. cl II TRDGODKRMATKS. — TvOipdil'UKI . 121 Gonvc Trogoderm a, Trogodkrmi: : Latreillc. Latu., Règn. anim. de Cuvii-r, -2<= édit, 1829, t. IV, p. ."Jll. Cauactères : Mésoslernum. ordinairement plus large que long; divisé en deux parties, entre lesquelles se prolonge la pointe du prosternum, \en.v plus longs que larges, légèrement échancrés à leur côté interne. Fvont chargé d'u'i o.'elle sur sa ligne médiane, presque au niveau du bord postérieur dés yeux. Antennes insérées près de la partie anléro- inlerno des yeux; de onze articles : les 0'' et 10« presque égaux entre (Mi\ , non dentés à leur côté interne: le lie article conique; à massue d"un nombre d'articles variables. Antépectus creusé, de chaque côté, d'un sillon profond, destiné à loger les antennes dans l'état do repos : ce sillon, situé joignant le bord tranchant des côtés du prolhorax, et prolongé jusqu'aux deux tiers au moins de ces côtés. VroUwrax élargi en ligne plus ou moins courbe et non sinuée sur les côtés; offrant à la partie médiaire de ta base un angle dirigé en arrière au-devant do l'écusson et plus prolongé que les angles postérieurs : échancré en arc entre cette partie médiane et chaque angle postérieur; ceux-ci, un peu dirigés en arrière, et embrassant la partie antérieure ào l'épaule. Prosternum avancé en mentonnière; voilant la base de la bouche, en laissant à découvert les mandibules et une partie des mâ- choires. Repu des éhjlres rétréci depuis les épaules jusqu'au niveau du l)ord postérieur du postpectus; réduit ensuite à une tranche : la partie voisine de la poitrine formant presque un angle droit avec le bord ('\torno des élytres, subhorizontale ou plutôt un peu oblique et l.iissant un peu apercevoir son côté interne, quand l'insecte est exa- miné par côté. Premier arceau duventre, examiné vers la moitié de la longueur des hanches postérieures, à peu près égal au 2^. Hanches /)os/erimres étendues seulement jusqu'au tiers interne du bord posté- rieur du postépisternum. Tarses tous libres dans l'état de repos; offrant les quatre premiers articles courts : le 1«'' un peu moins court que l(^ 2". Corps ovalaire ou oblong; garni de poils fins. T^'V'? porpondicu- hiiro ou inWùchic. Labre ir3in?'\erse. Mandibules peu ou poiiil saillan- tes; terminées on poinio jilus ou moins obtuse; bordées d'une étroite i22 SGLTTICOLLES. membrane vers la base de Içur côté interne. Cuisses légèrement sillon- nées vers leur trancbe postérieure. Les Trogodermes sont de petits insectes peu brillants, ordinairement de couleur obscure, avec les étuis parés ordinairement de bandes de duvet. Celui-cij souvent en partie épilé, altère ainsi plus ou moins le dessin normal. Ces insectes se rencontrent quelquefois dans nos maisons, d'autres fois sous les écorces et sur les bois, plus rarement sur les fleurs. Les espèces de ce genre sont souvent d'une détermination difficile par suite des variations de teinte ou de couleur de quelques parties du corps et de l'épilement du duvet pâle qui constitue sur les élytres des taclies ou des bandes. Nos espèces françaises se répartissent de la manière suivante : A. Massie des antennes de six ou sept articles. ' Fmcicornis. AA. Massue des antennes de quatre ou cinq articles. b. Elytres à fond varié de noir et de rouge terne. Tcslaceicornis. bb. Llytres à fond noir ou oJDScur. c. Elytres brunes, parées cliacune de 13 à 20 petites niou- chet arcs blanches. Albo-notala. ce. Elytres noires, passant postérieurement du brun de poix au brun rougeâtre. Nigi'a. AAA. Antennes à massue de trois articles. YiUosula. A. Massue des antennes desix( 9 )ou sept (cî)articles(S. -G. 4si- dora) . \ . Ti'O^odemia i'iisiconiis ; Mulsant et Rey. Ovale, oblong ; noir ; pubescent. Prothorax paré d'une tache antéscntel- laire et de deux bandes transversales de duvet d'un blanc cendré. Elytres ornées chacune d'un ovale transverse basilaire, de trois taches (une aux trois septièmes de la suture : deux liées au bord externe^ au quai t et A la moitié), d'une bande transversale aux cinq septièmes et d'une bordure api- cale de duvet blanc cendre. Antennes d'un roux fauve. Cuisses noires ou brunes. Tibias et tarses d'u)i rouge roux. o* Antennes prolongées jusqu'aux deu\ tiers des côtés du prolhorax ; à massue comprimée, fusiforme, de sept articles : le dernier comme formé de deu.\ articles, aussi long que les trois précédents ?éunis. TRor.onEnNiATEs. — Trofiodcrma. 123 Long. O'",003aà O"\00ii (l 1. ii à i I.). — Larg. 0m,0015 à 0^,0020 (2/31. à 9/121.). Corps ovalo-oblong; pubescent. Té-Yc noire; ponctuée; garnie d'un (luvel cendré ou cendré fauve, médiocrement épais. Antennes d'un roux l'auve. Palpes d'un fauve teslacé. Prothonix élargi en ligne courbe sur les côtés; étroitement rebordé à ceux-ci; sans rebord à la base; pro- longé en arriére en angle un peu obtus, dans la partie médiane de celle-ci ; échancré faiblement en arc entre cette partie médiane et (baque cingle postérieur; convexe en devant, médiocrement en arrière; prés d'une fois plus large à la base qu'à son bord antérieur; plus fine- iiient ponctué que la tête; noir, luisant, garni d'un duvet concolore; |)aré d"une tache antéscutellaire et de deux bandes transversales de duvet blanc ou blanc cendré: la bande antérieure, près du bord antérieur: l'autre, naissant vers les deux tiers ou trois quarts des côtés, traversant la ligne médiane un peu après la moitié de sa lon- gueur, émettant en arrière, sur chaque tiers externe de la largeur des segment^ trois lignes ou prolongement qui la lient à la base. Ecusson petit, noir, pubescent. Elytres subparallèles, jusqu'aux deux tiers ou trois quarts, obtusément arrondies ensuite; munies d'un rebord latéral étroit; munies d'un rebord suturai postérieurement au moins aussi pro- noncé, avancé, en s'affaiblissant, presque jusqu'à l'écusson; à fossette liumérale assez faible; médiocrement convexe; ruguleusement ponc- tuées; noires, souvent graduellement moins obscures ou brunes à l'ex- Irémité; garnies d'un duvet concolore;, parées chacune de divers signes de duvet blanc ou cendré : 1° un ovale transverse, étendu depuis la suture jusqu'au calus humerai, joignant la base, en devant, pro- longé presque jusqu'au quart de leur longueur; 2° trois taches, peu nettement limitées ; l'antérieure, liée au quart du bord externe; la seconde liée aux trois septièmes environ de sa suture, paraissant parfois presque unies à la précédente de manière à constituer une bande obli- quement transversc: la troisième, joignant le bord externe, vers la moitié ou un peu plus de leur longueur et couvrant environ les deux cinquièmes externes de la largeur de chaque étui; S** une bande trans- versale, située vers lesciiii| spptiènies de loiir jongueui': i^une bordur»^ 121 SCUTICULLES. apicale. Dessous du corps noir; ponctué; garni d'un duvet d'un gris fauve médiocrement épais. Pieds : cuisses noires ou brunes. Tibias et Tarses d'un rouge roux. Cette espèce est méridionale. Nous l'avons prise une seule fois en Provence, sous les écorces des arbres avec les dépouilles de chenilles. Obs. Elle a tant d'analogie avec la T. niçira, sous le rapport du dessin du dessus du corps, qu'elle semble n'en différer que par la massue fusiforme des antennes, qui commence au 4" ou au 5e article. AA. Antennes à massue de quatre ( 9 ) ou cinq ( çj) articles (S. G.Tro(jodcrma). 2. Trosoderma testaceicornis ^ Perris. Oblouf/. Antennes entièrement testacées. Tête et Prothorax noirs: le protliorax garni sur la seconde moitié d'une ptibescence grisâtre, Elytres variées de noir et de rouge terne: les parties noires^ garnies d'une ptibes- cence concolore : les parties rouges revêtues ou garnies d'une pubescence d'un blanc cendré: ces parties rouges constituant sur chaque élytre deux cercles d disque noir: l'un basilaire, lié à une tache latérale: l'autre sur les deux septièmes postérieurs ; et, vers les trois septièmes de la suture,, une espèce d'X commune. Pieds d'un rouge terne: partie basilaire des cuisses et parfois extrémité des jambes obscures. cf ? 9 Antennes moins longuement prolongées que la moitié des côtés du prothorax; la massue aussi longue que la tige, de quatre articles: les trois derniers presque de même grosseur : le dernier en ogive, à peine plus long que le précédent. Trogoderma versicolor. .1. du Val, Gênera, pi. Pi, fig. 304. Trogoderma testaceicornis. Pewms, Ann.de la Soc.entom. de Fr., lesérie, 1S62, p. 198 (type). Long. Ora,0043(2l.) — Larg.0i",00i2(ll.). Corps oblong. Tête planiuscule; densement et ruguleusement ponc- tuée ; noire , à peine pubescente. Antennes testacées ou d'un flave roussâtre. Prothorax élargi en ligne courbe depuis les angles anté- rieurs jusqu'aux postérieurs ; légèrement rebordé ou relevé sur les côtés; sans rebord à la base; prolongé en arrière en angle obtus, dans la TROGODEHMATES. — Trogoclermct. 125 partie médiaire de celle-ci; échancré en arc entre cette partie médiane et chaque angle postérieur; plus convexe en devant qu'en arrière; une fois et demie aussi large que long; noir; luisant; pointillé; à peine garni sur sa moitié antérieure d'une courte pubescence concolore; revêtu sur sa moitié postérieure d'une pubescence grisâtre peu épaisse, presque nulle sur la ligne médiane. Ecusson en triangle à côtés curvi- lignes; noir; superficiellement ponctué. Eiytres subparallèles jus- qu'aux deux tiers, obtusément arrondies postérieurement; laissant le pygidium à découvert; à peine rebordées latéralement; médiocrement convexes sur le dos, convcxement subperpendiculaires sur les côtés; légèrement rebordées sur les deux tiers postérieurs de leur suture; chargées d'un calus humerai saillant, et marquées d'une fossette humé- raie apparente; finement ponctuées; variées de noir et de rouge terne ou légèrement brunâtre: les parties noires garnies d'une pubescence concolore, peu apparente : les parties rouges revêtues ou garnies d'une pubescence d'un blanc cendré: les parties rouges constituant sur cha- cune : i" un cercle, à disque noir, joignant la base, en devant, depuis lécusson jusqu'à la fossette humérale, prolongé en arrière jusqu'au quart ou un peu plus de leur longueur: ce cercle, lié, après le calus, à une tache latérale couvrant le quart antérieur des côtés; 2° sur les deux cinquièmes de la suture, se montre une sorte d'X commune, dont la branche antérieure se dirige vers le cercle précité, vers le quart ou le tiers interne de chaque étui, et dont la branche postérieure se dirige d'une manière oblique, jusqu'à la moitié ou un peu plus de la lon- gueur de l'élytre et la moitié de la largeur de celle-ci, puis d'une manière un peu onduleusement transversale jusqu'au bord latéral, mais ordinairement interrompue sur cette moitié externe de la largeur et réduite à une petite tache latérale; 3" un ovale transversal, à disque noir, dont le bord antérieur commence aux cinq septièmes de la suture, et un peu plus avant sur les côtés, et dont la partie posté- rieure couvre le bord apical; l'ovale transversal antérieur séparé du postérieur par un espace varié de noir et de rouge, offrant sur chaque élylre sept taches noires disposées sur deux rangées : quatre sur la pre- mière: trois sur la postérieure. Dessous du corps noir, garni d'une pubescence d'un cendré grisâtre ou flavescent. Fieds d'un rouge terne; lâÔ SCITTICOLLRS. base en majeure partie de la cuisse, et parfois extrémité des jambes, obscures ou noirâtres. Cette espèce nous a été communiquée par M. Perris. . Sa larve avait été trouvée par notre savant ami, dans une pièce de bois de pin dans laquelle avaient vécu et vivaient encore diverses larves; elles se nourrissaient de leurs dépouilles et probablement aussi de leurs excréments. Près du T. testaceicornis, se place l'espèce suivante : Tfogoderuia versicoSor ; Creutzer. Ovale-oUoiig ; noir; pubesceiiL Prothorax parc., d'une tache antlscuteilalre et de deux bandes parfois ob- solètes de duvet cendré ou cendré grisâtre. Elytres ornées chacune de di- verses bandes ou taches d'un rouge ou roux testacé, revêtues de duvet blanc cendré ou grisâtre mélangé de roux., savoir : diverses taches constituant une bande transversale ondulèuse étendue de la partie postérieure du ca- lus au sixième de la suture ; une tache didynie, nir le disque, au tiers : une bande transversale ondulèuse, vers la moitié : une autre, aux cinq septièmes ; une dernière, apicale. Antennes et pieds d'un noir ou brun de poix. Tarses d'un rougi' testacé livide. Trogoderma versicolor. Creutzer, Entom.-Vers., p. 117, 9, pi. 2, fig. âl^. Anthrenus elongatulus. Duftsch., Faiin. austr., t. III, p. 26, 3. Trogoderma versicolor. Erichs., Natiirg., t. III, p. 448, l. — Stur.m, Deutsch. fciun., 19, p. 98, 1. — KnsTER, Kaef. Enr., 22, 35. — L. Redtenb., Faim. austr., 2e édit., p 399. Long. 0i',0045 (2 1.). — Larg. On\,0028 (1 1. 1/5). Corps ovale-obiong. Tête noire; ponctuée; garnie d'un duvet grisâtre, mêlé à un duvet concolore. Antennes brunes. Prothorax noir, pubes- cent; paré d"une tache antéscutellaire et de deux bandes transversales de duvet grisâtre : la bande antérieure, rapprochée du bord antérieur ; la postérieure, émettant en arrière, trois prolongements sur chaciue tiers externe de sa base. Elyties noires, pubescentes, parsemées cha- cune de diverses taches d'un roux rouge ou testacé, i-ecouvertes d'un duvet cendré ou grisâtre, mélangé de roux, savoir : 1" une bande trans- verse rouge, dirigée du calus humerai vers le sixième delà suture: cette bande formée de taches unies, ordinairement interrompue dans TH( xiODER M ATFS . — Trofjofierma ■ I "11 son milieu et offrant au-devant de celte interruption, une tache rouge ; 2" une tache, sur le disque, au tiers environ de leur longueur : 3° une bande onduleuse, liée aux quatre septièmes environ du bord externe , souvent raccourcie ducAté de la suture ; 4" une bande transverse, on- duleuse, liée aux cinq septièmes du bord externe, atteignant à peiae la suture, et souvent unie, près de celle-ci, à une bande ou bordure apicale. Dessous du corps noir, garni d'un duvet concolore. Pieds noirs ou bruns. Tarses d'un rouge (estacé ou d'un rouge teslacé livide. Patrie : L'Autriche. Obs. Dans la figure donnée par Creutzer, la bande antérieure forme sur chaque étui un arc dirigé en arrière et bifestonné, et remonte presque vers l'écusson : la seconde bande atteint la suture, en formant près de celle-ci un angle dirigé en avant, et la 4^ bande se continue en arrière en se confondant avec la bordure apicale. Malgré ces variations, le T. versicolor se distingue facilement du testaceicornis par le dessin de ses élytres, par ses antennes, ses cuisses et tibias et par le duvet du ventre, noirs ou d'un noir brun, Nous avons vu dans la belle collection de M. Reiche un Trogoderme rapproché du T. versicolor, mais d'une taille un peu plus petite et pa- i-aissant devoir constituer une espèce particulière (T. Costœ). Les élytres sont aussi parées de divers signes rouges et ornées chacune de taches ou bandes de duvet blanc ou d'un blanc cendré, mélangé de roux, savoir : l*» un ovale tranverse joignant la base par son arc anté- rieur, reposant sur le calus à son côté externe, et formant postérieure- ment une bordure transversale, prolongée du sixième du bord latéral, presque au cinquième de la suture; 2° deux bandes noires sur la su- ture et au bord externe, naissant des trois septièmes de la suture, à la moitié du bord externe, bifestonnée en devant : la 2" liée aux deux tiers de la suture, transversalement étendue jusqu'aux trois quarts environ du bord externe : 3° une ou deux taches de duvet entre cette bande et l'extrémité. Les élytres sont rouges ou d'un rouge roux sous la moitié interne de l'arc antérieur de l'ovale antérieur; sous presque toute la longueur de la bande qui joint la partie postérieure du calus; sous la 128 SGUTICOLLES. majeure partie des deu\ bandes suivantes ; elles offrent deux lignes longitudinales d'un rouge roux; l'externe, naissant de la branche posté- rieure de l'ovale antérieur, vers la moitié de leur largeur, et prolongée jusqu'à la bande postérieure : l'autre, un peu plus interne, naissant aussi delà bande postérieure de l'ovale antérieur et prolongée jusqu'à la bande bifestonnée; les élytres rougissent \\n peu vers l'extrémité, et les pieds sont d'un rouge testacé. Elle a été trouvée dans les environs de Naples, par M. Ach. Costa. 3. Trog-oderiaaa albo-notatu; Reiche. Ovalaire ; garni en dessus d'une fine pubescence noire ou obscure. Pro- thorax noir, paré de deux rangées transversales de mouchetures ou taches et d'une tache antéscutellaire, de duvet blanc : la l''^ rangée formée de quatre ou cinq taches : la 2e de six ou sept. Elytres brunes ou brunâtres, ornées chacune d'environ 15 à 19 petites mouchetures ou taches de duvet blanc : quelques-unes de celles-ci formant vers le milieu de leur longueur une rangée transversale, un peu onduleuse, de cinq taches. Antennes et pieds d'un rouge ou roux fauve. Trogoderma albo-notata. (Reiche). $ Antennes prolongées jusqu'à la moitié des côtés du prothorax, à massue de 4 articles. Long. 0">,0033 (1 1. 1/2). — Larg. 0'n,0018 (4/5 1.). Corps ovalaire ; pubescent. Télé noire, concolore. Antennes d'un rouge fauve. Prolhorax prolongé en angle obtus au-devant de l'écus- son ; faiblement échrncré en arc entre cette partie médiane et chaque angle postérieur ; noir; garni d'une fine pubescence concolore; paré d'une moucheture antéscutellaire et de deux rangées plus antérieures de petites mouchetures de duvet blanc : la rangée antérieure formée de q"ùatre ou cinq taches ; l'autre rangée naissant au-devant des angles postérieurs, traversant la ligne médiane vers les deux tiers de sa lon- gueur, composée de six ou sept taches. Cuisses petites. Elytres faible- ment rétrécies en ligne un peu courbe jusqu'aux deux tiers, plus sen- siblement ensuite jusqu'à l'angle suturai; légèrement ciliées et rebor- TROCODKHMA'rKS. — Trogodernui. . 129 liées sur les ciités: inédiocremenl convexes, brunes ou d'un brun mar- ron; garnies d'une line pubescence obscure; parées cbacune d'en- viron dix-neuf moucbetures ou petites taches blanches : les l'^ et 2° rapprochées de leur base, sur la moitié interne de leur largeur : les 3'' à 7« constituant une rangée transversale un peu onduleuse ou un peu irrégulière : les 3'-' et 6'" plus avancées : la 3". voisine de la suture au huitième de leur longueur ; parfois nulle, ainsi que les 4-^ et S<' : la 7® rapprochée du bord externe, vers le cinquième de leur longueur, for- mant avec la 2^ ou subbasilaire externe et la (V' une rangée oblique- ment longitudinale : le> S<^ à 12^, formant une rangée transversale un peu onduleuse : la 8'-, ou interne assez voisine d(^ la suture, au tiers : la 12e voisine Jq jjoi-d externe, aux deux cinquièmes de leur longueur: les 13« à 17e composant une rangée transversale un peu avant les deux liers de leur longueur : la 13^ voisinede la suture : les 14^ et IS'' souvent nulles : la 17« voisine du bord externe : la IS^, voisine de la suture, vers les cinq sixièmes de leur longueur : la 11)", vers l'angle suturai. Des- sous du corps brun: garni d'un duvet grisâtre. Pieds d'un roux fauve ou rouge fauve. Cette espèce remanjuable, faisant partie du c.ibinet de M. Reiche. a été prise dans les Pyrénées. 4. Trog'odernia eloiig-atiel» ; Fabiucils. Ounle oblong ; noir; pnhescent. Ely très passant parfois posUrieuremeiLt au bnin de poix ou brun rougeâtre. Prolhorax paré d'une tache antéscn- lellaire et de deux bandes, de duvet peu scrr'-, i;is cl l;irs(>s d'un rou.ûrebriin ou d'un rouge brunâtre. Anlhreuus glaber. IIeubst, Kael', t. VII, p. ;{3i. o? Aiilhi'i'ims elonfialulus. Fabk. Syst. Eleulli., t. l,p. luû,;i. Anthranus ruficoriiia. Latiî., Gêner.,!. H., p. 49. i. Trogodeniia eloiujalula. Eiuchs. Natar!..r. de Ins. Deutscli. t. III, p. i-4S. -2: — Sturm, Deutsch. Faun., l. XIX. p. O'.i. -2., pi. 3"i9,lig. a. A. — Kustkh, Kricf. Eiir., -2?. 30. — L.Redtem',., i'ann aust., -l'' (''dit., p. 399. Yar. /5. Elytres à couleur foncière noire, passant postérienrciiKMil au brun ou au brun rougeàlre. Pieds d'un rouge testacé. Anlhrenus nUjev. IIep.bst, Kaef., t. VII, p. 338. 10, pi. It.j, li»-. 1-2? Dermestes suhfascialus. Gyi.lenh. Ins. suec, t. î, p. 155, 1-2. Ti'0(joderma elonçialiUa. IIeer., Faim. Col. lielv., p. 439. 1. Trofioderma nigro. Ehicm ,Natm-g.d. Ins. Deutsch., t. SU, p. iiO. 3. — Stuu.m, Deidsch. Fana., t. XIX, p. 101. 3, [il. 35S. - RusTEU, Kaef. Eiir. 2-2. 37. — F. Hkdtk.nr.. Faun. anstr , -2'' édit., p. 399. Lon^i. iy-\{m-2 à (J'",0(>i:i(l i.à i I. l/i). — Larg. 0'»,()U1;; à U'".(H)!(; (3/0 I. à :m i.). /.'o/'/j.s ovale oblong. Téie noire: garnie de poils concolores itudangès à des poils grisàli'cs. Aiitouics d un rouge l'oux ou d'un roux lestacé. Pro///ora.r élargi en ligne courbe, moins, prononcée postérieurement, depuis les angles de devant jusqu'aux^ postérieurs: à peine rebordé sur les côtés, sans rebord à la base; en angle obtus et dirigé en arrière sur la partie médiane de celle-ci; légèrement échancré en arc entre celte partie médiane et cliaque angle postérieur; convexe en devant, médioci'ement en arrière; noir, pubescent; garni d'un duvet peu serré, grisâtre sur les côtés, liranl en partie sur le fauve sur le disque : ce duvet constituant une tacbe antéscutcllaire et deux bandes transvei- sales laissant peu de place au duvet noir: la première, près du bord antérieur; la seconde, plus développée sur les côtés, parfois presque interrompue dans son milieu, émettant un prolongement ou une .'^ortc de tache au-devant de cliaque quart externe de la base. Ecusson noir; cordiforme, plus large t'iue long. Elytres subparallèles jusqu'aux deux TROCODKKMATRS. — Trogodeniiu. 131 tiers, obtusémenl arrondies postérieurement ; étroitement rebordées sur les côtés; munies d'un rebord suturai; avancées en s'aiïaiblissant jusqu'au quart antérieur; peu convexes; à fossette humérale faible: tineraent ponctuées; noires, passant parfois insensiblement vers l'ex- trémité au brun de poix ou au brun rougeâtre; garnies d'un duvet concolore; ornées d'un duvet blanc cendré ou cendré grisâtre, consti- tuant sur chaque élytre: l'» une bande bordant la base dei)uis l'écusson jusqu'au calus; 2'^ une bande transversale naissant au cinquième envi- ron de la suture, à peine aniuéiMMi ;iiTiére,s"unissanloi'dinairement à ia piécédeiile vers le calus. cl alioulissani au sixièiuc du boni latéral: 3° deux taches joignant le bord externe, l'anlérieîire an quait ou un peu plus, l'autre vers la moitié de leur longHcnr: '["une tache aux trois septièmes de la suture, ayant de la tendance à coiistituer tantôt avec la première, tantôt .avec la seconde des précédentes, une bande interrompue dans son milieu; o» une bande transversale naissant aux cinq septièmes de la suture et aboutissant un peu plus avant, an Itoid externe; 6° une bordure apicale. bcssous du roips noir: garni d un duvet gris ou grisâtre fauve, Un et peu serré, l'icih d'un l'oux rouge ou teslacé. Cuisses parfois brunes ou obscures. Cette espèce habite diverses zones de la France, (hi la trouve dans les environs de Lyon, sur le bois morl. Elle nous a éié envoyée (]e^ Ikisses-Alpes par M. l'abbé Pestre. Obs. Le duvet pâle des élytres varie du blanc cendré au iiendré gri- sâtre ou tirant sur le fauve. Il est plus ou moins apparent suivant la fraîcheur des individus. (Juand il esl en partie épilé. les bandes sont {•lus ou moins incomplètes ou peu distinctes. Cette espèce varie suivant le défaut de matière colorante noiie. Dans l'état que nous avons considéré comme normal, les élytres ont leur couleur foncière entièrement noires; les cuisses sont noires on brunes, les tibias et les tarses d'un ronge brun ou brunâtre, ou parfois dun rouge presque testacé. Chez divers individus, les élytres passent posléi'ieurenienl au bi un de poix plus ou moins rougeâtre. Les pieds .sont alors entièrement d un l'ouge teslacé ou avec les cuisses noires claires (var. /5;. Chez d'autres, les élylirs sont dun rouge bi'unàlre on d'un rouge 1 32 SOUTICOLURS. testacé sous la bordure grisâtre apicale et sous la bande transversale qui la précède (var. y). Le T. n'ujva deSturm parait représenter un individu de cette vaiiété, dont les bandes, en partie épilées, sont dénaturées. Dans nos provinces les plus méridionales on trouve des exemplaires chez lesquels les élylres otîrent en outre une tache rougeâtre après le cal us (var. s). Enfin, d'autres fois, comme chez le Dennestes suàfascialus i]e Ci\\- lenhal, la couleur noire, par défaut de matière colorante, passe du noii' au brun testacé (var. s). A cette section appartient l'espèce suivante: Tro^oderma nierldionalis ; Kraatz. Ovale oblong. noir; piibea- retil. Elylres parées de trois bandes et de diverses taches brunes, hérissées d'un duvet d'un gris fauve. Antennes, genoux et tibias roux. Trogodenna meridionalis. Kuaatz, Beri., Entom. Zeitsch, 1858, p. 14G. Long. Ons()022 à 0"',0033 (l 1. à 1 1. 1/2). Patrie : La Grèce, la Sicile. Coiys un peu plus courl. et, par là, un peu plus large que le /'. elon- ijatuln, Fabr.; un peu subdéprimé, noir. Antennes aoires,. l'rulhoia.r assez densement revêtu sur les côtés de duvet blanchâtre. Elylres ornées chacune de trois bandes d'un brun obscur, revêtues d'un duvet plus épais que chez le T. elongatula, et paraissant ainsi plus fortes: les 2« et 3e bandes s'unissent ensemble et avec leurs pareilles, sur la suture, de manière à constituer une sorte d'X. Entre la l^e et la 2"' bande, se montrent, sur la moitié externe de chaque élytre, quelques petites taches revêtues d'un duvet grisâtre: d'autres taches analogues existent entre la 2" et la 3® bande, sur la moitié interne de chaque étui. iJes- sous du corps garni d'.un duvet grisâtre. Pieds noirs, avec les genoux et les tarses d'un rouge roux. A..\\. Antennes à massue de trois articles. B. Massue des antenne;; obtriangulaire oiioblongiie (S. G Phradonoimt, J. bi; Val). TROGODKRMATKS. — Trogodermo. [:V.] TrojKoderiM» f|uiai<|iiefascit&Ai« ; JAoguEi.iN r»(, Vm, Curpa ava- la ire ; noir légèrement luuanl; rcvcfu (hiiic piibcscencr )ioiie, inrtiaée. courte mais serrée. Protfwrax paré, nolumnwnl sur les eûtes. de taches formées de poils blancs. Elytroa parées chacune de cinq fascies blanches, ondulées, transversales, composées de taches formées de poils blancs: la première basilaire : la dernière., apicale. Antennes ferrugineuses, à mas- sue de trois articles. Cuisses d'un noir brunâtre. Jambes et tarses ferru- ijineux. Trofjoderim quinquefnscinlo Jacq. du Val. GeiiiMH, I. Il, [i.-i.'iT. Long.O"\(X)35(ll. 1/^). Antennes un peu plus courtes que la tête, avec leurs deux premiers articles un peu brunâtres: massue de trois articles d'égale épaisseur : le second un peu plus court: le troisième non ou à peine plus long que le premier, subovalaire. Méso et postpectus couverts de poils blancs. Cette espèce a été trouvée dans le laboratoire d'anatoinie comparée du Muséum de Paris, et vraisemblablement elle est exotique. o. Tro}i:oderni» villosiila; Diiftscdmidt. Ovalaire ; d'un noir luisant, hérissé en dessus d'un duvet noir ou osbcur. Prothorax ordinairement déprimé au-devant de chaque roté du prolomje- ntent basilaire. A7itennes noires ou obscures. Tibias d'an bran fauve. Tarses fauves. çf Antennes plus longuement prolongées que la moilié des côtés du protborax : à dernier article en ogive, aussi long «lue les deux précé- dents réunis. 9 Antennes à peine aussi longuement prolongées que la moitié des côtés du protborax : à dernier ailicle subarrondi à l'extrémité, moins long que les deux suivants l'éunis. ÀDlhrenm vûlomlus (Mogerle). Duftsch., Fhuii. anstr., t. Hl, |i. '28, 7. Tiogodennuj'illosuk. Euichs., iN'aliirg. il. Ins. Deutscli., l. III. p. 4ii, i. — Sturm. Dcutsch. Fa m., MX, p. 103, a" V, pi. 359, fig. b. B. — KusTER, hitef. Etir. XXII, 38. — L. KloteiNb , Fiiun. austr., 2<^ édit.. p. 39î». 134 SCUTICOLLES. [.oiil:. Om ,002^2 ;i 0'". 0(^29 fl 1. à 1 I. 1/3). — LiWii. 0"\00i:^, à O'",0018 r:v/5à 4/5 1.). Corps ovalaire; nair, liiis;iiiL: hérissé en dessus (Fiin duvet noir. noirâtre ou d'un gris ob.scur. Téti' ponctuée. Anteam'n à massue noire: la tige obscure ou avec les 3^ à 7^' articles fauves. Prothorax élaigi en iigne peu courjje sur les côtés; étroitement l'ebordé à ceux-ci. sans rebord à la base; prolongé en arriére en angle émoussé dans le mi- lieu de celle-ci ; échancré en arc entre celte partie médiane et cha- que angle postérieur ; convexe en devant, médiocrement en arriére; ordinairement marqué d'une dépression au-devant de chaque tiers externe de la base; pointillé; noir: béris.sc d'un duvet concolore. l'kiisson triangulaire; noir. Elylres sunparailèles ou Irés-légèrement rétrécies jusqu'aux deux tiers: subarrondies; prises ensemble à l'extré- mité; munies d'un léger rebord latéral: à peine rebordées à la suture: à calus humerai peu prononcé; à fossette bumérale nulle; moins fine- iiient ponctuées que le prothorax: d'un noir luisant; hérissées d'un liuvet ordinairement (le mènie couleur, (juelquefais d'un gris obscur. Dessous (la corps noir garni d'un duvet obscur. Pieds : cuisses noires. Tibias souvent fauves ou d'un fauv»^ brunâtre. Tarsfs fauves. Cette espèce paraît peu commune en France. On la trouve principa- lenuMit dans les provinces du Midi. HU. AlossdC des aiitetines oiiiiriilaire, coiiipriiiii'e . coniposéc ir.iiiiilcs sorrés {S.-(;. Orbeola). XrojEsoaSeriMa lilB'ssittïala (Iaeichk). Ovalaire; d'un- noir luisant; hérissé en dessus d'un duvet noir. Antennes ordinairement d'un flave roux , fjuelquefois nébuleuses; à massue orbiciUaire, comprimée. Pieds ordinai- rement d'un flave roux. Cuisses parfois obscures. Long. Ora,00^2^2 à O"\0033 (1 1. à 1 1. 1/2). Patrie : La Syrie (Reiche). Obs. Les cf paraissent avoir les antennes et les pieds d'un roux pâle ou flavescent ou d'un flave roux : les 9 ont parfoi.s les antennes nébu- leuses et les cuisses obscures ou noirâli-es. TROGODERMATKs. — Tin'sias. 13,S Genre Tireaia^. Tirksik; Ciirlis. Ciirlis, Brit. entom., t. Vi (1829), 2ii. Cahactères : Mésostenmni plus laigc que long; divisé en deux pal- lies, enti'c lesquelles se prolonge la pointe du prosternuni. Front chargé • l'un ocelle, sur la ligne médiane, un peu après le niveau du bord pos- lérieur des yeux. Antrnnes insei'ées prés de la partie autéro-inlerne des yeux ; de 11 articles: à massue comprimée, composés d'articles plus ou moins en forme de dent à leur côté intei-ne : le premier de la- dite massue plus long que le ^'^' : le dernier triangulaire. Antèpectus ci'eusé. de chaque cOté, d"un sillon profond, destiné à loger les anten- nes dans létat de repos : ce sillon , joignant le l)ord tranchant des côtés du prothorax, et prolongé jusqu'aux deux tiers de ces côtés. Veux plus longs que larges: légèrement échancrés au côté interne. Pvothora.r élargi en ligne plus ou moins courbe, sur les côtés ; otïranl à la base un angle diiigé en arrière au-devant de l'écusson et plus pro- longé que les angles postérieurs; écliancré en arc entre celte parlie médiane et chaque angle postérieur : ceux-ci. un peu dirigés en arrière. l'rostermim avancé en mentonnière, voilant la ])ase de la bouche, en laissant à découvert les mandibules et une parlie des mâchoires, liepli (les élytres rétréci depuis les épaules jusqu'au niveau du bord posté- rieur du postpectus, réduit ensuite à une tranche : la partie voisine de la poitrine subhorizontalc ou plutôt un peu oblique et laissant un peu apercevoir son bord interne, quand Tinsecle est examiné par côté. Ilniiclu's postérieures étendues seulemimt jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes internes du iiord postérieur dii postépistcrnum. Taises tous !i!)res, dans l'état de repos. Prevtu-r arceau du ventre examiné vers la liioitié de la longueur des hanches postérieures, à peu près égal au ^''. Tarses olïrant les quatre premiers ai'ticles courts : le 1''' un peu moins court que le "I''. Corps garni de poils fins. Les Tirésies sont de petits insectes de couleur obscure, se cachant (udinairement sous les écorces, et paraissant vivre, comme dans leur premier étal, aux dépens i\t'< dépouilles. La lirve du T. scrni a été décrite par M. Waterhousc (Entom. 136 SClTTinOLLES. ma-a/., l. Il, 183o, p. "ll-\. pi. V). lig. 3, a-e).— ot celle description, soit isolée, soit accompagiit'e de la liu^ure, a été reproduile parM. West- wood (Introd. lo tlie Mod. Classil'., 1. 1 (1839), p. 159, lig. 14). — Euigh- soN (NatLirg. d.Ins. Dentsch.. t. (H ri8Y8\ p. 'mD. — Stuhm (Deiilscli. Faim., t. XIX, p. 107V — Chapuis et Candiîze (Calai., 18o3. p. lOii!, pi. 3., fig. 2). M. Perris en a donné. d"après nature (A»n. de la Soc. entoni. de Fr., 2e série., t. IV (1846), p. 379. pi. IX. Ii^-. 4, /', y, h, /), une descrip- tion nouvelle, et une figure qui diffère sensiblement de celle donnée par M. Waterhouse. Quoi qu'il en soit, celte larve a beaucoup d'analogi(> avec celle des Anthrènes. Sa tête otïre aussi, de chaque cAté six ocelles. Son corps présente aussi sur les côtés des .">« à 8'' segments de l'abdoiuen. des fi'anges très-longnes et très-touffues de poils raides, couchés dans l'état de repos, mais susceptibles de se t'edresser sous riiilluence de la vo- lonté de lanim;)! el de foinier quatre panaches transversaux. 1. Tiresîas sevra; Faiuucius. Ovalmre-ohlonr/ : d'un noir liùsaiil : légè'reint'Jif ponrlaé, et garni de poils fins. couch''s, concolores. en dessus. Front cr'Misé d'une fossette. Des- fions du corps noir. Antennes el pieds d'nn roux testncé. Cuisses sou- vent d'nn lonx brunâtre. Dermestes serru. V\v.v,., l^ilum. sysL. t. I, [i. -2-',i, lo. — Id. Sysl. l'^ieulli. , t. I, p :U9, H». — Imjg., Kaef. preuss,,|t. :îl"J, 8. — Lath., Ilisl. nat., t. IX. p. 244, i. — Gvij.EiNH., Ins. mer., t. I, p. l."i;î, 10. — Schœînh., Syn. iiis., t. 21, p. 94, 4-2, — DuFTSCH., Faim, austr., t. ili, p. 38. 12. Anthrenus virnnensis. Hekhst, Kaef.. I VIÎ, p. ;];{G, pi. lio, fig. 10. Atlagenus serricornis- LATii-, Hist. nat-, t. IX, p. 24'i. Mcfinloma serra. Latu-, Gen., t. il, p. ;jo, pi. 8, fig. lo. Tiresias serra. Curtis, Brit. entomol., l. VI (1829), p. 244. — Steph., Man., p. 143, ii")^. — Shuck, Col. 29, 20.3. pi- 3o, fig. 3. — IIeei!, Faim. col. Iielv., p. 437. — Erichs., Naturg., t. III, ]). 4."vl, 1. — Sturm, Deiitscli. faun. XIX, p. !08, 1, pi. 360. — KusTEu, Kaef. Europ., 22. 41. — L. Hkdtenb., Faun. austr., 2« édit p. 400. — J. Du Val, Génor., pi. 02, iiu. 30G. Ctesias serra- Steph., lllustr., t. III, p. 119, 171. Long. 0'n,0039 a 0'n,0052 [l I. 3/4 a i !. ly 4j. — Laig. 0>",W20 à 0'", 0025 (9/10 à 1 1. 1/8). TRor,o!)KRMATKS. — Anihrenm. 137 r.nrps ovnlc-ohlong: d'un noir lnis^;inl on dessus, ou parfois brun sur le prolliorax et surtout sur les élylres, et garni de poils conco- lores lins, couchés. Tête finement ponctuée: creusée d'une fossette sur le milieu du front. Antennes d'un rou\ testacé. Piotlwrax élargi eu ligne peu courbe, depuis les angles de devani jusqu'au postérieurs : étroitement rebordé sur les côtés; obtusément tronqué au-devant de l'écusson. à la base, faiblement écbancré en arc entre cette troncature et les angles postérieurs qui sont peu vifs et dirigés en arrière ; moins large et plus convexe en devani qu'en arrière; finement et peu dense- iiieiil ponctué. Eaisson noir. Elytres munies d'un rebord basilaire ; snbparallèles jusqu'aux trois cinquièmes, rétrécies ensuite en ligne courbe, subarrondies, prises ensemble, à l'extrémité; munies d'un re- bord latéral peu visible quand l'insecte est examiné en dessus; médio- crement convexes ; creusées d'une fossette humérale faisant ressortir le calus qui la joint; faiblement rebordées sur la seconde moitié de la suture: finement ponctuées. Dessous du corps noir, luisant, ponctué, peu pubes'ent. P/«/s d'un roux testacé. C/t/.sses souvent en partie d'un loux ou fauve brunâtre. luette espèce habite la plupart des provinces de la France. On la trouve sous les écorces, au milieu des dépouilles de chenilles. Sa larve se trouve dans les mêmes lieux. Genre Aiitlirenns. Anthrkni:; Geoffroy. Geoft'roy, Ilist. al)r. d. Ins.. t. I. l'ii-J, p li;{. Caractèrks : Mésoslcnuim plus large que long; entaillé en devant, pour l'ecevoir la pointe du proslernum. Yeux une fois environ plus longs que larges; plus ou moins sensiblement échancrés à leur côté interne. Front chargé d'un ocelle sur sa ligne médiane. Antennes in- sérées près de la partie antéro-internc des yeux; d'un nombre d'arti- cles variables; logées dans un sillon sur la tranche des côtés du pro- thorax ou même un peu en dedans de celle-ci: de manière à laisser plus ou moins apercevoir ranlennc , dans son étal de repos . quand l'insecte est examiné perpendiculairement en dessus. Protkoru.r élargi d'avant en arrière ; sinué latéralemenl par le sillon antennaire ; 138 SCUTIGOLLES. transverse: otïranl la pailiouiédianerle sa base dirigée on un angle au- devant de l'écusson. cl [)Ilis prolongée en arrière que les angles pos- térieurs : ceux-ci. un peu dirigés en arrière et embrassa ni la partie an- lérieuiv de lépaule, Ecusson petit. Pinstei-num ^\;\ncê en mentonnière, voilant les mâchoires et les mandibules, licpli d-s c7////v.s rétréci depuis sa partie antérieure, jusqu'à rextréniité de la poitrine, réduit en- suite à une lianclie ; sa partie antéri(nire l'orminnl très-l):iève!neiit un angle avec le i)ord externe des étuis, et pai'aissant ensuite f-n-iner hi continuation de cru\-ci, pour embrasser les côtés de la poitrine, l'rc- nticr (irccaa dti. voitie sensiblement plus long que le ^''. Ilaïuhcs pos- tn'i cures étendues seulement jusqu'au cin([uiéme ou au quart interne du l)ord postérieur du pcslépisternum. Tibias reçus dans le repos, dans une i-ainurcdes cuisses. 7'ftr,sc*- grêles : tous libres, dans l'état de repos : les 4 premiers articles presque égaax : le dernier aussi long que les deuK ou trois précédents réunis. Corps revêtu de petites écailles. Les Anthrènes sont de petits insectes remarquables pai' leur corps revêtu, comme les ailes des papillons, d'écaillettes .souvent parées de vives couleurs, et constituant des dessins variés suivant les es[)èces : mais ces oi-iiements gracieux et légers sont faciles à enlcvei- pai' le frottement, et les parties ainsi dénudées n'offrent i)lus alors qu'une couleur foncière noire ou obscure. Dans l'état parfait, ces coléoptères se rencontrent communément sui' les ileurs; surtout sur les ombellifères. Ils viennent s'y abreuver de leurs sucs emmiellés. Qui dirait qu'avec des goûts si recherchés, sous leur forme parfaite, ces insecl(\'^ sont, dans leur jeune âge. Ieseniii>-- mis les plus redoutables de nos collections? Quand après avoir goûté les jouissances passagères de la liM're, ils son- gent à assurer le sort de leui's descendants, les femelles, guidées j)ar une .sensibilité olfactive dune tinesse incroyable, sont attirées dans l(>s !ieu\ où leur postérité trouvera une nourriture facile; quebiues-unes, dans ce but, pénètrent dans nos maisons, dans nos magasins d(^ pcllelcries. et surtout dans nos cabinets dbistoii'e naturelle, malgré les obslach> (lue nous opposons à leur introduction, cl viennent déposer, sur les trésors (|ue nous y conservons, des œufs funestes, qui seront bientôt la cause de leur ruine. TKOGoDKRMATiiis. — Auflirenus. 130 Fnc fouir (rjiulciirs ont parir des larves de ces insectes et de leurs i-avages (1). La description que nous donnerons ci-aiirrsdc celle de IM. verbasc/. suffira poui' offrir une idée de toutes les auticsdece yonre. LesAntluènes n'onlgénéralementquunegiMiéi-ation dans l'année : c\ bien que le printemps soit l'époque ordinaire pendaiil laquelle elles déposcni leurs œufs, leur ponte est échelonnée pendant plusieurs mois. et leurs «cul's mettent un lemps variable à éclore. Aussi Irouve-t-on leuis larves dans toutes les saisons. Il esl donc indispensable de visilei- souvent les collections, poui' prévcnii- les dégàls qu'elles peuvent y occasionnel'. On voit parfois ces lai'ves sur les murs de nos appartements . clierchant sans doute fortune: et si, chemin faisant, elles rencontren! les restes d'une mouche ou de tout autre insecte dont une arai- gnée aurait sucé les humeurs, elles se hâtent d'en faire leur profit. Leur démarche est lente et timide; elles semblent glisser sur la voie qu'elles parcourent. Si elles sont saisies de (|uelque crainte, si surtout on vient à les toucher, elles inclinent la tète et restent immobiles pen- dant quelqu,; temps. C'est vers la fin de l'été ([ue leurs l'avages sont k plus à craindre, parce qu'elles ontalors acquis toute leur grosseui . Elles passent l'hiver dans l'engourdissement. el se ii-insforment en nymphe au retoiii- du printemps. Quand elle passe cà ce nouv(d état, la 'arve se détache de sa peau , mais elle ne la rejette pas. plissée et chiffonnée, vers l'extrémité de son corps, à la manière des chenilles. Cette enveloppe se fend longitudina- lenient sur le dos, pivsente béante une ouvei-tuie elliptiijue. entre les bords de celte lente, el Uiontrc la nymplu*, reposant, comme dans un (Ij GtOi-rnov (llisl. ahr., i. 1 (\H'r2), [), 115|. — De Gekr (Mém., l. IV (177i) ]). :2(iri). — Olivieh (Kncycl. iin'lli., t. IV (1789i, p. 148. - et Kntom-, II, ii'^ li, p. V;. — [Iekhst (N.itiir,''., Kaef., t. VII (1797), i'. 3^2o). — Latr. (Ilist. nat., t. I\ (1804), ]). -lir^ — (A Noiiv. Dicl.crilist. nal., I. il '1«'2(;), [i. lOOK— Po^zA.(Monl. do r.'Xead. do Turin (ISOo), 2'- part., p. iî, Ho). — Stuum (Oenlsrli. Faun-, t. Il, (l807'l, p. \-12). — BuuM-K (llisf. i:al., f. V {[HVi), [t. ;!()7). — KuM.AK (Naluri;.]. s(;lioa(l. Iiisect. (1837), p. i03). — Westwôoi) (Introd. lo llio niod. Classif. (ls;i'.i), t. I, p. lo(J, lisi- li). — LuiCHS. (.Nafurg. d. Ins. Deutscli., I. III (I8i8;, p. SCUTICOLLES. berceau, dans cette clt'poiiille (létrie : linéiques jours après se montre l'insecte parfait. Les Anthrèiies tie notre pavs se répartissent de la manière suivante : A. Anteiuics de 11 articles, dont les trois derniers i'ornieiil la massue (S.-G. Anthrcnus) h. vSillon antennaire prolongé jusqu'au tiers des côtés du pro thorax. Dernier arceau du ventre noir siirloule la longueur de sa partie médiane. (■■ Elyh'es parées d'ime bande suturale d'un rouge de brique, dilatée au moins vers la moitié et les trois quarts de sa longueur; ornées en outrede trois taches latérales : les deux premières blanches : la dernière d'un rouge de brique. Sfiophnloria'. ce. F^lytres sans bordure suturale d'un rouge de brique, ou n'en offrant qu'une étroite et sans dilatation. d. Elytres ornées chacune de trois taches blanclies presque liées à la suture et de deux taches blanches et d'une tache d'un rouge de brique unies au bord externe. Funealu^. (Id- Elytres parées chacune d'une bande transversale et de quelques taches plus postérieures, blanches. /,'. lei arceau ventral ordinairement marqué d'une tache noire sur les côtés. /'. Bande transversale blanche des élytres couvrant, après le calus, du sixième au tiers de leur longueur, et le septième antérieur de la suture-, séparée par un espace égal au quart de leur longueur d'une tache suturale et d'une autre latérale, blanches. Ddienfus. ff. Dande transversale blanche des élytres couvrant , après le calus, du 6" au 2 o'" de leur longueur, et le quart antérieur de la sutire; liée ou presque liée à son bord postérieur à deux taches blanches : l'une, suturale : l'aiilre jiixta-marginale. Pimpinellœ. ec. 1er arceau ventral ordinairement sans tache blanche sur les côtés. (}. Bande transversale blanche des élytres co.ivrant, après le calus, du 6e à la moitié de leur lon- gueur, le 0*^ antérieur de la suture, et, sir le quart interne de leur largeur, du 0" ipresque à la moitié de leur longueur. GoUafh. bh Sillon antennaire prolongé presque jusqu'à la moitié envi- ron des côtés du prothorax. Dernier arceau ventral marque seulement d'une tache apicale noire. Elytres parées cha- cunede trois bandes cendrées, d'un jaune roux ou en partie noires entre les bandes, et à la base et à l'extrémité. Yerbiisci. TROGODKUMATKS. — AlUhmms. I i AA. Antennes de liiiit arlides, dont les deux derniers forment la massue. Sillon antennaire prolongé au moins jusqu'à la moitié des côtés du prothorax. Dernier arceau ventral marqué d'une tache apicale obscure (S. -G. Florilinus). Eiytres noires, parsemées d'écailleltes d'un cendré fauve ou roussâtre, et parées chacune de trois bandes transversales souvent incomplètes, formées d'écaillettes en partie non contigués. Museoium. .VAA. Antennes seulement de cinq articles, dont le dernier al- longé et graduellement en massue. Sillon antennaire pro- longé au moins jusqu'à la moitié (9) ou presque jus- qu'aux trois quarts (c?) des côtés du prothorax. Dernier arceau ventral marqué d'une tache apicale noire ou obs- cure (S. -G. Helocerus). Eiytres noires, parsemées de quelques écaillettes d'un cendré fauve ou roussàtres, et ordinairement parées cha- cune de Irois bandes transversales formées par des écailles semblables ; ces bandes souvent interrompues , parfois à p«ine indiquées. Fuscus. i. Antlireniis scropliiilnriee ; Linnk. Prothovac noir, paré de chaque côté d'une large bordure Idanche ou blanche et rousse, cchancrée entre ses angles antérieurs.^ et d'une bordure basilaire blanche. Eiytres parées d'une bordure suturale d'un rouge de brique, dilatée au tiers., à la 7noitié et aux deux tiers : chacune de ces di- latations constituant, avec une tache latérale, une bande transversale le plus souvent interrompue : les deux premières taches latérales, blanches : la postérieure, d'un rouge de brique. Ventre blanc ou blanc et d'un rouge de brique, paré d'une tache obtrianyulaire noire de chaque côté des quatre derniers arceaux, et noir sur la partie médiane du dernier. Derinesles scrophulariœ. Linnk, Syst. nat., lO"" édit-, t. I,|p. 3o(), 20. — Id.Faun. suec, p. 143, 'f2r,. — De Geer, Mém., t. IV, p. 200, b, pi- 7, fig. -20. Byrrhus scrophulariœ. Linné, Syst. nat., 12'' édit., t. 1, p. o6R, 1. Anthrenus scrophulariœ. Fabh., Syst. entom., p. 61, 2. — Id. Syst. Eleuth., t. I, p. 107, 4 — Oliv., Encycl. méth., lY, p. 151, 4. — Id. Lnlom., t. Il, no U, p. 9, 4, pi. 1, fig. 3. — Panz., Faun. germ.. T, 11. — IIeudst, Na- turs., t VII, p. 326, 1, pi. 113, fig. 1. -- Illig., Kaef. preuss., p. 398, 1.— Payk, Faun. suec, t. II, p. 2, i. — Latr., Hist. nat., t. IX, p. 219, pi. 7P, 112 SCUTICOLLES. fig. 1. _ id. Gen., l. Il, p. ;iS, 1. — Gyllenh., Ins. .suec, 1. I, p. ici, -2. — ScHOKNH., Syn. ins., t. I, y». 114, 3. — Sturm, Deutscli. Faun.,t. II, p. l-2.'i, I, pi. 36. — DuFTscH., Faun. aiislr., t. III, p. :2G, 2. — Steph., Iliustr., t.IIi. p. 130, 4. — Id, Mail., p. U4, 11G3. — IIeeu, Faiin. col. helv., p. 440, 1. — Casteln-, Hist. nat., t II, p. 30, 1. — KusT.,Kacf. Eiirop., 1. 27- — Erich-, Naturg., t. III, 454, I. — L- Redtenb-, Faun. austr., 2'' édit, p. 40u — ,1. Du Var, Gen., pi. 52, fig. 307. f.ong. On^.OOaSàOnsOOaiîd I. 1/2 à i I. 2/3).— La rg. 0"^ 0020 (0/101.), Corps ovalaire. Tête noire; revêtue de petites écailles de même cou- leur et parée d'écailleltes blanches au côté interne des yeux et ordinai- rement marquée de quelques autres disséminées sur sa surface. An- imnes de M articles; prolongées jusqu'au tiers des côtés du prothorax; noires, avec la tige parfois moins obscure. Prothowx sinué par le sil- lon antennaire jusqu'au tiers de ses côtés; en angle dirigé en arrière au-devant de l'écusson ; noir; revêtu sur son disque d'écaillettes de cette couleur; paré d'une bordure latérale, d'une bordure ba.silaire et d'un trait sur la ligne médiane formée d'écaillettes blanches, ou en partie d'écaillettes d'un rouge de brique : chaque bordure latérale cou- vrant plus du tiers externe de la base, échancrée en devant entre les an- gles avancées où à peu près jusqu'au bord antérieur : chacune de ces bordures latérales unies à la base par une bordure peu développée : le trait lié au bord antérieur ou à peu près et plus ou moins prolongé sur la ligne médiane : les écaillettes d'un rouge de brique constituanl une bordure étroite à la base, parfois une bordure interne aux taches latérales blanches et le trait : ces écaillettes passant avec l'usage de la vie, au blanc flavescent ou au blanc sale. Eciisson petit; noir. Elytren subparallèles jusqu'aux deux tiers, obtusément arrondies postérieure- ment; prises ensemble très-médiocrement convexes; noires, en partie recouvertes d'écaillettes de même couleur; parées d'une bordure sutu- rale dilatée au tiers, à la moitié et aux trois quarts de leur longueur . et formé d'écaillettes ordinairement d'un rouge de brique, mais par- fois pâle. Chacune de ces dilatations formant avec une tache latérale tiansverse qui leur correspond une bande transversale entière ou sou- vent interrompue dans son milieu : la tache latérale antérieure et celle du milieu, blanclies : la postérieure, rousse; ornées en outre chacune TKOcjonKH.MATRs. — Àftafiemix. \i:\ d'une ligiio ou laclio bhinchc, n;iiss;iiU ilu Licrs inlei iio de la base, cl prolongée jusqu'à la première bande, en enclosant entre elle réciis- son et la dilatation suturalc antérieure un espace noir ovalaire. Dessous (In corps noir, revêtu d'écailletes blanches ou en partie d'un rouge de brique : seconde moitié des postépisternums en partie noire. Vi'Htre marqué de cha(|ue côté des ^i" à 5»^ arceaux, d'une tache noire : celle des 3o et ¥ arceaux plus large que longue : dernier arceau ven- iral noii' sur sa partie médiane, et, par là, paraissant noir, paré do lieux, taches obtriangulaires formées par des écaillettes blanches. (Msses noires, revêtues d'écaillettes blanches, jaunâtres ou roussâtres. Tibias et tarses d'un rouge brun ou d'un brun rougeâtre. Cette espèce est commune sur les fleurs, principalement sur les om- hellifères et sur diverses composées. On la trouve souvent dans les maisons. Obs. Les écaillettes d'un rouge roux ou d'un rou.\ rouge assez vif chez les individus nouvellement tclos, pâlissent avec l'âge et deviennent jaunâtres ou blanchâtres. A cette variation se rapportent : Anlhrenus histrio. Faeu., Syst. Eleiitli., t. !, \). 106, -2. Aiithreum verbascl Herbst, Natiirs-, t. VII, p. ;5-28, -2, pi. il.'], lig. 2. Elle olïre diverses autres variations : 1'' Les bordures latérales blanches du prothorax ordinairement sans lâches sont parfois marquées sui' leur disque d'une tache ponctiforme noire (var. /?); 2" La bordure suturale des élylres manque quelquefois dans sa par- tie antérieure (var, y) ; > Les taches latérales des élytres n'atteignent souvent pas les dilata- tions sutui'ales, et forment ainsi des bandes transversales intenompues, près de ces dilatations (var. o) : 4" Parfois les taches latérales des élylres sont réduites à une trace plus ou moins marqu-e, formée par de petites écaillettes blanches (var. £) ; 5° La ligne des élytres est parfois en partie obsolète (var. &). Chez les individus qui ont subi des frottcmenls.lesécaillettes ont plus 144 SCIJTICOJ.LKS. OU moins disparu et le dessin normal esl alors diincile à reconnaître. De Geer (Mémoires, t. IV, p,205),etEriclison (Naturg. d. ins. Deutscli.. p. 454), ont décrit la larve de cette espèce. Près de 1'^. scropfiulariœ, vient se placer l'espèce suivante : Autlirenus sra^'iiliis; Kusteu. Prothorax noir, paré de chaque côté d'une large bordure blanche ; charnue d'elles unies par une bordure basilaire : chaque bordure latérale entaillée entre ses deux angles anté- rieurs. Elytres parées d'une bordure suturale d'un rouge de brique pâle ; tantôt noires, avec une ligne longitudinale basilaire, deux bandes trans- versales, deux taches postérieures et l'extrémité blanches ou mélangée d'écailletes rousses ; tantôt revêtues d'écaiUettes blanches avec les épaules, deux bandes plus ou [moins réduites et une tache ponctiforme subapicale. noires. Ventre blanc, paré d'une tache noire obtrian gui aire de chaque côté des quatre derniers arceaux, et noir sur la partie médiane du dernier. Anthrenus gravidus. Kuster, 13, 37. Long. 0"i,(X)22 à 0^,0033 (1 1. à I 1. 1/2). Patrie : La Dalmatie, Constantinople, la Syrie(Reiche). Obs. Celte espèce a quelque analogie avec l'/l. scrophulariœ ; chaque bordure latérale du prolhorax, formée par des écailletles blanches, cou- vre aussi, plus du tiers externe de la base, s'avance jusqu'à l'angle ex- térieur, à son angle antéro-externej et seulement jusqu'à la moiliéj à son angle antéro-interne; mais de ce dernier elle émet une ligne blan- che, convergeant avec sa pareille vers la partie médiane du bord anté- rieur, de ce point naît aussi une ligne blanche plus ou moins prolon- gée. Ses élytres, dans l'étal qui peut-être est le normal, paraisseiil noires, avec une bordure suturale rousse ou d'un roux orangé; parées d'une ligne basilaire, de trois bandes onduleusos (au quart, aux trois cinquièmes et au quatre cinquièmes), et d'une bordure apicale, formées décaillettes d'un blanc sale ou cendré, plus ou moins mélangées d'écail- lettes rousses : la tache basilaire part du côté externe du prolongemeni sculiforme du prothorax, et se lie au tiers interne de la première bande raooonKRMATES. — Anthrenus. 145 ciiclosaiil une (aclie noire entre elle et la suture : la bordure apicale, en s'unissant, par ses extrémités à la dernière bande, laisse au-devant d'elle une tache ponctiforme noire. Mais quand les écaillettes blanches ont pris plus de développement, il ne reste qu'une tache humérale, deux bandes plus ou moins restreintes et un point subapical, noirs. Les côtés des quatre derniers arceaux du ventre ont une tache noire et le dernier est noir sur sa partie médiane; les cuisses et la massue des antennes sont noirs : la tige de celle-ci , les tibias et les tarses, d'un rouge brunâtre. D'autres fois les bandes et autres parties, blanches ou dun blanc sale, ont pris un tel dévelop- pement, que les élytres semblent blanches ou d'un blanc sale, parées chacune d'une tache liuraérale, de deux bandes transversales arquées en arrière (au moins la seconde), et d'une tache subapicale, noires. Les parties blanches sont plus ou moins bordées d'écaillettes d'un rouge de brique. KusTF.R, 1. c, var. a. Long. O^mn à O-^^OOSS (1 I. à I I. 1/2). Patrie : La Dalmatie, l'Asie-Mineure, la Syrie (Chevrolal. Reiche). -2. Autlireiin!^ fuiiestiis; Mulsant et Hev. Piulhorax noir, paré, de chaque côté, d'une bordure l'u partie blanche, en partie d'un rouge de brique, avancée seulement jusquà la moitié à son angle antéro-interne ,, de deux points et d'une ligne blanche^ et d'une étroite bordure basilaire rousse. Ekjtres noires, ornées d'une bordure su- tarale d'un rouge de brique, et chacune d'un trait basilaire et de six ta- ches., ordinairement blanches / trois juxta-suturales ponctiformes : au sixième, aux trois septièmes, aux quatiecinquièuies : trois marginales • au cinquième, aux quatre septièmes, aux cinq sixièmes : les deux pre- mières plus ou moins iiansveises. Ventre d'un blanc sale, marqué sur les côtés des 2« à S« arceaux d'une tache obtriangulairc noire: le dernier noir sur sa partie iongitudinale médiane. Anthrenus verhasd. Oliv., Entom.. f. il, pi. i, fig 2? Atithrenu.1 pictus (Me(;erlk). Germak, Magaz , t. 1, I, p. 1-il. y? Antkreims delicalus. J. Du Vai., (ieiier., iil. b-2, lij.'. ■ioS't tu I m SCl'TICMIJ.KS. Long. 0'" .00:21 à 0"',0033 (1 1. à 1 I. l/i). — Laiy. U'",()Ul:i a U'",0U18 (3/5 1. à 4. A) 1.). C'o;7;s ovalairo. Tète noire, ordinairement marquée de cinq taches ponctiformes blanches : deux au côté interne de chaque œil, l'aulrc sur le vertex : ces points, parfois unis par une trace blanche, d'auti-es l'ois ei: partie peu distincts. Antenne!' de 11 articles, prolongées environ jusqu'au tiers des côtés du prolhorax: d'un ro ige ou roux brun, avec la massue le plus souvent obscure. Vrothorax sinué Jusqu'au liers par le sillon antennaire; anguleusement prolongé en arrière au-devani de l'écusson ; noir, paré de chaque côté dune bordure blanche aux angles postérieurs, en partie blanche et dun rouge de brique sur le reste, couvrant chaque quart externe de la base, avancée jusqu'à laîi- gle antérieur à son côté externe et jusqu'à la moitié à son angle aiitéro- inlerne^ marquée sur son milieu dune tache ponctiforme noire: orné en outre d'une ligne blanche sur la moitié ou sur le tiers antérieur de la ligne médiane, d'un point blanc de chaque côté de cette ligne, et d'une bordure basilaire grêle, d'un roux de brique, ordinairement interrompue dans son milieu, et parfois non liée aux bordures laté- rales. Ecusson petit, peu apparent. Elytres subparallèles ou à peine arquées en dehors depuis le sixième jusqu'aux deux tiers ou un peu plus de leur longueur, obtusément arrondies, prises ensemble, posté- rieurement; médiocrement convexes, noires, parées d'une bordure su- turale d'un rouge de brique, et chacune d'un trait basilaire et ordinai- rement de six taches blanches et de quelques taches d'un rouge ou roux de brique : le trait, naissant du tiers interne de sa base et longi- tudinalement prolongé jusqu'au sixième de leur longueur : trois des taches blanches liées à la bordure suturale: la 1''" au sixième de leur longueur, souvent unie au trait basilaire par des écaillettes blanches ou d'un rouge de brique, parfois nulle ou d'un roux de brique: în 2», aux trois septièmes environ : la 3"= aux quatre cinquièmes de leui' longueur: les trois autres taches unies au bord latéral : la 1''" située environ au quart de leur longueur, unie extérieurement à une bordure d'un rouge ou roux de brique, avancée jusqu'à l'épaule: cette tache est d'un développement variable, parfois presque pouctiforme, plus TRO(;oi)F.RMATi<:s. — Trogodinua . 147 ordinairemenl tiansverse sur l(^ tiers interne ou un peu plus de leu- largeur; la 2' située aux quatre septièmes ou un peu plus de leur longueur, tantôt transverse jusqu'à leur moitié, tantôt plus réduite, ou divisée en deux taches, dont l'interne ponctiforme, plus petite: la 3«, ponctiforme, située aux cinq sixièmes de leur longueur: cette tache, parfois roussâtrc, séparée de celle qui lui correspond près de la suture, par un trait obliquement longitudinal, d'un rouge de brique ou d'un rouge ou roux fauve; chargées d'ôcaillettes de môme couleur entre les deux taches antérieures : ces écailletles constituant ordinairement un trait obliquement longitudinal : olTrant en outre des écailletles de même couleur entre les deux secondes taches, et sur l'espace compris entre ces taches et les postérieures. Dessons du corpa revêtu d'écaillettes d'un blanc sale ou flavescent. Tew^rc- marqué sur les côtés des 2'-' à 5' ar- ceaux d'une tache obtriangulaire noire : le dernier marqué sur sa partie médiane d'une bande longitudinale triangulaire ou rétrécie d'arrière en avant. Cuisses noires, garnies d'écaillettes blanches. Tibias d'un rouge brun ; Tarses obscurs. Cette espèce se trouve sur les fleurs, principalement sur les ombel- les, dans le midi de la France, en Espagne et dans l'Algérie. Obs. Dans l'état le plus complet, le trait basilaire blanc se lie ou à peu près à la première tache juxta-suturale, en enclosant entre lui et la suture un espace ovalaire; mais, souvent il ne s'unit à la tache pré- citée que par des écaillettes roussâtres; quelquefois, enfin, ce traitet la tache sont seulement roussâtres, au lieu d'être blancs. Les secondes taches offrent aussi diverses variations : la juxta-sutu- rale est parfois peu apparente ou d'un roux de brique; la marginale otï're un développement transversal variable. Les taches postérieures passent quelquefois du blanc au rouge de brique pâle. Les écailletles d'un rouge ou roux de brique pâlissent plus ou moins, en prenant une teinte plus sombre, ou sont moins apparentes. Enfin, les élytres sont quelquefois comme poudrées de petites écail- les blanches, sur les parties noires de leur surface. Malgré ces diverses variations, cette espèce est facile à reconnaître tntre les espèces à antrnnes de 11 articles, par les bordures latérales 148 SCUTICOLLES. de son prothorax, avancées seulement jusqu'à la nioitir, à leur angle antéro-in terne; par ses élytres pai'ées, outre le trait basilaire, de six taches ordinairement blanclies, dont les trois juxla-suturales et la marginale postérieure, poncliformes, et par les deux autre;:, habituel- lement transverses; par la bande noire de la ligne médiane du dernier arceau ventral rétrécie d'arrière en avant. Elle se distingue d'ailleurs de VA. scropliiilariœ par les bordures latéiales du prothorax, loujouis marquées d'une tache noire; par la bordure suturale d'us lougede brique des élytres simple ou n'otlraiil pas d'une manière (lislincle trois dilatations, etc. Elle s'éloigne des .4. pimiJinellœ, delicatas et GoliaUi par leurs élytres sans bande transversale blanche; et des deux premières, par le i^"'' ar- ceau ventral, sans tache noire sur les côtés. Nous avons vu notre funestus, indiqué à tort dans quelques collec- tions, sous le nom de .4. signatus, Erighson. '.i. ABfttSBrt^iiats âleli4îjs«;«ts; Kiënsenvvettek. PvoUlovux noir, pari' de chaiiiic côU' d'une Inrgebordnre varire de blanc et de roux de brique et. iiiniqn''e vers la moitié de sa longueur d'un point noir; orné de deux bandes transverses.^ de deux taches basilaires d' idi roux de brique et d'un trait blanc raccourci, sur la ligne médiane. Elytres noi- res, ornées sur leurs ti ois quarts postérieurs d'une étroite bordure sutnrale d'un rouge de brique; parées chacune d'une bande transversale et d:' quatre taches blanches, et de divers signes roux : la bande couvrant, après le calns, du sixième au tiers de leur longueur et le sixième antérieur de la suture, bidentée en devant, tridentée m arrière sur les Dois cimpdèmes externes ■ la V^ tache liée à la salure ve] s lu moitié: la 2^, aux trois cinquièmes du bord externe : les deux autres situées aux cinq sixièmes. Ventre blanc, mai que de chaque côté des cinq arceaux du ventre d'une tache noire, arec la partie médiane du dernier., ' oire. Anlhrenus delicatus. Kiesenwette», Ann Soc. entom. deFr., IHm, p. 579. Long. 0'",0028à 0'n,0036 (1 1. 1/4 à 1 I. ^/3j. — Larg. 0"',0018 à 0°',00â2 (4/ol.à 1 I.). THnr,oi>FRMATi:s. — Anthrenua. \ 40 Corpfi nvnlairo. Têle uoiro, rcvélue (r(''c;iillell('s il'iiii ronge do bri(|Uf moliingéosà (juelques écailleltes blanches: cclles-(;i tonnant une tache sur le vertex ; marquée de deux, taches noires, en devant de cette tache verticale. i4nfew«es de 11 articles; prolongées jusqu'au tiers environ des côtés du prothorax, d'un rouge hrun ou d'un hj'un rouge. Piolliv- rax sinué par le sillon antennaire jusqu'au tiers environ de ses cOtés: en angle dirigé en arrière au-devant de l'écusson ; noir, paré de chatjue cftté d'une large bordui'e, de deux bandes transveisales et de deux laclies basilaires formées par des écailleltes colorées : chaque bordure d'un roux orangé ou d'un rouge de brique, mar(|uées de taches blan- ches, couvrant le septième externe de la base, et le côté externe dubord antérieur jusqu'au niveau du côté interne des yeux, enclosant vers la moitié de sa longueur, une tache noire ponctiforme: les bandes grêles, ordinairement d'un roux orangé, étendues d'une bordure à l'autre: l'antérieure, bifestonnée en arrière, avancée dans son milieu jus(|uau bord antérieur : la seconde bande transversale, située vers les trois cinquièmes de la longueur du segment; les deux taches basilaires. (riin loux orangé bordant de chaque côté la partie sculiforine de la base: offrant ordinairement, sur la ligne médiane, les traces d'un Irait blanc, entre la première et la seconde bande. Ecusson petit, noir. Elytres légèrement arquées sur les côtés jusqu'aux trois quarts de leur longueur; obtusément arrondies postérieurement, prises ensemble; très-médiocrement convexes; noires, recouvertes en partie (récalllcttes de même couleur; parées sur leurs ti'ois quarts postérieurs d'une boi-- dure suturale étroite d'un roux do briquo, et chacune (run(> bande transversale et de quatre ou cinq tach'^s blanches, et (K- divers signes ou lignes roux: la bande transversal.-. re:;iontanl extérieurement jus- qu'à l'épaulf^ couvrant, après le cnlus, du sixième au tiers ou un peu plus de leur longueur, Iransverse sur les trois cinquièmes externes de l(Mi!' largeur, moins développée à son côté interne et obliquement avancée jusqu'à l'écusson, bidentée en devant et tridentéeen ai'riére sur les trois cinquièmes externes de sa laigeur. ne couvrant à son côté interne que le sixième antérieur de la suture: la i""" tache blanche. poMctiforme.. presque rontigui' à la sutunv vers la moitié ou un peu moins deleui- longueui-: la i^, ordinairement divisée en deux, vers les loO SCUTICOLLES. trois cinquièmes ou un peu plus du bord externe ; les \^ et 5^. vers It>s cinq sixièmes de Ifiir longueur : la 'te ou interne, en parallélogramme oblique, liée à la bordur(> sntuiale par un appendice naissant de son angle postéro-exlerne, qui l;i Tiil paraître ordinaireuienl écliancrée en demi-cercle à son bord postérieur : la o^ ou externe, liée au bord externe, et séparée, de la précédente par un Irait rou\ obliquement dirigé vers le bord postéro-externe des '^2« et 3' taches ; otïrant près de la base une tache rousse tridigitée en arrièi-e; quali-e lignes longitudinales lousses, entre la bande transversale et les l^^e et 2*' taciies : les deux inter- nes de ces lignes liées ensemble poslérieuiement : la suivante, pro- longée en arrière jusqu'au tiait qui sépaie les deux dernières taches blanches. Dessovx du (orps noir, revêtu d'écaillettes blanches. Ventre marqué d'une tache oblriangulaire noire de chaque côté des i*^ à o' ar- ceaux : la l""*" ordinairement marquée aussi de noir de chaque côté, et de deux lignes noires sur l'endroit où reposent les tarses dans l'état de )epos : le dernier arceau, marqué sur fa partie médiane d'une bande longitudinale noire, plus large en arrière qu'en avant. Cuisses noires, en partie revêtues d'écaillettes blanches. Tibids d'un brun rouge. Tarses obscurs. Cette espèce est pi'incipalement méridionale: mais on la trouve aussi dans les environs de Lyon, sur les [leurs, principalement sur les ojn- belles. Ohs. Elle ;» tant d analogie avec \'A. piniplnellœ ((n'en I examinant superticiellement on serait tenté de la regarder comme une variété de celle-ci; mais, outre que la ba ide transversale blanche des élytres est moins développée, elle est bidentée en devant et Iridentée en arrière , sur les trois cinquièmes externes de la largeur de chaque étui, au lieu d'être unidentée en devant et bidentée en arrière; son bord interne ne eouvre environ que le sixième antérieur de la suture, au lieu du quart. Par suite du moindie développement de la bande transversale, la l'e tache, ou la juxta-suturale antérieure, se trouve éloignée de cette bande d'un quart au moins delà longueur d'un étui, et se montre d'ailleurs placée plus en arrière que chez l'espèce précédente, et la tache antér'o-externe, souvent i-epr-ésentée par deux taches, est aussi notable- ment éloignée de la bande transveisale. TUdGMDKRMATKS. — Anthimus. ioi l.p dessin ost souvent alh'M'é par le frottoment. I.a l>;iniU' .•inlérieure est parfois interionipue. 4. AiBtlireiiii» l»iiii|»iiiell»> : Faiuugiu^. Piothonix p'i'é (le chaque côté d'iuu' lanje boiiUire variée de blam et il" rouije de brique, nuirquée d'une tuehe poiictifoime noire; noir entre ceii bordures, et paré de deux blindes tninsverses et de deux lâches Itasi- laires, rousses. EiijUes noires.^ oi nées sur leur seconde moitié d'nnr bor- duresuturale étroile, d'an rouge de brique, et chacune d'une bande li ans- iH'.rsale el de quatre taches blanches .■ lu bande, couvrant, après le cnlus, du sixième aux deux cinquièmes, moins déreloppée au calé interne, re- nionlo.nt jusqu'à l'écussôn et couvrant le quart de la suture : unidentéé sur les trois cinquièmes externes de son bord antérieni : celte bande unir ou presque unie à deux taches blanches. L'une, suturale : l'autre, innriji- nale • les deux autres taches aux cinq sixièmes de leur lonijaeur. Ventre blanc, marqué d'une tache noire sur les côtés des cinq arceaux , arce lu partie moyenne du postérieur, noire. l.Wnlhréne ii broderie. Geofi-t.., Ilist. abr., t. f. p. 114, pi. I, fîg. 7. .Aiitlirenus serophiilariœ. Fourcr., Eutom. par., t. I, p. -i7, l. Anthrenus pimpimllœ. Fabr. Syst. eutom., p. fil. l. — Id. Syst. Klonth.. t. I. p. 106, I. — 0[iv., Ent., t. II, no 14, p. 7, 1, pi. 1, fig. 4 — Hf.rbst, Na"- tiirsyst., t. V!I, p. 3:iO, 4, pi. Mo, fig. 4, D. — Illig , Kaef. Pre iss., p 398, •2. — Payk, Faun. siiec, t. Il, p. 1,1.— Gyllenh., Iris suec, t. I, p. 114. "i. — ScHOENH., Syii. Ins., t. 1, p. ili, 2. — Sturm, Deulscli. Fauu., L II, {1. la.T, 2. — DuFTSCii.; Faun. austr., t. (Il, p. -?•";, I. — Steph , Illustr., t. III, p. 130, .j. — Id. Mau., p. i'fi. liGl — IIeer, Faun. «ol. lielv. , p. 440, 2. — KusTEu, Kaef. Eur., 1, -2'< — Krichs.. Natiir;.' . t. III, p. 454, ■2. — L. Redtenb.. Faun. atistr., 2'' >'(lil . p. 401. Lonu. 0"sOU-28 à 0"',()0;i9 (1 I. 1/2 à 1 I. l/i). — Uvg 0'",(K)18 à 0'»,0022(Vol. à 1 !.)• Coi ps ovalaire. Téie noire; revètac d Ocaillettes blanches ou en partie fi un rouge de bri(}ue. constituant une bordure au côté interne de cha- que œil et une ligne médiane parfois réduite à (|uelques taches ou écailleltes. Antennes de II articles; prolongées jusqu'au liers environ des côtés du prothora\ : de il articles, d'un rouge brun, ou d'un brun i(Mi;:c. Pr.ilhorax sinué par le sillon anlennaire, jusiiu'au tiers environ 152 SnUTK^.OLLES. des côtés: en an^lp rlii'igr'cn iiirièreau-devaiitclerécusson ; noir, ou en partie revèlu sur le disque d'écailletles de même couleur ; paré de (iia(|iie côté d'une large liordurc de deux bandes transverses, de deux taches basilaires. et d'un trait sur la ligue médiane, formés par des éea mettes colorées : chaque horîurc d'un roux orangé, marquée de taches blaches, couvrant le septième externe de la base et le bord an- térieur jusqu'au niveau du bord interne des yeux, enclosant vers la moitié de sa longueur une tache noire ponctiforme, oid«nairement mar- quée d'un point noir plus petit, au milieu de son bord antérieur : les bandes, grêles, ordinairement d'un roux orangé, étendues d'une Iku- dure à l'autre : la Iwnde antérieure bifestonnée en arrière, avancée dans son milieu jusqu'au bord antérieur : la seconde bande transverse, située vers les trois cinquièmes de la longueur du segment : les deux taches basilaires, bordant chaque côté de la partie scutiforme de la base : le trait, blanc, prolongé sur la ligne médiane de la V" à la 2" bande transverse. Erusmn petit, noir. Elytrca légèrement arquées sur les côtés jusqu'aux trois quarts de leui- longueur, obtusément arron- dies postérieurement, prises ensemble; très-médiocrement convexes; noires, recouvertes en parties d'écaillés de même couleur, parées sur leurs trois cinquièmes postérieurs d'une bordure suturale d'un rouge de brique ou d'un roux orangé, graduellement moins étroite vers l'ex- trémité, et chacune dune bande transversale et de quatre taches blan- ftbes, et de quelques signes d'un roux orangé : la bande icuioufant antérieurement jusqu'à l'épaule, couvrant après le calus du sixième, ou un peu plus, aux deux cinquièmes de leui' longueur'. Iransverse sui' les trois cinquièmes externes de leur largeur, moins développée à son côté interne et obliquement avancée jusqu'à l'écupson: couvrant environ le quart antérieur de la suture ; anguleusement avancée en devant, et bidentée en arrière sur les trois einquièmes externes de leur largeur, ordinairement liée par la dent externe de .son bord postérieur à une tache blanche située près de la suture aux trois septièmes de leur lon- gueur, et enclosant avec cette tache, un espace ovale, noir, juxta-sutu- ral ; liée ou presque liée par une dent de son bord postérieur à une autre tache blanche située près du bord latéral, vers les quatre sep- tièmes de leur longueur, et enclosant avec celle-ci un espace noir, TRor.ooERMATES. — Anthrmus. i53 nv.-jlaiio. iii\I.T-iiiargin;il : les doux taches blanches postérieures situées aux cinq sixièmes ou un peu moins de leur longueur, constituant avec leurs pareilles une rangée transversale à peine arquée en devant : l.i tache interne joignant la bordure sutui-ale, en forme d'accent cir- condexe ou de triangle élargi : la tache e\te:iie, liée au bord latéral, séparée de la précédente par une bande diiii louge de brique ou dun roux orangé, bordant d'aboi'd le bord externe depuis les quatre sep- tièmes de leur longu<'ur. puis obliquement dirigée vers l'angle suturai, moins étioite entre les deux taches qu'elle .sépare. Ih'saam du corps noir, revêtu d'écaillettes blanches ou d'un blanc cendré. Ventre mar- t\[w de chaque côté des 'i'^ à ^^ arceaux d'une tache obtriangulaire noire: le ^«^ souventmarqué de noir di- chaque côté, et ordinairement de deux lignes noires, sur l'endroit sur lequel repo.sent les tarses : le dernier arceau marqué, sur .sa partie médiane, d'une bande longitu- dinale noire, plus large en arrière qu'en avant. Citmes noires, revé- lues d'écaillettes blanches ou d'un blanc cendré. Tilnas el lai.ses d'un rouge brun ou d'un brun rouge. Cette espèce est commune dans les environs de Lyon, sur les lleurs, principalement sur les ombelles. On la trouve dans touies les piovin- ces de la France. Obs. Le dessin du prothorax et des élvtres et la teinte des écaillettes colorées, se modifient néce.ssairement suivant l'état de fraîcheur des individus. Les taches blanches des bordures latérales du prothorax varient dans leur nombre et leur développement ; les deux taches si- tuées après le bord postérieur de la bande des élvtres sont on non liées à cette bande, etc. Néanmoins, cette espèce est toujours facile à distinguer de l'.l. acio- j'hnhmœ par la bordure suturale rouge des élytres. nulle en devant et non biramifiée sur ses quatre cinquièmes postérieui's: par ses élytres parées d'une bande transversale blanche trôs-développée à son côté externe et deux taches postérieures, au lieu d'otïrir chacun trois bandes Iransver.sales ; parles bordures latérales du prothorax unies par des bandes transverses d'un rouge oiangé, etc. Chez des exemplaires provenant des environs de Conslantinoplc In bande transversale blanche des élytres est moins anguleuse en devant 131 SCUTICOLLKS. sur les trois ciruiiuèiues cxlenios de son Ixird aiiirriciir ; olk' cmn rc à sou côté iuterue jusqu'à l;i inoilié de leur louguour, en laissant une l;iclie sulurale commune, noire, plus ou moins nette; la tache juxla- maiginale anléiieure est plus développée, située un peu plus en arrière (des quatre septièmes aux deux tiers). De tels individus sembleraient a première vue constituer des types spécifiques (.1. inccilnii): mais ne peuvent être considérés que comme une vai'ialion du dessin normal de \'A. pimpineUœ. On ti'ouve en Algérie des exeinplaii'es dont la bande IransNcisale hlancîie des élylres couvie, après le calus, du sixième à la moitié de leur longueur, laissant entre elle et sa pareille une tache suturalecom- mune. noire, ovale, conviant du sixième à la moitié de leur longueui- ; dont les élj très otîrent une bordure b asilaire dun roux fauve, étendue à peu près sur toute leur largeur, et divers signes de même ruiiieur, entre la l»ande transversale et les deux taches blanches; dont le pie- mier arceau ventral, enlin, noffre pas de tac'ie noire sur les cotés. De tels individus qui sembleraient, par les ditïérences, constituer une espèce nouvelle (A. dorsatus), ne sont vraisemblablement qu'une variété de l'A. pimpiuella'. A cette dernière variété de VA. pimpiw.'llie, se lie la suivante: Aaa4a»»'«»EBws Isiatïelilsaaî: Kustkh. l'i'-llu) il.ï pa' é (la cluKptr calé d'une Uifijc bordure variée de rouge (/" br'upie el de hliiiie,marfjUi''e d'un^ 1(11 lie poiictifoimc noire ; noir eiiiie ce^ bo dures el paré de deux bandes transverses et de deux loches bai^iluires, tousses. Ehjti es tantôt noires . parées chacune d'une bande ira,isverside b'anche, (ouvrant, après le ca- lus, et jusqu'au ([uarl interne de leur largeur., du sixième aux trois se]'- lièmes de leur lomjaeui ; de (juatre ou cinq tarins et de diveis siijne< . blancs ; les deux taches aatérieares. situées un peu après la moitié .■ l'une, juxta-suluiale : f lutre. juxta-marijinuLe ; tantôt d'un bliinc (l'iresniil . pa rées chacune d'une ou de deux taches blanches postéi ieures el de dcn.r ta' lies noires basikiires. Long. O'",003;i (l 1. l/iy. — Larg. 0"'.(_)02i2 (11.). Patrie : L'Espagne et l'Algérie, la Lozère (îleiclie). TROGôDKRMATCs — Ant/ii'pnus. 155 Oli^. Driiis l'clal que nous coiisidrroiis «•uiiiiiic i)()nii;il. les él y très of- fi'oni : [0 liées à la moitié iiitorne do sa Ijaso, trois courtes ligaes cen- drées ou l)lancliâtrcs; '2» une bande transversale blanche, lemontanl sur Un côtés jusqu'à la suture, couvrant après le calus et jusqu'au quart interne de leur lai'gour, du sixième aux (rois septièmes ou à la Jiioilicdc leur longueur, obliquement raccourcie d arrière en avant sur leur partie interne et remontant vers l'écusson, laissant entre elle et leur pareille une tache suturale noire, triangulaire : cette bande uni- angule.ise sui- les trois cinijuièmes externes de leui- bord antérieur: ;î" tiois taches blanches ponctiformes, situées un peu après la moitié (le leui' longueur : l'une, juxta-suturale: l'autre, juxla-marginale, liées ou presque liées à la bande transversale : riuterne enclosant entre elle et le bord externe une tache noire: 'i'^ trois ou quatre lignes longi- tudinales d'un roux blanchâtre ou dun blanc roussàtre ; 5" deux ta- ches blanches : l'une aux cinq sixièmes de leur longueur, voisine de la suture : l'autre, un peu plus postérieure, souvent moins apparente, voisine du bord externe, séparées de la précédente, par le prolonge- ment de l'une des lignes, premier ar- ceau ventral sans tache noire sur les côtés. Chez d'autres individus, les parties rousses ou roussàtres du protho- lai. et lies élytres passent au blanc sale ou flavescent, la bande trans- versale prend un plus grand développement, les taches et lignes qui la suivent se dilatent et s'unissent, et les élytres finissent par se mon- trer couvertes d'écaillettes d'un blanc llavescent, parées chacune duiu' à trois taches blanches : la 1"^^ moins petite, située auxcinri sixièmes de leur longueur, près de la suture : la 2% une pluS postérieure, voi- sine du bord externe, souvent peu apparente : la 3« souvent nulle, poiictiforme. à l'angle sutui'al : les écaillettes d'un blanc llavescent •156 sirncoLLEs. Inissont gt'iiôi'nlciiicnl ;'i la hasp uni' tarhp scutellairp cl sur cîiacunp lieux taches, noii'ts : sui- ci'lli^-ri, on voit des traces plus ou moins mar- (|iiées. rouss's ou hlanrliàlres, des courtes lignes basilaires de l'état noiinal. A celle variation se rapporte : Anlhrciius habcllinm. Kusteh, Kad'. Kiir,, i;i,:!-!. Pvolltorax ïinii'.pari' de cliaqur câti' d'iuir hordm e blanche et d'un roiuir de brique, subfxivaUele, rouvrant les deur cinquièmes externes de la hase et inarf/nre d'un point noir : noté de den.e taclies basilaires et oinire- rnent de deux lùjnes transverscs . d'un blanc sale o}i d'un .w'.r de brique. Elytres noires, soarent o né"s postéi ieiiremut d'an' étr.He bor- dai e si'Iarale d'un ronge de briqu", et chai une d'nue bande Lruiisrersale et de deux taclies postérieures, d'an blanc sal<' nu fhivescent : lu bande couvrant, apès le calus, du sixième à la m,oitié. remontant jusqu'à ■'énis- soii, louvianl, au quart interne, du cinquième à la moitié de leur lo'i- ;/ueax,li'eà un;' tache ponctiforme blanciie àcliacan de ses angles posté- rieui's. Vent'e blanc- 2^ à 5" wceaux marqués d'' chaque côté d'une tache noire : le 5^ ii.)ir sur sa partie médiane. .\ntkreniis Gdi'tlli. S\ul'jv ['eçjiipfas. Olinij. Long. O"',0iyio à 0'",0a52(^i I. à 2 I. 1/3). — Lai'g. O'",00;};3 (1 I. l/i.). Corps ovalaire. Tète uoii-e. garnie ou revêtue (r('"'aillelles d'iui lilaiic sale. Antennes <\ç 11 articles; prolongées environ jusqu'au tiers des côtés du prothorax ; de 13 articles, u un rouge lonx ou d'un ruu-;e l)run. Prothorax sinué par le sillon aiitennaire jusqu'au tiers environ de ses côtés ; en angle dirigé en arrière au-devant de I érusson ; noir, revêtu de chaque côté d'une bordure latérale surchargée d'écaiileîles blanc'ies cl d'un rouge de biique, couvrant les deux neuvièmes de la base, avancée jusqu'au bord antérieur sur une largeui' presque égale ; marquée sur son milieu d'un point noir ou brun ; paie de deux bandes transverscs, étendues d'une bordun' laléi'ale à raulre,(i de deux taches THOiiODicHMATKs — Anthronus. I o7 iMsJlaiivs, (I LUI louge do bri'iuc ou en partie blanclies. Les bandes, souvent confuses ou peu distinctes : l'antérieure, contiguë au bord antérieur : la postérieure, vers la moitié de sa longueur : les tacbcs situées sur les côtés de la partie prolongée en arrière de la base. Ecv.i- son petit, obscui'. Elytres subparallèles depuis le sixième jusqu'aux liois quarts de leur longueur, obtusément arrondies postérieuremenl. |)rises ensemble; médiocrement convexes; parées sur leur seconde moi- tié d'une bordure suturale d'un rouge de brique, étroite et souvent peu apparente, et cbacune d'un trait basilaire, d'une bande transversale postérieurement liée à deu\ taches ponctifornies, de deux taches posté- rieures, blanches, et de diverses taches d'un rouge de brique : le trait, longitudinal, naissant des deux septièmes ou du tiers interne de l;i base, et lié à la bordure transversale : celle-ci, remontant jusquà l'épaule près du bord externe ; couvrant , après le calus, du sixième à la moitié de leur longueur, remontant à s:n côté interne jusqu'à l'écus- son. couvrant, après celui-ci, le sixième ou le cinquième de la suture; couvrant, au quail interne de leur largeur, du cinquième à la moitié de leur longueur : cette bande, peu ou pas sensiblement anguleuse sur les trois cinquièmes externes de son bord antérieur; liée par son angle postéro-interne à une lâche ponctiforme, et par son angle posléro-ex- terne, à une autre tache, avec laquelle elle enclôt une tache marginale ponctiforme noire : des deux taches postérieures blanches: l'interne, moins petite, liée à la bordure suturale, vers les quatre cinquièmes de leur longueur : l'autre plus petite, un peu plus postérieure, liée au bord externe; souvent marquées, en outre, d'un petit point blanc à l'angle suturai; parées de quelques petites taches d'un rouge de bri- que sur les trois cinquièmes externes de la base; de quelques autres, sur l'espace compris entre la bande transversale et les deux taches pos- térieures, et d'un trait obliquement longitu iinal, entre ces dernières. Dessous du corps noir, revêtu d'écaillettes blanches ou d'un blanc sale. Ventre marqué d'une tache noire obtriangulaire, sur les côlés des i2« à 5e arceaux : le dernier, noir sur la paitie longitudinale médiane. Cuisses noires, garnies d'écaillettes blanches. Tibias d'un roux fauve. Tarses noirs. Cette espèce habite l'Egypte, l'Algérie (Chevi-olat . Keiche, Saulcy), I,S.S scrïicoij.Ks. mais se trouve aussi dans les parties méridionales de la France (Reiche). Obs. Elle se distingue de toutes les autres, par sa taille moins petite: par le plus grand développement de la bande transversale blanche des élytres, par cette bande n'otîrant pas d'avancement anguleux sensible sur les trois cinquièmes externes de son bord antérieur; par les bor- dures latérales du prolhorax moins larges, d'une largeur paral- lèle, etc. Quelquefois le premier arceau du ventre semlde oITrir une petite lacbe noire sur les côtés. AntltreiKiiii e^ilis; Mulsant et Rkv. Piothorux noi>\ paré de cha- ijut" côté d'une bordnri\ couvrant le quart externe de la base, le tiers ex- terne du bord antérieur, enclosant dans son milieu {excepté souvent à son côté interne) vue tache noire subarrondie: cette bordure formée d'écail- lettes flaves sur sa moitié antérieure, blanches sur la postérieure ; noté d'une "petite tache roussâtre de chaque côté de la partie médiane de sa base, el d'une tache blanche vers la partie antérieure de la ligne médiane. Elytres noires , parées chacune d'une tache juxtascutellaire et de trois bandes, souvent interrompnes dans leur milieu, formées d'un mélange d'écaill elles blanches et ronssdtres. Vent' e reve'tu d'éraillettes blanches; marqué de chaque côté des 2*^ à 4'' arceaux d'une tache ob triangulaire noire, et d'une bande médiane noire sur la 5«^. Tibias et tarses ronr. Long. 0ra,0016 ( 3/4 1.). — Larg. 0'n,0011 ( 1/2 1.). Tête noire: garnie d'écailletles blanchâtres, peu serrées. Anlennis prolongées environ jusqu'au tiers des côtés du prothorax; de 11 arti- cles, dont les trois derniers forment la massue; brunes. Elytres noirei^. parées chacune d'une tache juxta-scutellaire roussâtre, et de trois bandes transversales souvent interrompues dans leur milieu, surtout les deux dernières : la l''^ liée à une bordure marginale roussâtn^ avancée jusqu'à l'épaule, naissant du quart environ du bord externe et dirigée vers le tiers de la suture, plus développée .sur la moitié externe: la 2« transversale, vers la moitié de leur longueur : la 3^ vers les quatre cinquième.?, formée de deux taches, rapprochées, l'une de T!t(i(;iii)i:iîM \Ti-:s — Antkrt'iins. i:)9 la siilmc. l'.iiilic. (1(1 l(uf(l externe. l'oUiine revêtue, comme ie veiihc. décaillettcs blanclics ou d'un blanc cendré. Ciii>;si's brune.s ou rou.s.ses garnies d'écaillettes blanches. Patrie: L'Algérie, l'Egypte, etc. Olis. Nous avons vu celte espèce inscrite dans diverses collections sous le nom de ^1, minutus (Parreyss). La trop courte description de cette dernière espèce, décrite par Erichson, se rapporterait a.ssez bien à notre insecte; mais le naturaliste de Berlin place son A. minutas apvts s,on davicjer (fiiscus, Oliv.). dont les antennes réduites à cinq arti- cles olîrent le dernier allongé et graduellement i-enllé en massue. Notre .4. exiUs ne peut dont pas être le minutus d'Ericlison, à moins que cet auteur n'ait eu sous les yeux qu'un exemplaire incomplet dont il n ail pas pu vérifier le nombre des articles des antennes. Nous avons i-eçu, sous le nom (ÏA. minutus, Parreyss, de taille encore plus petite, un antbrène rapprochée de notre A. e.riUs: inais (jiij doji conslituer une espèce particulière. Aiitlireiins lili|iiitiitBi;is; Mulsant et Rey. Prothorax noir, parc de chaque côté d'une bordure formée d'écaillettes blanches, couvrant le quart externe de la base, et au moins le tiers externe du bord antérieur sans tache noire sur son milieu; noté d'une tache d'écaillettes blanches sur la partie médiane de sa base. Elytres variant du noir au brun )ougeiitre ; parées chacune d'un cercle de deux bandes formées d'écaillettes blanches : le cercle, étendu depuis la suture presque jusqu'au bord externe et depuis la moitié de la base jusqu' aux deux cinquièmes: la i'^^ bande transversale vers la moitié: la 2^ vers les quatre cinquièmes de leur longueur. Ventre revêtu d'écaillettes blanches, peu ou point marqué près du bord antérieur drs 2*" à Vy arceaux d'un trait transverse noirâtre. Long. 0'»,0013 (3/5 l.j. — Larg. 0,'"0010 [i/o I.). Tète noire, revêtue d'écaillettes blanchâtres. Antcuites prolongées jusqu au tiers des côtés du prothorax: de il articles dont les trois derniers forment la massue. Voitrine et Ventre levêtus d'écaillettes blanches ou d'un blanc cendré: le ventre sans taches ou presque sans taches sur les côtés des arceaux. Pieds roux. Cuisses garnies d'écail- lettes blanchâtres. liM) SCUÏICOLLES. Patrie: L'Egypte. A la même section A. apparlienent les espèces suivantes; Autlironsis all3i«flus; Brullk. Prothorax et élytrcs parfois cntiè- }cment levêtus d'écailledtes blanches: le prothorax marqué sur sa partie nu'diane antérieure d'une tache obtriangniaire, tantôt d'nn roux orangé, lanlôt noire. Elytres tantôt ornées chacune d'une tache humérale.,de deux lâches opposées ou d'une bande transversale vers le tiers, d'une antre bande vers les deux tiers et d'une tache suhapicale externe., d'un roux ou jaune irrangé, tantôt avec les diverses parties noires ou obscures, séparées par trois bandes blanches. Vent' f evêtu d' écaillettes blanches ; 2e à 5« arceaux marqués sur la moitié antérieure de leurs côtés d'une tache noire ; le der- nier., avec la partie médiane noire. Tibias d'un rouge brun. Aiilhrenus albidus. Brullé, Exp. se. d« Morée, t. III, p. 164. 202. Long. On\0028 à Om,0039 (1 L 1/2 à 1 L 3/4). 1^1 trie : La Grèce-, (Var. d). Quelquefois tout le de.'^sus du coips e.4 revêtu d"écaillette.s h!anches Aiilhrenus proteus, var. Sene.v. Kraatz, Berl. Entoni. Zeltschr. 1857, p. 147. Var. C (Senex). (Var. c). Semblable à la var. d, avec une lâche humérale d'un flave roux sur chaque élytre (Var.B).Otïrantdeplusquedansla var.c. une tache sur la partie antéro- jiK'diane du prothorax dun flare roux ou flave orangé et divers signes lie même couleur sur les élytres: 1° une tache humera ; 2° deux taches [lotictiformes : l'une liée aux deux septièmes de la suture: l'autre au lit is du bord externe; 3° une bande un peu obliquement transversale diiigée des trois cinquièmes de la suture aux deux tiers du bord ex- icrne: cette bande formée de quatre taches, ou plus moins incom- picles Kî;\\rz, I. c, var. p. (4. albidus, Brullé/ TROGODKRMATES — Atithrenus. 1 61 Ctiez (rautres iiulividus (jui ii'oiU pas passé sous nos yeux, cl (jui seraient peut-être l'état normal de cette espèce, les écailleltesd'un (lave ou jaune ruux passent au brun ou au noir, les signes qu'ils forment prennent plus d'extension, et le prolliorax est revêtu d'écaillettes blan- ches avec une tache obtriangulaire noire sur sa partie antéro-médiaire et les élytres sont noires, parées de trois bandes d'écaillettes blanches. Atithrenus proleus. Kraatz, 1. c, {A. proteus). Antlirenus nïo1§rps révéla d'écail- lettes d'un blanc cendré ou gr'isàtre : 2"^ à 5" arceaux du ventre mar- qués sur la moitié antérieure de leurs côtés, d'une tache noire ordinaire- ment roussâtre à son côté interne : le 5^ mai que d'un point apical noir. Tibias et tarses noirs. Byrrhus verbasci. Linné, Syst. nat., l^*- édit., t. l, p. 568, :!. VAnthréiie amourette. Geofi-r. Ilist. abr., t. I, p. 115, i. Anthrenus florilegus. Fûurcr., Entoin., Paris, t. 1, p. -îl, 2. Antltreiim varias. Fabr., Entom. syst., t. I, 2, p. 264, 6. — Id. Syst. elouth., t. I, p. 108, 8. — Panz;., Faiin. germ., 100, 3. — Illig., Kaef. Preiiss., p. 399. 3, n. — Sturm, Deiitsch. Faiin., t. Il, p. 127, 3. — Dufsch., Faun. anslr. t. m, p. 27, 4. — Stefh., Illustr., t. m, p. 130. — Id. Man., p. 144, 1102. — Erichs., Naturgesch., t. III, p. 435, 3. — Kustkr, Kaef. Eiir., 10, 46. — VVï)LLAST., Ins. iiiader , p. 205, 162. — L. Redtenb., Faun., aiistr., 2'" édit., p. 4Q^. Anthrenus verbasci. Ouw, Entom., t. II, n« 14, p. 7, 2, pi. l, fig. 2. — ' Payk., Faun. siiec, t. 11, p. 4, 4. — Latr., Ilist. nat., t. IX, p. 219, 3. — Id. Gen., t. Il, p. 39, 2. — GvixENH., Ins. suec, t. I, p. 163, 4. — Heer, Faun. col. helv., p. 441, S. Long. 0,0018 à 0,0033(4/5 I. à 1 I. 1/2). — Lar^. O'n,0013 à 0"\0022 (3/5 I. à 1 1.). Corps ovalaire. Tête noire, revêtue décailleltes d'un rou\ llaveoudun jaune roux. /l«/m/ié?sde 11 articles; prolongéesjusqu'auxdeuxcinquièmes ou trois septièmes des côtés du prothorax; noires. Prothorax sinuésur les côtés jusqu'aux trois septièmes environ de ses côtés, anguleusement prolongé en arrière au-devant de l'écu.«son; noir, revêtu sur les côtés d'une bordure couvrant le quart externe au moins de la base et plus du tiers externe du bord antérieur, formée d'écaillettes blanches exlé- TiUHi(»i>KRMATi:s. — Atithenus. H>'A rieurement ot sur sa moitié ou sur son tiers postérieur, et garnie d'écailleltes d'un roux flave ou d'un jaune roux moins rapprochées ou en partie nulles sur le reste, parfois marquée d'un point noir sur son milieu; paré d'une tache anté-scutellaire blanche; tantôt presque entiè- rement revêtu d'écailleltes d'un roux flave sur le reste de sa surface, tantôt en partie noir sur son disque, avec une ligne d'un [roux flave , sur la moitié antérieure de sa ligne médiane. Ecusson petit. Elytres presque parallèles ou faiblement arquées en dehors, depuis le sixième jusqu'aux deux tiers de leurs côtés, obtusément arrondies, postérieure- ment, prises ensemble ; médiocrement convexes ; noires , revêtues d'écaillettes d'un jaune roux ou d'un roux flave couvrant la base, l'ex- trémité, et formant deux bandes transversales : ces parties d'un jaune roux souvent en partie dénudées ou marquées de taches noires; ornées chacune de trois bandes onduleuses blanches ou d'un blanc cendré : la l''", naissant du quart du bord externe [et remontant vers l'épaule et vers l'écusson : la 2^', naissant de la suture, vers la moitié de leur lon- gueur : aboutissant, plus en arrière ; au bord externe : la 3'-, située vers les quatre cinquièmes ou un peu plus de leur longueur : la l'"e , arquée en arrière, paraissant variablement composée de deux à quatre taches unies, parfois interrompue sur son tiers interne : la seconde, paraissant variablement composée de trois ou quatres taches, anguleuse en devant sur son quart interne, anguleuse en arrière vers la moitié de sa largeur. Dessous du corps revêtu d'écaillettes d'un blanc grisâtre. Ventre marqué de chaque coté, des deuxième à cinquième arceaux, d'une tache noire extérieuiement, ordinairement d'un jaune roussâtro au côté interne, plus large que longue, ne couvrant que la moitié anté- rieure des côtés de chaque arceau : le dernier, marqué d'une tache noire, ou noire et rousse sur le milieu de son bord postérieur; souvent échancré dans ce point. Pieds noirs : cuisses revêtues d'écaillettes blanchâtres. Cette espèce habite toutes les parties de la France. On la trouve sur les ombelles et sur diverses autres Heurs. Elle n'est que trop commune dans les collections d'insectes, dont sa larve est la plus redoutable ennemie. Obs. Le dessin du dessus de son cr)rps varie ; souvent les bordures la- lO'l SCrTICOLF.ES. téralcs du protliorax n'olïrent point de poiul Jioir, ou n'en offrent qu'une trace plus ou moins faible; d'autres fois ce point est bien marqué. Dans l'état qui semble normal, les élytres ont quatre bandes d'un jaune roux : la l^e basilaire, étendue depuis l'écusson jusqu'au calus : la 4% apicale : les deux autres transversales : ces bandes alternant avec trois bandes transversales blanches ou d'un blanc cendré; mais souvent les bandes d'un jaune roux laissent plus ou moins apparente la couleur foncière noire (var. /9), Anllircnus verbasci. Oliv., Enrycl. métîi., t. IV, p. l")l, 2. D'autres fois les ccaillelles d'un jaune roux ne forment qu'une bor- dure plus ou moins grêle aux bandes blanches des élytres, et la ma- jeure partie de l'espace compris entre ces dernières est noir. Dans ce cas, la bande basilaire d'un jaune ou flave roux ne dépasse pas ordi- nairement la moitié interne de chaque élytre (var. y). Anthrenus museorum. Oliv., Encycl. iiiéth. , t. IV, p. 151, 3. — Id. Entom., t. II, n" 14, p. 7, 2 (suivant l'insecte typique de la collection d'Olivier, conservé dans celle de M. Chevrolat). — (La planche 1, fig. 2, a-d, ne répond pas à la description.) Anthrenus festiinis. (Musée de Deriin), suivant Erichson, Naturg., t. HI, p. 438). Plus rarement les écaillettes d'un blanc sale ou cendré couvrent la majeure partie des élytres, constituent trois bandes plus développées, plus déformées et moins nettement limitées, et les parties d'un flave roussâtre sont plus restreintes ; le fond noir des élytres est à peu près (Mitièrement voilé; les taches noires des côtes du ventre sont plus pe- tites, peu rousses à leur côte interne. Les dernières ou les deux derniè- res et celle de la partie médiane du dernier arceau sont même pai-foi nulles (var. s). Les écaillettes roussâtres varient du jaune rouxoudu roux orangé au flave rous:atre; elles pâlissent plus ou moins suivant les circonstances ou les usages de la vie, et se distinguent alors moins nettement des écaillettes blanches ou d'un blanc cendré. Quelquefois le ventre olfre des taches rousses de chaque côté de la ligne médiane des 2^ à 4^ arceaux. TROGODEU MATES. — Aiithrmus. 16.') Malgré ses diverses variations, cette espèce se distingue assez nette- ment des précédentes, ayant comme elle 11 articles aux antennes, par ces organes moins courts; par le dessin des élytres; par son ventre grisâtre ou d'un blanc grisâtre, otïrant sur les côtés des 2^ à S*" ar- ceaux du ventre des taches noires, extérieurement ordinairement roussâtres à leur côté interne, ne couvrant que la moitié antérieure des côtés de chaque arceau, habituellement plus larges que longues, et par le dernier arceau marqué seulement d'un point noir. Ce dernier arceau du ventre est ordinairement échancré ou entaillé dans le milieu de son bord postérieur, surtout chez les Ç ; d'autres fois il se termine en angle très-ouvert. La tache apicale s'allonge quelquefois en une ligne médiane obscure étroite et à peine avancée jusqu'au bord antérieur. Suivant Erichson, l'^i. pictus de Germar (Magaz., t. I^ p. 121, 9), .serait une variété de r.4. cerbcisci,ion(\êc sur des individus d'une taille moins petite ou plus avantageuse, offrant les deux bandes des élytres interrompues de manière à constituer sur chaque étui .sept taches iso- lées, et dont les écaillettes blanches du prolhorax couvrent entièrement les côtés de ce segment, en enclosant une tache jaune. La larve de VA. ve^rbasci c&l le plus redoutable fléau des collections i'insectes, et, dans nos pays, c'est à cette espèce que s'appliquerait, avec le plus de raison, le nom d'^ . museoruni. En voici la description : Corps subelliptique Tc'te inclinée, convexe; livide, roussâtre; garnie de poils couchés, de même couleur; parsemée sur sa surface et plus den- sement héris.sée sur les côtés, de soies plus longues de même couleur, Labre hnm ou brun noir. Mandibules i) -i saillantes dan? le repos au- delà du labre; obtusément terminées à l'cvirémité: noires à celle-ci, rous- .sâtres à la hiïseJlâclioLres à deux lobes : linlerne, corné et incourbé à son evliémilé. Palpes maxillaires coniques, de trois articles : le premier plus court.. Vt'»/oH plus longque large. P«/p(?s/r^//i.'/îU'dedeux articles. /lH/e««es iQoins avancées que les mandibules dans le repos; de quatre articles : te l^'- court, les 2*^ et 3'' cylindriques : le 2" prés d une fois moins long que le 3«: le 4« conique, ordinairement terminé par une petite soie. Ocelles peu apparents, au noinb; e de six de chaque côté. Corps composé de douze anneaux; graduellciuent élargi jusqu'au sixième, progressi- vement rétréci ensuite; médiocrement convexe; presque entièrement inn SCUTIGOLLES. semi-corné cl ordinairement d'un brun de poix sur le premier arceau ; marqué d'une bande transversale de même nature et de même couleur sur le dos des neuf arceaux suivants, membraneux et d'un blanc fla- vescent sur les intersections des arceaux, les côtés et le dessous du corps: les trois segments thoraciques portant chacun en dessous une paire de pieds : le protlioracique presque aussi grand que les deux suivants réunis, garni à son bord antérieur de poils dirigés en avant, et de soies plus grossières relevées : les â^ et 3" arceaux un peu plus grands que les suivants, hérissés à leur bord antérieur de soies relevées assez grossières : les trois arceaux suivants hérissés desoies semblables: les 7e, 8e et O^ arceaux munis de chaque côté d'un faisceau de poils relevés sur le dos d'une manière convergente avec leurs pareils, de manière à former avec ceux-ci un angle dirigé en arrière: chacun de ces faisceaux susceptibles de se relever et de s'épanouir en éventail, sous la volonté de l'animal: les poils de ces faisceaux paraissant, à un fort grossissant, composés de pièces obLriangulaires ajoutées bout à bout, et terminées par un renflement lancéolé. Dessous du corps mem- braneux; d'un blanc flavescent; garni au bord postérieur des arceaux de poils sétiformes de même cuuleui-, moins longs et moins grossiers que ceux du dessus, hérissés, chez les trois arceaux thoraciques, cou- chés et dirigés en arrière chez les autres. Pieds d'un blanc flavescent ; composés de quatre pièces : la hancbe, la cuisse, le tibii et un tai se onguiforrae: la cuisse et le tibia garnis de poils lins à leur côté in- terne. Stigmates au nombre de neuf paires. La treille (iVo(ty. IHct. t. II, p. 181) et Ericshon (yiatanj., t. III, p. 4o6) ont dit quelques motsde cette larve. On a proposé divers moyens pour préserver les collections entomolo- giques de ses ravages. Une des premières précautions à prendre, con- siste à passer au nécrentome (1) les insectes provenant des divers (1) Le? nécrentomes varient de forme. Ils consistent ordinairement en une boîte cylindrique de fer- blanc capable d'être très- exactement fermée par le cou- vercle. On place dans cette boîte des rondelles de liège disposées en étagères, sur lesquelles sont piques les insectes. Quand on veut s'en servir on place le nécren- tome dans une inarmito pleine d'eau bouillante. La chaleur de cette eau élève bientôt l;i température de celle de la boîte de manière à faire périr les larvos cl même les germes contenus dans les œufs parasites qui s'y trouvent. envois qui nous sont adrcssôs. Ouanl ;iu\ auties soins à employer, ils se réduisent à avoir des boîtes, des cartons et des meuble^ fermant exactement, à faire des visites fréquentes, à placer dans chaque cadre un godet contenant du colon imbibé d'huile de houille ou de dissolu- tion d'acide phénique. qu'on a soin de renouveler de temps en temps. Piès de [' AnUircniis verbasci vient se placer l'espèce suivante: Antlareiiiis sift-iiutiis; Erichson. Prothorax pavé de chaque côté d'une bordure Inlérale couvrant le tiers externe delà base et marquée d'un point noir, et d'une bordure basilaire, blanches; en partie noir au-devanl de celle-ci, roussûtre sur le reste. Elytres parées d'une bordure suturale d'un roux de brique et chacune de trois bandes d'un blanc cendré : Vanté- rieur e plus développée, remontant vers l'écusson: la 'i^ formée de ti ois taches onduleuses; laZ'^ interrompue ou formée de deux taches : ces bandes laissant la moitié externe de la base et deux bandes, noires, parsemées d'écaillettes roiissâtres. Ventre garni d'é caillettes cendrées ; marqué, sur la moitié antérieure des 2'' 4 5^ arceaux, d'une tache obtriangulaire noire- le dernier, noir sur sa partie longitudinale médiane. Tibias et tarses d'un rouge brun. \uthrenus signatus. Krichson, Natiirgesch, t. Ni, p. 4'>6, 4. Long. 0"S()028àO"\0033(l 1. I/ià 1 I. 1/2). — Larg.O'«. 0018 à 0"\0022 (4/3 1. à 1 I.). Patrie : L'Autriche. Obs. Celte espèce a beaucoup d'anal > rie avec VA. verbasci., surtout avec les exemplaires de celle-ci dont les bandes blanches sont séparées par dos espaces noirs: mais cbaqiii' bordure latérale du prothorax, l'oi-mée par des écaillelles blanches ou d'un blanc cendré, s'avance d'arrière en avant, sur une largeur presque égale jusque près du i)ord antérieur, près duquel elle est roussâtre, et chacune de ces bor- dures est marquée d'un point noir. Le prothorax au lieu d'avoir une lâche blanche anté-sculellaii-e est paré d'une bordure basilaire blanche, grêle, servant à unir les deux bordures latérales. Les élytres sont parées d une Ijordure suturale dun rouge ou rouK de brique; leur bande an- i(>8 SCUTICOI.LKS. térieuro blanche ou d'un blanc cendré, couvre la moitié: interne de la base, presque le quart antérieur de la longueur vers la suture, et du huitième au quart de la longueur près du bord externe où elle se lie à une bordure roussâtie avancée jusqu'à l'épaule : cette première bande est entremêlée de quelques écaillettes roussâtres, et son développement près de la base semble formé par la réunion de diverses taches conti- guës : la 2" bande blanche ou blanchâtre estonduleuse et obliquement transversale, formée de trois taches unies : l'une, subponcliforuie, liée à la bordure suturale, un peu avant la moitié de leur longueur : la 2e, de grosseur à peu près égale, liée par son angle antéro-interne à l'angle postéro-externe de la précédente: la 3^ un peu obliquement transverse, couvrant des quatre septièmes aux deux tiers de leur lon- gueur et la moitié externe au moins de chaque étui : la 3" interrompue dans son milieu, ou plutôt forméede deux taches blanches: l'une juxta- suturale; l'autre, juxta-marginale: l'extrémité est roussâtre : le reste de chaque élytre est noir, parsemé de quelques écaillettes roussâtres: les parties noires couvrent la moitié interne de la base et forment deux bandes transversales : l'une, entre la l^^^ bande blanche et la 2*^; l'autre, entre celle-ci et les deux taches blanches subapicales. Ledessous du corps est revêtu d'écailleltes : les postépisternums sont blancs, mar- qués d'une tache d'un roux orangé. Le ventre est revêtu d'écaillettes cendrées, ordinairement marqué sur les côtés des i^'^ et 2^ arceaux dune tache obtriangula ire plus blanche: les 2« à S" arceaux offrent chacun sur les côtés une tache noire oblriangulaire, petite sur le 2'' arceau, ne dépassant pas la moitié antérieure sur les autres : le der- nier marqué d'une bande longitudinale médiane noire. Les tibias et les tarses sont d'un rouge brun ou brunâtre. 7. Aflitlareafisas «iiiseoraiin ; Linné. Prothoi'ax i/oir, pan'' de chaque côté d'une large bordure, blanche poft- térieurement, d'un cendré roussâtre et moins garnie antérieuremeni , par- fois marquée d'un point noir on obscur ; o' né d'une tache anté-scutelhtire blanche. EUitres revêtus d'écaillettes noires, parsemées d'ccaillettis d'un cendré fauve et ordinairement ornées de trois bandes transversales et d'une tache juxla-scntdlaire.formi^i's d'ore'iUeUcs scuihl'ibU's. en purlw non cou- TROGODERMATES. — Anthrenus. 169 ligues. Ventre revêtu d'écaillettes d'un blanc grisâtre, marqué sur la moitié antérieure des côtés des 2''rt 4° arceaux, d'une petite tache obscure, isolée du bord latéral ■ le dernier, marqué d'une tache apimle obscure. Tibias et tarses roux ou d'un roux fauve. Dermesles imtseorum. Linn., Faun suec, p. 145. 130. — De Geer., Mém. t. IV. p. f!0;3. 7, pi 8, lig. 1-1 i. Dyiihas mufieorum. Linxi-, Syst. nat., 1-2^ ôdiL, t. I, p. o(i8, 2. Anthrenus museorum. Fabr., Syst. entora., p. (il. 3. — Id. Syst. eleuth., t. I, p 103. ri. — Heubst, Naturg , t. VU, p. 329. 3, pi. 115, fig. 3. — Latr., Ilist. nat., t. IX, p. 219, 4. — Cvr.LENn, Iii.s. suoc, l. I, p. 162, 3.— Zet- TERST., Kaiin. lapp.. p. 134. 1. — Id. Ins. lapp, p. 94. 1. — Steph., Illasfr., f. lil,, p. 129, 2. — Heer, Faim. col. helvet., p. 441, 4. — Erichs., Na- turg., t. III, p. 457, 3. — KusTER, Kaef. Europ., 10, 49. Anlhrenus rerbasci. Panz., t. IX, p. 100. 2? — Sturm., Deutsdi. Faun., t. Il, p. 129. 4, pi. 37. — DuFTSCH., Fain. aust., t. III, p. 27. ."i. Anlhrenus varius. Illig., Kaef. Preuss, p. 400. Var. y. Long. 0™,002i à 0"\00^28 (i 1. à 1 !. 1/4). — Larg. 0™,0013 à 0-",0018 (3/5 1. à 4/5 1.) Corps ovalairo. Tête noire, revêtue d'écailletles noires; parsemée (récailleltes cendrées ou d'un cendré rou.^sàtre, plus rapprochées près du côté interne des yeux, oîi elles forment une soi'lede bordure. A7i- /('«?/('.•? de huit articles ; prolongées jusqu'à la moitié ou aux quatre poplièmes des côtés du prothorax ; d'un brun rouge ou fauve; à massue de deux articles. Prothorax sinué.sur les côtés par le sillon antennaire. Jusqu'à la moitié (9) ou aux quatiT septièmes (o^) des côtés du pro- Ihorax, élargi ensuite en ligne presque droite ; prolongé en arrière au- devant de l'écusson en un angle obtus ou subarrondi, moins large à sa base que le tiers du bord postérieur du segment; noii-, revêtu d'é- caillettes d'un cendré grisâtre, constituant une tache anté-scutellaire. et une bordure latérale couvrant chaque tiers externe de la base , cette bordure d'une étendue variable, tantôt plus développée, liée ou presque liée à la base à la bordure anté-scutellaire, un peu graduellement rétré- cie d'arrière en avant et couvrant au moins chaque tiers interne du bord antérieur; tantôt couvrant le tiers externe de la base et à peine plus du quart externe du bord antérieur et profondément échancrée à son bord interne; oifrant quelquefois des écaillettes cendrées consli- i/O SCUTICMLLKS. tuant une sorte de ligne longitudinale sur la moitié antérieure de la ligne médiane. Eciisson petit, noir. Elytres subparallèles depuis le sixième ou le septième de leur longueur jusqu'aux deux tiers, arron- dieSj prises ensemble postérieurement; médiocrement convexes; recou- vertes d'écaillettes noires; ornées chacune de trois bandes transversa- les, d'une tache juxta-scutellaire transverse et d'une tache apicalc ponctiforme, formées d'écaillettes grisâtres, d'un cendré grisâtre ou d'un cendré fauve ou roussâtre, non contiguës : la tache juxta-scutel- laire couvrant la moitié interne de la base, liée, par la suture, à la l''^ bande : celle-ci, située vers le quart de leur longueur, variable dans son développement, tantôt interrompue prés du bord externe, tantôt liée à une tache remontant jusqu'à l'angle humerai, limitée à son côté interne par le calus humerai : la 2'^ bande située vers la moitié de leur longueur, souvent la plus grêle; la 3% naissant vers les trois quarts de la suture, graduellement un peu moins développée et dirigée un peu plus en arrière vers le bord postérieur; la tache apicale ponctiforme. située à l'angle suturai ; parsemées en outre d'écaillettes de même couleur: celles-ci constituant souvent une tache longitudinale servant à unir la première bande à la seconde, sur le milieu de leur largeur. Dessous du corps revêtu d'écaillettes cendrées ou d'un blanc cendré légè- rement azuré. Veutrp marqué de chaque côté des 2» à 5^ arceaux d'une petite tache obscure ordinairement isolée du bord latéral et ne dépassant pas la moitié de l'arceau : le dernier ordinairement marqué d'une petite tache noire sur le milieu du bord postérieur; ordinairement échancré dans ce point, au moins chez la 9. Pieds: cuisses d'un roux brun, garnies d'écaillettes cendrées; Tibias et tarses roux ou d'un roux fauve. Cette espèce habite principalement les parties froides et montagneu- ses. On la trouve à la Grande-Cliartreuse sur les ombelles. Obs. Elle varie beaucoup pour le dessin. Le prothorax offre dc; i)an- des latérales lormées d'écaillettes blanches et serrées sur la moitié ou le tiers postérieur de sa longueur, d'un cendré roussâtre ou d'un roux llave, moins rapprochées ou en partie nulles sur la partie antérieure : ces bordures ont des dimensions variables, et s'avancent plus ou moins vers la ligne médiane, paraissent tantôt marquées d'une tache poncti- THOGODKHMATKS. — Antlirenus. 1 71 lormc noire, dautrcs fois n'en oITrent pas de traces. Quelquefois la ligne médiane présente une bande longitudinale formée d'écaillettes rous- sâlres, tantôt ne dépassant pas la moitié de sa longueur, tantôt prolon- gée presque jusqu'à la tache anlé-scutellaire. Les bandes d'un cendré roussâtre des élytres varient beaucoup dans leur développement ; sou- vent l'une d'elles ou plusieurs sont incomplètes ou quelquefois à peine indiquées. Les antennes sont tantôt d'un rouge brun ou d'un roux l'auvo avec la massue noire, tantôt entièrement d'un roux fauve ou d'une teinte rapprochée. Malgré ces diverses variations, elle se distingue aisément de toutes les espèces françaises précédentes par ses antennes n'ayant que huit articles, ordinairement prolongées un peu plus longuement que la moitié des côtés du prothorax. Elle a sans doute été confondue, par divers auteurs, avec 1'^. ver- ^7sd, dont elle se rapproche quelquefois, chez les individus dont les bandes des élytres formées d'écaillettes d'un cendré fauve ou roussàtre sont plus nettement indiquées; mais elle se distingue de celle-ci, par le sillon antennaire prolongé ordinairement un peu plus longuement que la moitié des côtés du prothorax, au lieu d'atteindre à peine celte moitié; par ses élytres recouvertes en majeure partie d'écaillettes noires, parsemées ou comme poudrées d'écaillettes d'un cendré fauve ou roussàtre et parées ordinairement de trois bandes formées par des écai licites semblables: ces bandes très-variablesdans leur développement, souvent au moins en partie nulles, et surtout dont les écaillettes sont peu ou pas contiguës; par le ventre revêtu d'écaillettes d'un blanc cendré ou grisâtre ou légèrement azuré, marqué sur les côtés des 2^ à 5" arceaux, de taches obscures plus petites, ordinairement un peu isolées du bord externe, et par ses tibias et tarses roux ou d'un roux fauve. Il est difficile de diife si r.4. brevasci de Fabricius et de quelques autres auteurs se rapporte au Bynims verbasci de Linné ou aux exemplaires de VA. museorum chez lesquels les trois bandes d'un cendré fauve des élytres sont nettement indiquées. La larve de l'/l. 7?2«seonim paraît se montrer plus fréquemment dans les collections du Nord que dans celles de nos pays. Elle a été décrite et figurée par de Geer (Mém., l. YI, ]>. iOo, pi. 8. i 72 SCUTIGOLLES. fig. 1 à 10). Voyez aussi Kollar, INaturg. d. schaed. Insect., p. 403.— Westwood. Introd. lothe mod. classif., t. I, p. 160, fig. 14, n» 20. — EiucHS., Naturg. d. Ins. deutscli., t. III, p. 458. H. Aiitliremis f'iB^ciis ^ OLivitR. Dessus du coips revéUi rVcruUlciU's noires. Protlwra.r parr sm Ir^ entés d'une bordure rend>ri\ tohvrtnil chaque tiers externe de In hase, en imijeure partie mélamjée de l'tehes noires sur sa moitié antérieure. Elyties parsemées de quelques écailkttes roiissiitres ou d'toi cendré fauve : parées chacune de trois bandes Iransrersales formées d'éeailletles de m me cou- leur : la 1'" au quart des côtés, remontant sur la suture jusqu à l'écusson: la 2e, de la moitié de la suture aux trois cinquièmes du bord externe: la dernière aux quatre cinquièmes : ces bandes souvent incomplètes ou presque nul'es. Antennes, tibias et tarses d'un roucje fauve ou lestacé. Anlhrenus fuscus. Olivier, Encyci. inéth., t lY, p. 152, ;j. — Id. Eiitoui., t. H, 1)0 14, p. 19, 5, pi. 1, fig. 3 (suivant l'exemplaire typique existant Jaiis la collection de M. Chevrolat). — [.atr., Gêner, t. II, p. 39, 3. Anlhrcnns clavujcr. Erichs., Nalurg., t. III, p. 438, 6. — Kuster, Kaef. Eur. 10, 50. Long. 0'",0017 à 0"',0028 (.3/4 1. à II, 1/4). — Larg. 0"',0012 à O''\0015 (3/0 I. à 2/3 I.). Corps ovalairc. Tête revêtue d'éeailletles cendrées sur la partie anté- rieure, au côté interne des yeux et sur une partie du front, marquée de lâches noires sur celui-ci, et noire sur le vertex. Antennes de cinq arli- cles: prolongées au moins ju.squ'à la moitié (9) ou presque jusqu'aux trois quarts (o*) lies côtés du prothorax ; d'un roux fauve ou d'un rouge lestacé. Prothorax élargi d'avant en ari'ière; sinué latéralement parle sillon anlennaire jusqu'à la moitié au moins (Ç) ou pi pie jusqu'aux trois quarts (cr') de ses côtés ; prolongé en arrière, au-devant (le î'écusson, en un angle obtus, formant à sa ba.se les deux cinquièmes (lu bord postérieur : noir sur sa partie dor.sale, paré sur les côtés d'une liordure formée d'éeailletles cendrées, couvrant au moins chaque tiers externe de sa base ainsi que du bord antérieur : cette bordure, marquée dune tache ou bande transverse et de quelques autres taches noiies THdfiODRH MATIN. — Anthremis. 173 i^uv la moitié .nUérieuii;; à \)c'mc orne décailli'ttes cendrées ou d'un cendre fauve constituant une légère bordure sur la partie anguleuse de la base, et parfois une ligne plus ou moins courte sur la ligne mé- diane. Ecusson peu apparent. J?/î//r(Js subparallèles depuis le sixième des côtés jusqu'aux deux tiers; obtusément arrondies, prises ensemble, postérieurement ; médiocrementconvexes ; noires; revêtues d'écailleltes en majeure partie noires ou d'un brun noir; parées chacune ordinai- rement de trois bandes transversales souvent interrompues et dune tache juxla-scutellaire formée d'écailleltes cendrées ou d'un cendré fauve ou roussâtre : la l'" bande, naissant vers le quart ou un peu moins de la longueur des côtés, liée un peu plus avant à la suture, et remon- tant jusqu'à l'écusson en se liant à la tache : la 2" bande, un peu obli- quement transversale, de la moitié de la suture, aux trois cinquièmes des côtés: la 3«, transversale, aux quatre cinquièmes ou un peu plus de leur longueur: parsemées en outre de quelques écaillettes de même couleur. Dessous du corps noir, revêtu d'écaillettes cendrées ou d'un cendré légèrement azuré ou roussâtre. Vtmtre sans tache ou presque sans tache sur les côtés du 2« arceau ; marqué sur les côtés des 3« à 5* arceaux d'une petite tache noire, un peu isolée du bord latéral, et dé- passant à peine la moitié antérieure de chaque arceau ; marqué d'une tache noire sur la moitié ou le tiers postérieur de la ligne médiane du dernier. Pieds: cuisses souvent brunes ou d'un roux brun, garnies d'écaillettes cendrées. Tibias et tarses d'un roux ou rouge testacé. Cettee;pèce paraît habiter toutes les parties de la France; elle est assez commune sur les fleurs, principalement sur les ombelles. 0/^5. Les écaillettes pâles du prothorax et des élytres varient du cendré au fauve testacé. Dans l'état le plus développé, les élytres sont parées de ti ois bandes transversales très-marquées, dont la 1'" remonte le long de la suture jusqu'à la base sur les côtés de l'écusson, en se confondant avec la tache juxta-scutellaire. D'autres fois, cette tache reste isolée de la bande antérieure ou se trouve réduite à de faibles traces, ou même n'en olïre plus. Les bandes varient dans leur développement; souvent elles sont interrompues et comme formées de taches ou mouchetures plus ou moins rapprochées (var,^). i74 SCUTlCOf.LES. D'autres fois, l'une des bandes ou même toutes olïrent à peine des traces de leur existence (var. y). Enfin, les élytres se montrent quelquefois noires ou d'un noir brun, à peine parsemées d'écaillettes cendréesou d'un fauve cendré. Malgré ces variations, cette petite espèce se distingue de toutes les précédentes par ses antennes de cinq articles seulement ; par le der- nier article allongé en massue, surtout chez le d* \ par le sillon anten- naire prolongé presque jusqu'aux trois quarts des côtés du protliorax chez ce dernier sexe. Genre Trinodes, Tri.node; Latreille. Latreille, Règne anim-, 1829, t. IV, p. 513. Caractères : MésosteAiium plus large que long ; entaillé en devant pour recevoir la pointe du prosternum. Yeux ovalaires. Front chargé d'un ocelle sur sa ligne médiane. Antennes insérées près de la partie antéro-interne des yeux : de 11 articles : les deux premiers, monilifor- mes ou globuleux, moins petits que les six suivants : ceux-ci assez serrés : les trois derniers constituant une massue. Piotliorax élargi d'avant en arrière; offrant la partie médiane de sa base prolongée en arrière, au-devant de l'écusson; échancré en arc entre cette partie médiane et les angles postérieurs qui sont dirigés en arrière et em- brassant un peu les épaules. Ecitsson assez grand , très-apparent. Repli des éhjtres rétréci depuis sa partie antérieure jusqu'à l'extré- mité de la poitrine, réduit ensuite à une tranche : sa partie antérieure formant d'abord un angle émoussé avec le côté externe des élytres, mais paraissant ensuite former presque la continuation de ceux-ci et s'appliquer contre les côtés de sa poitrine. Antépectus non creusé, au moins sur la moitié antérieure de ses côtés, d'un sillon pour loger les antennes. Prosternum avancé en mentonnière, voilant les mâchoires et les mandibules. Premier arceau du ventre faiblement plus grand, à partir du bord postérieur des hanches, que le 2". Hanches postérieures étendues seulement jusqu'aux postépisternums. Tibias reçus, dans le repos, dans une rainure des cuisses. Tarses grêles, tous libres dans TROCflDRUMATKS. — Trinoifi'S. | 7.'i l'état de repos : les quatre premiers articles presque égaux : le dernier le plus long. Corps garni ou mi-hérissé de poils. Les ïrinodes sont de petits insectes rapprochés des Antlirènes par leur forme; mais dont le corps est hérissé de poils fins au lieu d'être recouverts d'écaillettes. Ils manquent d'ailleurs de fossette ou de sil- lon sur les côtés de l'antépectus pour loger les antennes. Ces coléoptères se tiennent principalement sous les écorces des ar- bres, où ils trouvent leur nourriture dans les dépouilles des chenilles ou autres larves dinsectes. Les . \/\ ijième, vue rii (]es?oiis. 'i. L;ir\0(l(' ccl insecte. '\. Tihioili's lui tus. ('). Lai\e (l(^ cet insecte. 7. Oi )>liiliix nif/ci-. S, Til)i;i (>| lai:^ anl.':|.Mii> lie ct'l insecte SGUTICOLLES // % S. % "^ f/f??/;> .7';'rtl> Décnaaâ Je, A^ % vC, -1. • --'--Ml/? .nV" 4^ <^ llilll i-C> \ é- 'o. u ^/V <* ^ .^ /' -^^ V -.^^ \ .o' f .^'' ■% A^ P" N?- #.<^ ff^l I '\ V/^ % /: ^ m X ^^ # 5?" o v^ I ^^ •"a r^n >> "h.. M ^ ^0^ ^^*" „i; .o .^-"^ o .■^ 'A^. C ^> **.:: ''^. ^-' :. I. u 'o.. SMITHSONIAN INSTITUTION LIBRARIES 3 9088 00830 6995